Les captures à terre

Le 1er août 1914, toutes les églises de France sonnent le tocsin pour annoncer la mobilisation générale. Le premier jour de la mobilisation est fixé au dimanche 2 août, jour où les affiches annonçant cette mobilisation fleurissent sur les murs de France. Les ressortissants des puissances ennemies ont jusqu’à minuit pour quitter le pays, alors que les trains sont presque entièrement réquisitionnés pour les mouvements de troupes. Dès le 3 août, ces étrangers doivent se présenter à la police qui les place en résidence surveillée. Ils sont ensuite acheminés vers des camps de triage, en semi-liberté, puis véritablement internés dans des camps souvent improvisés. Allemands, Autrichiens, Hongrois, Alsaciens-Lorrains, Ottomans sont ainsi arrêtés, en France, en Belgique, en Grèce.
L’écrivain hongrois, francophile, Aladar Kuncz, qui passe depuis plusieurs années ses vacances d’été en France, est surpris par la guerre à Carantec, près de Morlaix. Il décrit sa capture et ses cinq difficiles années de captivité dans un ouvrage publié en 1931 : « Le Monastère Noir ».