Ile Longue 1914-1919
Ile Longue 1914-1919, le camp de prisonniers

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

Le voilier allemand « Barmbek »
Article mis en ligne le 4 juin 2015
dernière modification le 18 juin 2015

par Gérard
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Le voilier allemand à 4 mâts « Barmbek », immatriculé à Hambourg et appartenant à la socité Knöhrund Burchard de Hambourg, appareille le 18 avril 1914 à 7 heures du matin de Portland (Oregon) pour Ipswich (Angleterre) avec une cargaison de 2577 tonnes d’orge et 755 tonnes de blé. Il est capturé le 17 août 1914 par l’éclaireur d’escadre français « Flandre » alors qu’il entre dans la Manche. Il est remorqué jusqu’à Brest par la « Flandre ». Au moment de la capture le capitaine du voilier, parti depuis le 18 avril et ne disposant d’aucun moyen radio, ignore la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France survenue deux semaines plus tôt.

Le « Barmbek » est commandé par le capitaine Ernst Wallis et compte 26 hommes d’équipage dont 21 sera internée à l’Ile Longue. Le frère de Ernst Wallis, Max, va lui aussi être capturé en mer à bord du « Kambangan », le 5 octobre 1914. Ernst arrive à l’Ile Longue le 16 décembre 1914, Max le 22 août 1916. Ils quittent le camp ensemble, le 30 novembre 1919 !

Le voilier Barmbek, à Brest, arbore le pavillon français

Rapport de mer du commandant de l’éclaireur d’escadre auxiliaire « Flandre »

"Sur ordre du Contre-Amiral, commandant la 2ème Escadre Légère, je suis parti le seize août 1914 à 20 heures pour croiser au large d’Ouessant afin d’arraisonner tout navire entrant en Manche.

Le dix-sept août à sept heures, étant par L = 49° 09 N et G = 9° 03 O, la vigie m’a signalé un quatre-mâts faisant route à l’Est toutes voiles portantes.

Sur mon ordre, ce bâtiment a hissé ses couleurs que j’ai reconnu être de nationalité allemande.

Après lui avoir signalé de mettre en panne, j’ai envoyé à son bord un Officier accompagné de deux hommes en armes. Après vérification de ses papiers de bord, M. Greffier, officier visiteur a informé le capitaine de l’état de guerre entre la France et l’Allemagne, en conséquence que je le considérais de bonne prise et de vouloir bien se mettre à ma disposition pour rallier le port français le plus voisin.

Le capitaine Wallis, commandant le quatre-mâts « Barmbek », armé à Hambourg, monté par 26 hommes d’équipage venant de Portland (Oregon) avec un chargement de blé à destination d’Ipswich, sans aucune résistance, a déclaré subir ma volonté.

L’ayant pris aussitôt à la remorque, je me suis dirigé sur Brest où je suis arrivé le jour même à 10 heures du soir.

Livraison de ma prise a été faite à l’Autorité Maritime de ce port, qui m’a donné décharge, ainsi que des procès-verbaux de capture et inventaire.

En foi de quoi j’ai dressé le présent rapport pour servir et valoir ce que de droit, me réservant de l’amplifier si besoin était.

Brest, le 19 août 1914, le commandant de la Flandre."

Sources :
Archives nationales, 20060046/2
Service historique de la défense (marine), SSEa 400
Archives départementales du Finistère, 9 R 105

Traité de l'Elysée

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