<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.ilelongue14-18.eu/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Le camp d'intern&#233;s 1914-1919</title>
	<link>https://ilelongue14-18.eu/</link>
	<description>Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, m&#246;glichst viele Informationen &#252;ber das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realit&#228;ten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen k&#246;nnen - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu w&#252;rdigen.
Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont &#233;t&#233; intern&#233;s, pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale, dans le camp de l'Ile Longue (Finist&#232;re).</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.ilelongue14-18.eu/spip.php?page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />



	

	



<item xml:lang="fr">
		<title>Le t&#233;moignage de BARAB&#193;S B&#233;la</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Le-temoignage-de-BARABAS-Bela</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Le-temoignage-de-BARABAS-Bela</guid>
		<dc:date>2024-01-23T09:30:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;BARAB&#193;S B&#233;la est un d&#233;put&#233; hongrois d'opposition qui traverse l'Atlantique en juin 1914 dans le cadre d'une campagne politique de recherche d'appuis et de fonds aux &#201;tats-Unis. L'article qui suit est une traduction de son t&#233;moignage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au tout d&#233;but de la guerre, je fus &#233;galement soumis &#224; un traitement s&#233;v&#232;re. Je fus un peu d&#233;stabilis&#233; lorsque je fus fait prisonnier par les Fran&#231;ais. J'&#233;tais alors en Am&#233;rique, et lorsque je repris la mer, les dispositions s&#233;v&#232;res de la loi martiale &#233;taient (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Le-paquebot-hollandais-Nieuw-Amsterdam-" rel="directory"&gt;Le paquebot hollandais &#034;Nieuw-Amsterdam&#034;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;BARAB&#193;S B&#233;la est un d&#233;put&#233; hongrois d'opposition qui traverse l'Atlantique en juin 1914 dans le cadre d'une campagne politique de recherche d'appuis et de fonds aux &#201;tats-Unis. L'article qui suit est une traduction de son t&#233;moignage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au tout d&#233;but de la guerre, je fus &#233;galement soumis &#224; un traitement s&#233;v&#232;re. Je fus un peu d&#233;stabilis&#233; lorsque je fus fait prisonnier par les Fran&#231;ais. J'&#233;tais alors en Am&#233;rique, et lorsque je repris la mer, les dispositions s&#233;v&#232;res de la loi martiale &#233;taient d&#233;j&#224; en vigueur pour les &#233;trangers, sur terre et sur mer, dans tous les pays. Mais comment &#233;tais-je arriv&#233; en Am&#233;rique et comment fus-je devenu un prisonnier des fran&#231;ais ? Il y avait des ant&#233;c&#233;dents politiques &#224; tout cela, que je dois vous raconter parce qu'ils &#233;clairent la situation hongroise de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Hongrie &#233;tait alors sous la domination des travaillistes depuis quatre ans. Le comte Istv&#225;n Tisza dirigeait les &#233;v&#233;nements d'une main de fer, d'abord en tant que chef de parti, puis, &#224; partir de juin 1913, en tant que Premier ministre de la Hongrie. Sa poigne et sa sup&#233;riorit&#233; intellectuelle sur les membres de son gouvernement faisaient de lui presque le &#034;seul dirigeant&#034; du gouvernement. J'ai souvent &#233;t&#233; confront&#233; &#224; lui, mais je dois admettre que le prestige politique de la Hongrie, sa fiabilit&#233; morale et mat&#233;rielle aux yeux de toute l'Europe, et m&#234;me du monde, reposaient sur sa forte personnalit&#233; et ses nobles valeurs viriles hongroises. Il est &#233;galement vrai que le d&#233;veloppement de sa grandeur avait &#233;t&#233; favoris&#233; par l'heureuse circonstance que, pendant la guerre mondiale en Autriche, la d&#233;mocratie parlementaire avait &#233;t&#233; paralys&#233;e et suspendue, et que le centre de gravit&#233; de toute la monarchie austro-hongroise avait ainsi trouv&#233; un foyer et une expression dans les couloirs du Parlement hongrois. &#192; tel point que les pays ennemis, ainsi que le monde dans son ensemble, n'avaient appris le comportement belliqueux de l'ensemble de la monarchie, et souvent sa volont&#233; de faire la paix, que par l'interm&#233;diaire du parlement hongrois et des paroles puissantes du comte Istv&#225;n Tisza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui se souviennent de ces ann&#233;es 1912-14 savent bien que la hausse des prix rendait chaque semaine la vie plus difficile, entravait la production &#233;conomique et industrielle, paralysait le commerce, r&#233;duisait les exportations et causait des probl&#232;mes sociaux insupportables. Ce grave r&#233;sultat est &#233;galement d&#251; au fait que les promesses de l'&#233;poque d'&#233;tendre les libert&#233;s avaient &#233;t&#233; retir&#233;es de l'ordre du jour et que rien n'avait &#233;t&#233; fait concernant l'organisation d&#233;mocratique de l'&#201;tat, et en particulier le droit de vote, ce qui aurait &#233;t&#233; conforme &#224; l'opinion publique g&#233;n&#233;rale et aux souhaits exprim&#233;s depuis des ann&#233;es. Il n'y avait plus de perspective que la l&#233;gislature de l'&#233;poque s'en occup&#226;t dans un avenir pr&#233;visible. Il n'y avait pas non plus de perspective que l'opinion publique du pays pr&#238;t position en faveur des int&#233;r&#234;ts sociaux et des droits du peuple lors des prochaines &#233;lections, car la violence et les pots-de-vin des derni&#232;res &#233;lections avaient d&#233;moralis&#233; l'esprit du peuple et m&#234;me l'&#233;lecteur fortun&#233; avait vendu son vote pour de l'argent. Comment alors briser la r&#232;gle du parti travailliste quand on ne disposait ni de force morale ni de force mat&#233;rielle et que la perspective de la guerre a mis les gens mal &#224; l'aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En route pour l'Am&#233;rique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti de l'Ind&#233;pendance et le Parti de 1848 avaient estim&#233; que l'Am&#233;rique &#233;tait la meilleure source de force morale et mat&#233;rielle possible, et avait d&#233;cid&#233; d'obtenir &#224; la fois le soutien et la sympathie des Am&#233;ricains, ainsi que de l'argent, apr&#232;s une pr&#233;paration ad&#233;quate, par le biais d'une longue campagne de propagande am&#233;ricaine. Avec la connaissance et le consentement du Parti, l'organisation de ce voyage de propagande fut prise en charge par le comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi, membre du Parlement hongrois, qui, en tant qu'homme politique hongrois authentique et seigneur plein de sentiments d&#233;mocratiques, &#233;tait alors tr&#232;s populaire &#224; la fois dans son pays et &#224; l'&#233;tranger, parmi les cercles anglais en Am&#233;rique et parmi les Hongrois qui s'y trouvaient. Il avait m&#234;me pris l'initiative, en tant qu'homme riche, de payer ses frais de voyage sur ses propres deniers. Il fallut quelques mois &#224; la communaut&#233; hongroise d'Am&#233;rique pour planifier et organiser cette tourn&#233;e de propagande, et il ne s'agissait plus que de choisir parmi les opposants hongrois ceux qui, par leurs conf&#233;rences et leurs discours, seraient capables non seulement de gagner le soutien moral de la communaut&#233; hongroise d'Am&#233;rique, mais aussi de r&#233;colter aupr&#232;s d'elle les dollars n&#233;cessaires &#224; la reconqu&#234;te du peuple hongrois et &#224; la cr&#233;ation d'une majorit&#233; parlementaire d&#233;mocrate pour de nouvelles &#233;lections g&#233;n&#233;rales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes les grandes villes et r&#233;gions am&#233;ricaines o&#249; vivaient un grand nombre d'&#233;migrants hongrois avaient d&#233;sign&#233; les orateurs qu'elles souhaitaient entendre. D'apr&#232;s les lettres re&#231;ues, mon nom, en tant qu'orateur appropri&#233;, figurait dans tous les avis. La d&#233;l&#233;gation de propagande am&#233;ricaine avait &#233;t&#233; form&#233;e lors d'une r&#233;union du Parti de l'Ind&#233;pendance et du Parti de 1848, et sous la direction du comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi, avec le Dr B&#233;la Barab&#225;s, Barna B&#250;za, Lehel H&#233;derv&#225;ry, Istv&#225;n Zlinszky et Endre R&#225;th. Istv&#225;n Friedrich faisait &#233;galement partie de la d&#233;l&#233;gation et, &#224; sa demande, je l'avais parrain&#233;, car il s'&#233;tait engag&#233; &#224; couvrir ses propres frais de voyage. Il y avait &#233;galement un huiti&#232;me membre de la soci&#233;t&#233; entrepreneuriale, un dirigeant socialiste, mais je ne me souviens plus de son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 juin 1914, nous part&#238;mes de Budapest pour le grand voyage, arrivant bient&#244;t &#224; Hambourg et embarquant &#224; Cuxhaven sur le plus grand et le plus beau paquebot du monde, le paquebot allemand &#171; Vaterland &#187;. Le comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi s'&#233;tait d&#233;j&#224; rendu &#224; Paris et nous conv&#238;nmes qu'il embarquerait sur notre navire &#224; Cherbourg et que nous voyagerions ensuite ensemble. Il s'agissait d'un &#233;v&#233;nement mineur, mais un t&#233;l&#233;gramme lui a donn&#233; de l'importance. Le 29 juin, vers 3 heures de l'apr&#232;s-midi, notre navire s'&#233;tait arr&#234;t&#233; &#224; Cherbourg, o&#249; un autre bateau avait amen&#233; des passagers du &#171; Vaterland &#187;. Parmi eux se trouvait le comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi, qui embarqua avec nous. Nous l'avions &#224; peine salu&#233; qu'un t&#233;l&#233;gramme urgent en provenance de Paris fut remis au comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi qui, sans m&#234;me s'y int&#233;resser, le donna &#224; Lehel H&#233;derv&#225;ry pour qu'il l'ouvr&#238;t et v&#238;t ce qu'il contenait. On peut imaginer la grande surprise, voire l'inqui&#233;tude, caus&#233;e par le contenu du t&#233;l&#233;gramme, &#224; savoir que le prince h&#233;ritier Fran&#231;ois-Ferdinand et son &#233;pouse, Sophie Chotek, avaient &#233;t&#233; assassin&#233;s &#224; Sarajevo. Personne &#224; bord du navire n'&#233;tait au courant de la nouvelle et nous ne l'avons divulgu&#233;e que plus tard, car nous avions imm&#233;diatement discut&#233; de ce qu'il fallait faire. Devions-nous partir pour l'Am&#233;rique, ou devions-nous quitter le bateau et retourner dans notre pays, o&#249;, sous l'influence de cet &#233;v&#233;nement inattendu, de grandes choses allaient se produire. Nous n'avons eu que peu de temps pour nous d&#233;cider, mais dans la pr&#233;cipitation de nos r&#233;flexions, les amarres du navire avaient &#233;t&#233; largu&#233;es ; il avait appareill&#233; et nous sommes part&#238;mes. Nous &#233;tions tous d'accord pour dire que ces coups de feu mortels auraient des cons&#233;quences impr&#233;visibles et graves, mais nous nous r&#233;sign&#226;mes &#224; poursuivre le voyage parce que les grands pr&#233;paratifs am&#233;ricains ne pouvaient pas &#234;tre abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que j'atterris en Am&#233;rique o&#249;, le 4 juillet, jour de la f&#234;te de l'Ind&#233;pendance am&#233;ricaine. On nous a imm&#233;diatement emmen&#233;s dans un immense parc &#224; bord des voitures rapides. Environ 5 &#224; 6 000 personnes, c&#233;l&#233;brant les Am&#233;ricains d'origine hongroise, nous attendaient et j'y pronon&#231;ais le premier discours. Apr&#232;s moi, les autres prirent la parole, mais le comte Mih&#225;ly K&#225;rolyi lui-m&#234;me, qui n'&#233;tait pas un grand orateur, n'impressionna que par son excellente personnalit&#233;. Ce grand rassemblement avait eu un succ&#232;s et un impact moral, ainsi qu'un r&#233;sultat financier, car ce premier apr&#232;s-midi, nous avions r&#233;colt&#233; 2 000 &#224; 3 000 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit ne mentionne pas les autres r&#233;unions politiques tenues durant le s&#233;jour am&#233;ricain de la d&#233;l&#233;gation hongroise. Lorsqu'il reprend, BARAB&#193;S B&#233;la navigue &#224; bord du paquebot hollandais &#171; Nieuw-Amsterdam &#187;, appareill&#233; de New-York, en direction de Rotterdam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inqui&#233;tudes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre navire avan&#231;ait, le rythme monotone des moteurs dominant toute la coque. Nous avions parcouru plus de 2 200 milles nautiques et notre horloge avait de nouveau &#233;t&#233; avanc&#233;e de 35 minutes. Le 31 ao&#251;t &#233;tait le sixi&#232;me jour en haute mer. La rumeur selon laquelle nous allions &#234;tre captur&#233;s par les Britanniques se faisait de plus en plus insistante, et le navire n&#233;erlandais &#171; Potsdam &#187;, qui ramenait des soldats allemands chez eux, &#233;tait bloqu&#233; dans un petit port anglais o&#249; il avait &#233;t&#233; saisi. Dans l'apr&#232;s-midi, le capitaine du navire publia un avis &#233;crit demandant &#224; tous les passagers de s'abstenir de tout acte de r&#233;sistance ou de langage hostile au cas o&#249; le navire serait retenu et inspect&#233; par les Britanniques ou les Fran&#231;ais. Les passagers furent alors rassembl&#233;s et une petite d&#233;l&#233;gation envoy&#233;e au capitaine du navire afin qu'il f&#238;t quelque chose pour emp&#234;cher l'arrestation des passagers. Comme si c'&#233;tait au capitaine du navire de faire quelque chose pour emp&#234;cher l'arrestation des passagers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins le capitaine ag&#238;t. Il dit aux passagers de lui signaler que tous ceux qui voulaient retourner en Am&#233;rique sur le navire hollandais &#171; Rotterdam &#187;, qui arrivait en sens contraire. Ils seraient transf&#233;r&#233;s &#224; son bord. Un grand nombre de personnes leva la main pour s'inscrire et on commen&#231;a &#224; inscrire ceux qui voulaient retourner. La liste des noms &#233;tait d&#233;j&#224; &#233;tablie et les int&#233;ress&#233;s avaient m&#234;me fait leurs valises lorsqu'une nouvelle annonce apparut, disant que le navire &#171; Rotterdam &#187; &#233;tait tellement rempli d'Am&#233;ricains sur le chemin du retour qu'il ne prendrait aucun d'entre eux. Naturellement, je ne voulais pas faire le voyage de retour. En fin de soir&#233;e, vers minuit, nous v&#238;mes le &#171; Rotterdam &#187;, en partance pour l'Am&#233;rique, passer en trombe &#224; un bon kilom&#232;tre de nous. Nous nous couch&#226;mes tard et lev&#233;s t&#244;t, excit&#233;s par l'&#233;volution de la situation, les mauvaises nouvelles et les promesses creuses. Au cours du voyage, nous rencontr&#226;mes d'autres Hongrois qui rentraient &#233;galement chez eux ; la plupart d'entre eux, voyageant en deuxi&#232;me classe, n'&#233;tait pas autoris&#233;e &#224; nous rejoindre &#224; bord de la premi&#232;re classe, alors nous all&#226;mes discuter, parler et nous consoler les uns les autres. Parmi eux, je me souviens de L&#225;szl&#243; Hal&#225;sz , un aviateur, Antal Keresztfalvy , L&#225;szl&#243; Horvatovich , un gar&#231;on de Zombor, Polyakovits , un vieil homme accompagn&#233; de son fils de 18 ans, le capitaine g&#233;n&#233;ral Starek , Alm&#225;sy , Salcer et Zsigmond Gebauer , qui vivait soi-disant &#224; Arad. Tous, sans exception, furent faits prisonniers par les Fran&#231;ais et sont rest&#233;s en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er septembre, la journ&#233;e fut pleine d'excitation et d'activit&#233;s. Tout le monde sur le bateau fut appel&#233; &#224; payer ses dettes. La p&#233;nurie de cigarettes, d'eau d'Appolinaris et de vin de Niernsteiner n'&#233;tait plus un probl&#232;me, car nous &#233;tions occup&#233;s &#224; des probl&#232;mes plus graves. Le capitaine avait d&#233;cr&#233;t&#233; qu'aucune boisson alcoolis&#233;e ne devait &#234;tre servie apr&#232;s 20 heures dans la salle &#224; manger, le fumoir ou la caf&#233;t&#233;ria japonaise ; une interdiction que nous avions enfreinte en emportant et en buvant ce qu'on nous avait offert en Am&#233;rique. C'&#233;tait encore mieux. La vie sur le bateau &#233;tait encore anim&#233;e &#224; 11 heures du soir, car tout le monde &#233;tait concentr&#233; sur la journ&#233;e critique du lendemain, lorsque nous entrerions dans la Manche. Le brouillard &#233;tait surprenant, la sir&#232;ne du bateau &#233;tait terriblement bruyante &#224; chaque minute et la vitesse de croisi&#232;re fut r&#233;duite. L'un des aspects int&#233;ressants de cette journ&#233;e &#233;tait le salon, le fumoir et la salle des lettres, o&#249; les passagers masculins se relayaient pour d&#233;verser leurs nombreuses lettres au cas o&#249; ils seraient captur&#233;s, se bousculant presque pour avoir de la place pour &#233;crire. Mais le papier &#224; lettres s'&#233;puisait, et les pages vierges des carnets et des feuilles de pointage du serveur apparurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 septembre fut en effet le jour critique, le d&#233;but du calvaire. Je n'avais pas pu dormir de la nuit, et pas parce que j'avais &#233;t&#233; d&#233;rang&#233; par les terribles coups de sir&#232;ne. Le disque du soleil &#233;mergea comme une plaque rouge de la brume sur l'horizon perdu de la mer, et fit briller l'eau. Le navire &#233;tait immobile. Je m'habillai rapidement, je sortis, les passagers sortirent de leurs cabines, prenant quelque chose pour eux. Les dames - non pas dans leurs magnifiques tenues, mais &#233;chevel&#233;es, voulaient savoir ce qui se passait, pourquoi le bateau s'&#233;tait-il arr&#234;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;tention par les Fran&#231;ais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vis tout l'&#233;quipage du navire, environ trois cents hommes, rassembl&#233; d'un c&#244;t&#233; du navire, avec quelques soldats fran&#231;ais devant eux. Que s'&#233;tait-il pass&#233; ? Un de nos compagnons hongrois, Horvatovich, le gar&#231;on de Zombor, raconta qu'il n'avait pas pu dormir de la nuit, attendant de voir ce qui allait se passer. Le bateau avan&#231;ait lentement, prudemment et avec un bourdonnement constant, lorsqu'un autre bateau &#224; proximit&#233; &#233;mit diff&#233;rents signaux, mais notre bateau continua d'avancer. Soudain, un bateau fran&#231;ais apparut tout pr&#232;s, r&#233;p&#233;ta un signal lumineux, mais comme notre bateau ne r&#233;agissait pas, il tira un grand coup de semonce, et nous nous arr&#234;t&#226;mes. Au bout d'&#224; peine dix minutes, des officiers fran&#231;ais montaient &#224; bord de notre navire et disparaissaient rapidement dans le bureau du commandant. Alors, courage, nous &#233;tions en &#233;tat d'arrestation. &#192; midi, 20 ou 30 soldats fran&#231;ais arm&#233;s mont&#232;rent &#224; bord, on leur donna des munitions et on les envoya faire le guet. Les officiers fran&#231;ais prirent bient&#244;t le contr&#244;le du navire en s'emparant de tous les documents officiels, en posant des scell&#233;s sur la cuisine et en prenant en charge la passerelle de commandement. Il &#233;tait d&#233;j&#224; une heure de l'apr&#232;s-midi et notre navire avan&#231;ait bien sous le commandement fran&#231;ais par un beau temps ensoleill&#233;. &#192; quelques milles devant nous se trouvait le navire fran&#231;ais qui avait captur&#233; notre &#034;Nieuw-Amsterdam&#034; et nous avancions au pas de course. Le navire fran&#231;ais &#233;tait &#233;galement en t&#234;te parce qu'il y avait des mines explosives pos&#233;es sous la mer, sur la route, qu'il fallut &#233;viter. Nous d&#251;mes m&#234;me remercier les Fran&#231;ais d'avoir intercept&#233; notre bateau, sinon il aurait pu heurter une mine qui, si elle avait explos&#233;, m'aurait certainement emp&#234;ch&#233; d'&#233;crire ces &#034;bons&#034; souvenirs. La vie sur le bateau reprit bient&#244;t son cours normal, &#224; l'exception du fait que le vin et la bi&#232;re n'&#233;taient plus servis aux repas, ni dans les autres salles. Notre navire avan&#231;ait lentement, et nous aussi, nous affrontions l'incertitude avec s&#233;r&#233;nit&#233;, r&#233;sign&#233;s &#224; notre sort, parce que nous ne pouvions rien faire d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait exactement trois heures de l'apr&#232;s-midi, notre navire s'arr&#234;ta &#224; nouveau et le m&#234;me navire fran&#231;ais, &#034;La Savoie&#034;, qui avait emmen&#233; le comte Michael K&#225;rolyi et ses compagnons au Havre, et qui avait &#233;t&#233; transform&#233; en navire de guerre en peu de temps, s'approcha de nous. &#192; bord d'un bateau, deux officiers sup&#233;rieurs vinrent sur notre navire pour prendre en charge la salle de t&#233;l&#233;graphie sans fil Marconi et l'&#233;quipement, et apr&#232;s une bonne demi-heure, nous f&#251;mes de nouveau en route, cette fois sous le commandement du navire de guerre &#034;La Savoie&#034;. Nous ne remarqu&#226;mes m&#234;me pas que nous &#233;tions en train de revenir en arri&#232;re . Les soldats fran&#231;ais &#224; bord &#233;taient tr&#232;s calmes, ils allaient et venaient, observaient les passagers, mais ne parlaient &#224; personne et n'affichent pas de visages satisfaits. Les officiers &#233;taient tr&#232;s polis et notre compagne hongroise s'&#233;tait d&#233;j&#224; attach&#233;e &#224; l'un d'entre eux parce qu'elle voulait dire quelque chose, mais elle ne pouvait pas. Nous repart&#238;mes. Dans le cr&#233;puscule du soir, nous apercevions d&#233;j&#224; un des phares de la c&#244;te bretonne, dont la lumi&#232;re clignotait toutes les minutes. Il est 19 heures, nous all&#226;mes d&#238;ner, mais personne n'&#233;tait en habit. Pendant le diner, les conversations allaient bon train, tout le monde savait beaucoup de choses, mais personne ne savait rien. Apr&#232;s le repas, nous nous promen&#226;mes sur le pont, la pleine lune sourit depuis le ciel clair, parsemant la surface de l'eau d'une large bande argent&#233;e scintillante. Un petit bateau nous d&#233;passa, braqua un projecteur sur notre navire, &#233;mit un ou deux signaux fran&#231;ais, puis disparut dans l'obscurit&#233;. Le bateau s'arr&#234;ta &#224; nouveau. Les ombres du rivage &#233;taient d&#233;j&#224; visibles dans l'obscurit&#233;, l&#224; o&#249; la lumi&#232;re brillait. Il &#233;tait plus de 21 heures, nous repart&#238;mes, escort&#233;s par trois torpilleurs. Le navire s'arr&#234;ta fr&#233;quemment, comme s'il ne savait pas o&#249; il allait, ni o&#249; il s'en allait. Fatigu&#233; de rester debout, je me couchai. Apr&#232;s minuit, nous arriv&#226;mes devant le port de Brest, o&#249; nous nous repos&#226;mes &#224; nouveau. Bient&#244;t, trois petits remorqueurs furent reli&#233;s par des c&#226;bles m&#233;talliques &#224; notre grand navire paresseux, lentement remorqu&#233; vers le port fran&#231;ais. Ceci dura jusqu'au matin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au matin, les passagers &#224; bord furent fouill&#233;s un par un. Nos dossiers furent v&#233;rifi&#233;s, nos donn&#233;es personnelles demand&#233;es, nous f&#251;mes list&#233;s et num&#233;rot&#233;s. On nous remit un papier portant la mention &#034;Marine de Brest&#034; suivie de nos noms et du num&#233;ro 116. Dans l'apr&#232;s-midi, le d&#233;barquement de tous les passagers masculins commen&#231;a, &#224; l'exception des Anglais, des Fran&#231;ais, des N&#233;erlandais et des Am&#233;ricains. Les femmes furent plac&#233;es dans la salle &#224; manger et ceux qui voyageaient avec leur famille n'eurent m&#234;me pas le droit de leur dire au revoir. Environ un millier d'hommes furent d&#233;barqu&#233;s, des passagers de premi&#232;re, seconde et troisi&#232;me classe ainsi que de l'entrepont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous &#233;tions en en captivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, les passagers de premi&#232;re classe, ne f&#251;mes emmen&#233;s qu'&#224; 18 heures. Les soldats allemands avaient &#233;t&#233; plac&#233;s sur une embarcation sp&#233;ciale, et je ne sais pas o&#249; ils furent emmen&#233;s. Nous &#233;tions entass&#233;s sur une embarcation avec nos bagages &#224; main. Les dames de la salle &#224; manger agit&#232;rent leurs mouchoirs depuis les petites fen&#234;tres rondes et nous sommes partis. Des soldats arm&#233;s nous regardaient, nous les prisonniers de guerre, avec des visages indiff&#233;rents, mais ils ne savaient pas o&#249; ils nous emmenaient. Au bout d'une demi-heure, nous d&#233;barqu&#226;mes dans une petite ville c&#244;ti&#232;re appel&#233;e Le Fret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la plage, les premiers arriv&#233;s et une foule nombreuse attendaient l'&#233;trange cargaison. Nous d&#233;barquions avec nos bagages. Des soldats arm&#233;s nous entouraient par petits groupes et un sous-officier insista s&#233;v&#232;rement pour nous mettre en rangs par quatre. Au milieu des railleries, des moqueries et des menaces de la foule rassembl&#233;e, nous marchions jusqu'&#224; la place du march&#233; de la petite ville, o&#249; l'on nous conduisit vers un grand entrep&#244;t sombre et vide o&#249; tout le monde fut oblig&#233; de d&#233;poser ses bagages &#224; main. Il y avait d&#233;j&#224; l&#224; une grande masse de valises, de caisses et de colis ficel&#233;s, empil&#233;s en d&#233;sordre. Ils s'alignaient ensuite sur le quai de pierre. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, tout s'&#233;tait bien pass&#233; et nous avions tol&#233;r&#233; le traitement militaire presque comique. Mais notre humeur se d&#233;grada brutalement, car l'un des jeunes hommes du dernier groupe refusa de remettre son petit sac &#224; main contenant son argent. Le soldat arm&#233; voulut le lui arracher des mains, mais le pauvre Polonais ne se laissa pas faire. Nous assistions &#224; la querelle et le sang faillit couler lorsque le soldat sortit son revolver et, sans h&#233;sitation, tira quatre fois de suite, juste devant nous, sur le jeune homme qui, le sac &#224; la main, s'effondra, mort. Les coups de feu ne traumatis&#232;rent pas que nous, mais aussi la foule qui nous regardait, et s'enfuit des lieux, horrifi&#233;e par cette atrocit&#233;. Vous pouvez imaginer l'impact que cet acte brutal eut sur nous, ainsi que les pens&#233;es et les sentiments qu'il suscita en nous. Le mort fut rapidement emmen&#233; et, comme si de rien n'&#233;tait, le &#034;traitement normal des prisonniers de guerre&#034; se poursuivit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils me mirent &#224; nouveau mis en rang, par quatre, car je devais continuer &#224; marcher au milieu de soldats arm&#233;s. Personne ne savait o&#249; aller. Un capitaine fran&#231;ais avait &#233;t&#233; assez poli avec nous, et mon ami Lehel H&#233;derv&#225;ry avait demand&#233; que l'on m'arrange&#226;t un v&#233;hicule, car je ne pouvais pas supporter la marche en tant que vieil homme, et que mes jambes me faisaient mal. Le r&#233;sultat fut atteint, car je fus retir&#233; de la file d'attente et plac&#233; dans une file s&#233;par&#233;e, mais sous la garde de deux soldats arm&#233;s de ba&#239;onnettes. J'&#233;tais fatigu&#233;, il y avait un pilier de pierre bas avec une amarre de bateau &#224; proximit&#233;, et avec une permission gracieuse, je fus autoris&#233; &#224; m'asseoir dessus. Il &#233;tait d&#233;j&#224; 20 heures lorsque la marche commen&#231;a et je restai seul sur ce pilier sur le quai, attendant apathiquement de voir ce qui allait m'arriver. &#192; c&#244;t&#233; de moi, les deux soldats sinistres, arm&#233;s mais silencieux, leurs visages silencieux toujours en face de moi. Lentement, une petite bulle se forma autour de moi, certains se d&#233;solaient, d'autres jubilaient, d'autres encore se moquaient, mais ils cess&#232;rent lorsque les deux soldats s'arr&#234;t&#232;rent. On s'adressa &#224; moi, mais je ne parlais pas leur langue, j'essayais de leur faire comprendre que je n'&#233;tais pas allemand, mais hongrois. Vers minuit, nous march&#226;mes, eux &#224; pied et moi dans le chariot &#224; pain, jusqu'au fort de Crozon, dont les murs, les douves et les casemates &#233;taient assez semblables &#224; ceux de la forteresse d'Arad. Par des portes basses et des pont-levis abaiss&#233;s, &#233;puis&#233;s, nous arriv&#226;mes dans une petite cour du fort, o&#249; il fallut attendre longtemps avant que l'on nous assign&#226;t un endroit o&#249; loger. Les officiers fran&#231;ais &#233;taient tr&#232;s pr&#233;venants &#224; l'&#233;gard des d&#233;put&#233;s que nous &#233;tions, et tandis que les autres &#233;taient log&#233;s en masse, o&#249; ils ne pouvaient m&#234;me pas s'asseoir, on nous donna &#224; nous trois une chambre s&#233;par&#233;e, et le pauvre gar&#231;on qui voyageait avec moi dans le wagon &#224; pain nous a &#233;t&#233; assign&#233;. On nous donna une pi&#232;ce semi-circulaire vide, bord&#233;e de briques, humide, avec un sol en ciment et sans fen&#234;tre, qui avait &#233;t&#233; un entrep&#244;t militaire. Mais par une gr&#226;ce &#233;trange, on nous donna quatre bottes de paille qui, bien que peu utilis&#233;es et un peu malodorantes, nous permirent de nous jeter dessus, non pas pour dormir, mais pour nous reposer et nous &#233;tirer. J'avais un mouchoir sous la t&#234;te et le manteau me servait de couverture. Nous ne pouvions pas dormir et nous nous reprochions mutuellement d'avoir quitt&#233; l'Am&#233;rique, nous demandant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment ce qui allait se passer ensuite ? L'&#233;puisement et le sommeil finirent par nous submerger. Il devait &#234;tre minuit deux lorsque nous f&#251;mes r&#233;veill&#233;s par le cliquetis des cl&#233;s, le soul&#232;vement des barres de porte et le son de voix dures, et nous pr&#233;d&#238;mes d&#233;sesp&#233;r&#233;ment que nous serions emmen&#233;s dans les tranch&#233;es et abattus comme des chiens. La porte s'ouvrit, nous &#233;tions d&#233;j&#224; assis, &#233;coutant, lorsqu'une lanterne fumante apparut, avec la pointe d'une ba&#239;onnette, suivie de quatre soldats arm&#233;s, rang&#233;s en ligne, le fusil au pied, puis d'un officier qui nous parla poliment, nous tendit un morceau de pain d'office et un peu de nourriture sur une bo&#238;te de fer-blanc. Nous remerci&#226;mes Dieu qu'il ne se f&#251;t rien pass&#233; d'autre. La serrure grin&#231;a et ensuite seulement les coups monotones des bottes du soldat qui se postait devant notre porte r&#233;sonn&#232;rent comme une berceuse. Nous nous endorm&#238;mes &#224; nouveau et, nous r&#233;veillant de temps en temps, faisant de mauvais r&#234;ves, jusqu'au matin. Apr&#232;s six heures, mes deux coll&#232;gues &#233;taient d&#233;j&#224; debout, soupir&#232;rent, se plaignirent, se jet&#232;rent &#224; nouveau sur la paille, s'endormirent. &#192; huit heures du matin, ils essay&#232;rent &#224; trois reprises d'ouvrir nos portes, mais ils n'y parvinrent pas. Finalement, la serrure fonctionna. Nous nous demandions &#224; nouveau s'ils n'allaient pas nous emmener dans les tranch&#233;es et nous tirer une ou deux balles, sinon pourquoi cinq soldats arm&#233;s de ba&#239;onnettes et de fusils nous accueilleraient-ils ? Ils nous emmen&#232;rent dans la cour voisine pour une a&#233;ration matinale, ou plut&#244;t un petit bol d'air. Il y avait d&#233;j&#224; 100 &#224; 120 de nos compagnons de captivit&#233; qui se promenaient sous un soleil agr&#233;able et se plaignaient des mauvais traitements qu'ils subissaient. C'&#233;tait agr&#233;able de se pr&#233;lasser au soleil, mais cela ne dura pas longtemps, car nous f&#251;mes ramen&#233;s dans nos cellules plut&#244;t sombres, un par un, accompagn&#233;s par deux ou trois soldats arm&#233;s de ba&#239;onnettes. Mais auparavant, ils nous avaient fouill&#233;s, et tout ce qu'ils jugeaient bon, ils nous le prirent : tabac, allumettes, crayons, couteaux, cahiers, vieux journaux, lettres, ne laissant que nos pi&#232;ces justificatives et notre argent, qu'ils ont compt&#233; et enregistr&#233;, afin de savoir qui pouvait subvenir &#224; ses besoins, au moins pendant un certain temps, &#224; ses propres frais. Le d&#233;jeuner arriva, des haricots bouillis, un petit morceau de viande, un quart de pain. Je n'&#233;tais pas du tout excit&#233; apr&#232;s le splendide d&#233;jeuner sur le bateau. Plus tard, je trouvai un havresac rigide, un oreiller dur et une couverture en lambeaux. De quoi remplacer la paille puante. Je m'endormis en un rien de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La lib&#233;ration.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t, un comit&#233; d'examen fut mis en place pour filtrer les citoyens des &#201;tats non hostiles, les malades, les personnes &#226;g&#233;es de plus de 60 ans, et les ramener sur le navire. Le pr&#233;sident &#233;tait un petit officier qui parlait &#233;galement allemand. Lorsque vint mon tour, je me pr&#233;sentai sous une apparence path&#233;tique et robuste, et - que Dieu me pardonne mon p&#233;ch&#233; - je mentis tr&#232;s calmement en disant que j'avais plus de soixante ans, alors que je n'en avais m&#234;me pas 59, et mes compagnons H&#233;derv&#225;ri et Baza Barna le confirm&#232;rent si honn&#234;tement qu'ils prononc&#232;rent la d&#233;cision de lib&#233;ration me concernant assez facilement, bien que l'examen f&#251;t tr&#232;s strict. Nous n'&#233;tions que huit, dans la grande foule de prisonniers, qui b&#233;n&#233;fici&#226;mes d'une d&#233;cision aussi heureuse : un Hongrois de 75 ans originaire de Csongr&#225;d, un rabbin juif allemand tr&#232;s &#226;g&#233; et son fils de 18 ans, citoyen am&#233;ricain, deux paysans allemands de plus de 60 ans et un Roumain sans aucun papier, qui ne connaissait pas d'autre langue que le roumain, et dont j'&#233;tais l'interpr&#232;te. Lorsque la d&#233;cision fut prise, je regrettai d&#233;j&#224; d'avoir perdu mes bons amis, mes semblables, qui continueraient &#224; souffrir des difficult&#233;s d'un prisonnier de guerre. Si je n'avais pas &#233;t&#233; sauv&#233; de deux jours d'agonie, j'aurais affront&#233; l'avenir incertain plus facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut ce comit&#233; qui s&#233;lectionna les officiers militaires, environ 50 &#224; 60 personnes, qui b&#233;n&#233;ficieraient d'un traitement sp&#233;cial, d'une meilleure nourriture et qui sortiraient des casernes moisies. En peu de temps, ils furent align&#233;s et envoy&#233;s &#224; pied au ch&#226;teau de Brest. Avant leur d&#233;part, on leur donna de quoi manger et nous, les huit, nous re&#231;&#251;mes chacun un morceau de viande s&#232;che et du pain. Lorsque le comit&#233; eut termin&#233;, les autres prisonniers de guerre furent ramen&#233;s &#224; leurs places. Ils nous regardaient, nous les chanceux, avec des larmes dans les yeux et peut-&#234;tre m&#234;me de l'envie. Il ne restait plus beaucoup de temps pour rougir et je promis, avec joie, &#224; Lehel H&#233;derv&#225;ry et Barna B&#250;za de faire tout ce qui &#233;tait en mon pouvoir pour obtenir leur lib&#233;ration d&#232;s que j'aurais acc&#232;s &#224; eux. Je re&#231;us &#233;galement des lettres et des &#233;crits que je devais remettre &#224; leur destinataire. Je me s&#233;parai d'eux avec une chaleureuse poign&#233;e de main amicale, car le d&#233;tachement militaire &#233;tait d&#233;j&#224; arriv&#233; pour nous ramener jusqu'au bateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, les huit &#233;lus, f&#251;mes pris en charge par deux sous-officiers et un soldat de la marine, et nous sort&#238;mes &#224; pied du fort de Crozon. La porte du fort &#233;tait verrouill&#233;e, le pont &#233;tait lev&#233; et des gardes arm&#233;s nous barraient la route. &#201;change de mots de passe, quelques &#233;changes froids, grincement de cl&#233;s, chute sourde du pont-levis et sortie en avant. L'op&#233;ration se r&#233;p&#233;ta &#224; une porte ext&#233;rieure et lorsque nous sort&#238;mes, au poste de garde, on nous proposa des bancs, nous nous ass&#238;mes, nous attend&#238;mes une voiture. J'entendis la porte du fort se refermer, les soldats du pont-levis se disputer, le pont se remettre en place. Je regardai ma montre, il &#233;tait huit heures pile. &#192; ce moment-l&#224;, j'entendis le doux son de la cloche du soir d'un village voisin, je levai les yeux au ciel, reconnaissant de ma libert&#233; et soupirant, j'essuyai mes yeux pleins de larmes, nous f&#238;mes encore cent pas, nous laiss&#226;mes le dernier garde et nous mont&#226;mes dans la grande voiture qui nous emmena &#224; travers la ville de Crozon. Il y avait &#224; peine quelques personnes dans les rues, et plus aucun signe de haine. Nous nous arr&#234;t&#226;mes deux minutes, l&#224; o&#249; se tenait le boulanger, en costume de boulanger, qui, bien qu'il me conn&#251;t, me sourit, ne se vanta plus et ne cria plus. Nous repr&#238;mes la m&#234;me route, rattrap&#226;mes les officiers &#224; pied, les d&#233;pass&#226;mes rapidement et arriv&#226;mes bient&#244;t dans la petite ville portuaire du Fret, o&#249; nous d&#233;charge&#226;mes nos bagages. Je vis l'endroit o&#249; ce jeune Polonais avait &#233;t&#233; abattu, je vis la pierre basse sur laquelle j'&#233;tais assis parmi des gardes arm&#233;s. Nous nous arr&#234;t&#226;mes devant un magasin pr&#232;s du port, nous descend&#238;mes et nous nous install&#226;mes par terre devant une maison sale portant l'enseigne &#034;H&#244;tel de la Terrasse&#034;. Il commen&#231;a &#224; bruiner, il faisait frais. Autour de nous, les curieux se rassemblaient &#224; nouveau. Une gentille dame m'apporta un verre de rhum chaud et de grog, elle me sourit gentiment. Je tendis le verre au Roumain &#224; c&#244;t&#233; de moi, qui en versa la moiti&#233; &#224; la cuill&#232;re, et moi, le vieux Hongrois, je bus l'autre moiti&#233;. Nous la remerci&#226;mes et les autres re&#231;urent la m&#234;me chose, cette agr&#233;able boisson chaude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les agents p&#233;nitentiaires ambulants arriv&#232;rent et sont plac&#232;rent directement dans une embarcation pr&#234;te &#224; appareiller. Le quartier-ma&#238;tre qui nous escortait s'avan&#231;a, lut les huit noms, le mien &#233;tait le quatri&#232;me, et je signalai ma pr&#233;sence par un &#034;Pr&#233;sent&#034; sonore, apr&#232;s quoi nous f&#251;mes plac&#233;s dans la m&#234;me embarcation que les officiers, mais s&#233;par&#233;s d'eux. Il faisait maintenant nuit, nous retourn&#226;mes dans l'arri&#232;re-port de Brest et, au bout d'une demi-heure, j'aper&#231;us ma sympathique maison, le grand navire &#034;Nieuw-Amsterdam&#034;, toujours amarr&#233; &#224; cet endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De retour sur le bateau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chef steward nous remit un billet et je r&#233;cup&#233;rai imm&#233;diatement ma cabine 121. Je descendis &#224; la salle &#224; manger, o&#249; quelques femmes allemandes famili&#232;res &#233;taient encore r&#233;unies, m'entourant, m'encourageant et me posant des questions. Et Rosie sortit, d&#233;j&#224; pr&#234;te &#224; dormir, et elle me tomba dans les bras, si heureuse de me revoir. Mais elle ne commen&#231;a pas &#224; parler et m'appela bruyamment en hongrois, de peur que je ne disse quelque chose de mal ou de d&#233;favorable sur les Fran&#231;ais, je pouvais facilement avoir des ennuis, car il y avait un mouchard dans le secteur. Elle eut raison de m'avertir. On m'apporta toutes sortes de bonnes choses &#224; manger, mais je n'y touchai presque pas, cela m'&#233;tait &#233;gal. Seul un verre de bon vin me soulagea, j'&#233;tais fatigu&#233; et &#233;puis&#233;, mais il &#233;tait plus de minuit quand je pus aller me coucher. Comme c'&#233;tait agr&#233;able d'avoir un lit de bateau, &#233;troit, mais propre et doux. La sensation agr&#233;able m'engourdit rapidement, et comme le moteur du bateau ne faisait pas de bruit, la nuit &#233;tait calme, je m'endormis en r&#234;vant que nous &#233;tions le 5 septembre, un jour tr&#232;s important et douloureux pour moi. Nous n'&#233;tions que deux au monde &#224; le savoir, moi et ma femme, avec qui nous nous sentions ensemble en ce jour, en pensant l'un &#224; l'autre et au troisi&#232;me qui n'&#233;tait plus. Ce jour &#233;tait l'anniversaire de notre fils Louis. Je pensais &#224; lui avec un c&#339;ur douloureux et j'essayai de me consoler en pensant que s'il &#233;tait vivant, il ne serait pas sur le champ de bataille, au p&#233;ril de sa vie, ni d&#233;j&#224; parmi les morts h&#233;ro&#239;ques. Je dis une petite pri&#232;re en sa m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Carl Eugen Schill - Un sabot livre son secret</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Carl-Eugen-Schill-Un-sabot-livre-son-secret</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Carl-Eugen-Schill-Un-sabot-livre-son-secret</guid>
		<dc:date>2023-02-20T17:04:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique, Peter, Sabine</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Plus de 5000 hommes des puissances alli&#233;es de l'Allemagne sont emprisonn&#233;s entre 1914 et 1919 dans le camp de d&#233;tention de l'&#206;le-Longue ; &#224; partir de 1916, seul des civils sont d&#233;tenus, les prisonniers de guerre sont &#233;vacu&#233;s vers d'autres camps. L'association &#206;le Longue 14-18 a pour mission d'explorer l'histoire du camp. Les t&#233;moignages des d&#233;tenus jouent pour cela un r&#244;le important &#8211; mais leur d&#233;couverte ressemble souvent, plus de 100 ans apr&#232;s, &#224; la recherche d'une aiguille dans une botte (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Temoignages-de-prisonniers-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages de prisonniers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plus de 5000 hommes des puissances alli&#233;es de l'Allemagne sont emprisonn&#233;s entre 1914 et 1919 dans le camp de d&#233;tention de l'&#206;le-Longue ; &#224; partir de 1916, seul des civils sont d&#233;tenus, les prisonniers de guerre sont &#233;vacu&#233;s vers d'autres camps. L'association &#206;le Longue 14-18 a pour mission d'explorer l'histoire du camp. Les t&#233;moignages des d&#233;tenus jouent pour cela un r&#244;le important &#8211; mais leur d&#233;couverte ressemble souvent, plus de 100 ans apr&#232;s, &#224; la recherche d'une aiguille dans une botte de foin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, ce sont les descendants des d&#233;tenus qui font appel &#224; l'association et non pas l'inverse. Avec beaucoup de chance, les familles des d&#233;tenus trouvent des lettres, des dessins, des photos ou m&#234;me des journaux intimes qui t&#233;moignent du s&#233;jour des d&#233;tenus dans le camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carl Eugen Schill est d&#233;tenu entre 1914 et 1919 comme intern&#233; civil &#8211; l'existence de son journal intime nous est connue depuis le 15 f&#233;vrier 2018 (image n&#176; 1).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_783 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;128&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/tagebuch_schill_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH667/tagebuch_schill_1000-4c1b5.jpg?1793975332' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 1 Titre int&#233;rieur du journal intime&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 1 Innentitel des Tagebuchs&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 1 Frontispiece of the journal
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent cas ne fut pas r&#233;v&#233;l&#233; par sa famille mais par un simple objet &#8211; un sabot &#8211; qui nous a mis sur la piste de Carl Eugen Schill. Ce sabot est le d&#233;but d'un v&#233;ritable jeu de piste franco-allemand tr&#232;s passionnant qui devait finalement nous conduire vers son journal intime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnages du drame dans l'ordre de leur apparition :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un sabot&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Didier Cadiou de Crozon/Finist&#232;re, membre de l'association &#206;le Longue 14-18 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; G&#233;rard Schneider de Crozon/Finist&#232;re, membre de l'association &#206;le Longue 14-18 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bernard Jacquet de Nantes, Pr&#233;sident de l'association &#206;le Longue 14-18 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Monique Drevillon de Brest, membre de l'association &#206;le Longue 14-18 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Sabine Herrle, membre de l'association &#206;le Longue 14-18 ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Hans Raach et Heidrun Deh de la mairie de Reutlingen ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Roland Br&#252;hl des archives de la ville de Reutlingen ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dr. Andreas Fallscheer-Schlegel de Reutlingen ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Gabriele Denz de l'administration de la ville de Laufenburg/pays de Bade ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dr. Sabine Dohnicht, n&#233;e Schill, petite-fille de Carl Eugen Schill, Gutach/Brisgau.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Crozon (Bretagne), 2012&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ind&#233;pendamment l&#8216;un de l'autre, Didier et G&#233;rard trouvent, lors de leurs recherches pour un article sur le camp de l'&#206;le-Longue, un sabot sur e-bay. Des photographies montrent que sur le sabot sont inscrits les noms de plusieurs camps de d&#233;tention du Finist&#232;re. G&#233;rard t&#233;l&#233;charge ces photos.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;144&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH666/holzschuh-ecd41.jpg?1793975332' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 2 La sabot sur ebay - capture d'&#233;cran&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 2 Der Holzschuh bei ebay - Screenshot&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 2 The sabot on ebay - screenshot
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Crozon (Bretagne), le 20 octobre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'association avec, entre autres, Bernard, Didier, G&#233;rard et Monique. Un des sujets est l'acquisition d'objets qui font r&#233;f&#233;rence au camp afin d'enrichir l'exposition existante sur le camp. Didier se souvient alors du sabot. Le soir m&#234;me, il d&#233;couvre que le sabot est toujours en vente, dans une brocante de Fribourg-en-Brisgau !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fribourg en Brisgau, le 26 octobre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine re&#231;oit un mail de Bernard lui demandant d'acheter le sabot. Apr&#232;s l'achat du sabot, elle part avec son mari pour un voyage de 10 jours en Provence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apt (Provence), le 28 octobre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'appartement de vacances, Sabine prend le sabot en photo. Y sont grav&#233;s les noms de plusieurs lieux : Ch&#226;teau d'Anne, Crozon, Charles Martel, &#206;le Longue ainsi que les dates 1914-1919. Les gravures sont de tr&#232;s bonne qualit&#233; &#8211; faites avec professionnalisme ? Sur la semelle se trouve un indice &#233;crit &#224; l'encre : &#171; Weihnachten 1915 &#187;, c'est-&#224;-dire &#171; No&#235;l 1915 &#187; (image n&#176; 1)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_785 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_2_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH372/holzschuh_2_1000-38872.jpg?1793975332' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_786 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_3_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH373/holzschuh_3_1000-a23ab.jpg?1793975332' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_4_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH373/holzschuh_4_1000-aaf2d.jpg?1793975332' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_5_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH675/holzschuh_5_1000-7e360.jpg?1793975332' width='500' height='675' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_789 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;278&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_6_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH372/holzschuh_6_1000-05807.jpg?1793975332' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 3 Diff&#233;rentes vues de la sabot, inscription &#171; Weihnachten 1915 &#187; (No&#235;l 1915)&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 3 Verschiedene Ansichten des Holzschuhs, Inschrift &#8222;Weihnachten 1915&#8220;&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 3 Different views of the sabot, inscription &#034;Weihnachten 1915&#034; (Christmas 1915)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;S'agit-il d'un cadeau de No&#235;l ? Quand le sabot a-t-il &#233;t&#233; d&#233;cor&#233; des gravures ? S'agit-il d'une pi&#232;ce unique ou d'une mini-s&#233;rie ? Et surtout : A qui appartenait-il ? Question sur question&#8230; Que le sabot nous livre son secret est peu probable en octobre 2017, plus de 100 ans apr&#232;s sa fabrication. Le jour m&#234;me, Sabine envoie le sabot &#224; Monique &#224; Brest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Brest (Bretagne), le 4 novembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sabot arrive chez Monique. Elle transporte le sabot sur les traces de son premier propri&#233;taire (toujours inconnu). Ici, le sabot se trouve &#224; l'endroit o&#249; &#233;tait amarr&#233; le navire d&#233;sarm&#233; et devenu ponton-prison pour les intern&#233;s : le &#171; Charles-Martel &#187; (image n&#176; 4)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_790 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;100&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuih-brest_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH372/holzschuih-brest_1000-d7199.jpg?1793975332' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 4 La sabot &#224; Brest&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 4 Der Holzschuh in Brest&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 4 The sabot in Brest
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, Monique examine le sabot de plus pr&#232;s. Comme dans un roman policier, elle d&#233;couvre &#224; l'aide d'une lumi&#232;re plus intense une inscription &#224; peine visible sur la semelle au niveau du talon !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_791 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;345&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/holzschuh_verborgen_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH375/holzschuh_verborgen_1000-7da61.jpg?1793975332' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 5 La deuxi&#232;me inscription &#224; peine visible, qui ne devient visible que sous une forte lumi&#232;re :&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 5 Die kaum sichtbare zweite Inschrift, die nur unter starkem Licht sichtbar wird : &lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 5 The almost invisible second inscription is unveiled with the help of very strong light :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8222;C. Schill, Reutlingen, (Wtbg.)&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique est parvenue &#224; sortir de l'oubli le nom de son propri&#233;taire !&lt;/strong&gt; Et en effet, nous trouvons son nom aussi dans le registre des d&#233;tenus du camp de l'&#206;le-Longue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;Carl Eugen Schill, Reutlingen,&lt;br class='autobr' /&gt;
(royaume de) W&#252;rttemberg&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; le 11 juin 1880 &#224; Reutlingen&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jeu de piste est loin de toucher &#224; sa fin &#8211; au contraire &#8211; il passe &#224; une vitesse sup&#233;rieure !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fribourg, le 5 novembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine &#233;crit un mail &#224; Hans Raach de la mairie de Reutlingen. Son intention est de demander de l'aide pour une &#171; recherche de faits historiques &#187;. Elle demande alors s'il y a des descendants vivants de Carl Eugen Schill. Reutlingen est la ville natale de celui-ci et le nom de la ville est inscrit sur le sabot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reutlingen, le 22 novembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Hans Raach fait suivre le mail &#224; sa coll&#232;gue Heidrun Deh. Celle-ci informe Sabine que le registre de famille des parents de Carl Eugen Schill est tenu aux archives de la ville de Reutlingen. Elle informe Sabine qu'elle a fait suivre son mail aux archives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reutlingen, d&#233;but d&#233;cembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Roland Br&#252;hl des archives de Reutlingen reprend les recherches, trouve et, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reutlingen, le 6 d&#233;cembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
informe Sabine qu'un descendant de Carl Eugen Schill allait prendre contact avec elle. Quelle chance ! Le suspens augmente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reutlingen, le 7 d&#233;cembre 2017&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le docteur Andreas Fallscheer-Schlegel de Reultingen prend contact avec Sabine. Sa grand-m&#232;re, Maria Fallscheer, n&#233;e Schill, &#233;tait la s&#339;ur de Carl Eugen Schill. Andreas Fallscheer-Schlegel est donc son petit-neveu. M. Fallscheer-Schlegel donne l'indice que son grand-oncle &#233;tait mari&#233; &#224; une certaine Dorothee Schmiede, originaire de Laufenburg/pays de Bade. Les deux &#233;poux auraient eu un fils, Robert Schill. Carl Eugen Schill serait mort en 1950, sa s&#339;ur Maria en 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Freiburg, du 8 d&#233;cembre 2017 au 3 janvier 2018&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine &#233;crit &#224; la mairie de Laufenburg/pays de Bade pour demander si l'on trouve des traces de Robert Schill et de sa famille dans ses registres et s'il existe des descendants. L'objet de sa demande est encore &#171; demande d'aide pour une recherche historique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Laufenburg (pays de Bade), le 4 janvier 2018&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gabriele Denz de la mairie de Laufenburg r&#233;pond. Selon le registre d'&#233;tat-civil, Robert Schill aurait deux filles, dont Sabine Dohnicht, n&#233;e Schill, petite-fille de Carl Eugen Schill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Freiburg, le 4 janvier 2018&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vu le nom tr&#232;s rare de Sabine Dohnicht, Sabine (Herrle) retrouve son adresse sur internet (son site professionnel). Dans une lettre, elle lui raconte le travail que fait l'association &#206;le Longue 14-18 et lui demande si elle a des t&#233;moignages de son grand-p&#232;re, tels qu'un journal intime, des dessins, des photos, etc.?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gutach en Brisgau, le 9 janvier 2018&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques jours plus tard, madame Dohnicht &#233;crit et dit qu'elle a &#233;t&#233; tr&#232;s contente d'avoir re&#231;u une lettre. Et qu'il y aurait peut-&#234;tre un journal intime de Carl Eugen Schill !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gutach en Brisgau/Freiburg, janvier 2018&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine (Herrle) et Sabine Dohnicht &#233;changent plusieurs mails dans lesquels Sabine Herrle raconte l'histoire du jeu de piste tout autour du sabot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gutach en Brisgau, le 15 f&#233;vrier 2018&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sabine (Herrle) rend visite &#224; Sabine Dohnicht &#224; Gutach, &#224; seulement 17 km au nord de Fribourg ! &lt;strong&gt;Sur la table de cuisine de la famille Dohnicht, elle trouve le journal intime, emball&#233; dans du papier d'emballage&lt;/strong&gt; (image n&#176; 6)&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_792 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;184&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/tagebuch-packpapier_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH384/tagebuch-packpapier_1000-66321.jpg?1793975332' width='500' height='384' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 6 Le journal, envelopp&#233; dans du papier d'emballage marron.&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 6 Das Tagebuch, in braunes Packpapier eingeschlagen&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 6 The journal, wrapped in brown paper
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le journal se trouve &#233;galement une photo sur laquelle on voit Carl Eugen Schill dans le camp de l'&#206;le-Longue et que celui-ci voulait apparemment l'envoyer comme carte postale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_793 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/schill-ua-foto_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH805/schill-ua-foto_1000-94b10.jpg?1793975332' width='500' height='805' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_794 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;662&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/postkarte-rueckseite_1000.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH315/postkarte-rueckseite_1000-5e63b.jpg?1793975332' width='500' height='315' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Image n&#176; 7 Carte postale de Carl Eugen Schill dans le camp de l'&#206;le Longue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face avant : Carl Eugen Schill au milieu&lt;br class='autobr' /&gt;
Face arri&#232;re : &#171; Prises de vue dans le camp de concentration de l'&#206;le-Longue, pr&#232;s de Brest (France) &#224; l'&#233;t&#233; 1919 &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Abb. 7 Postkarte von Carl Eugen Schill im Lager &#206;le Longue &lt;br class='autobr' /&gt;
Vorderseite : Carl Eugen Schill in der Mitte&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#252;ckseite : &#8222;Aufnahme im Konzentrationslager Ile Longue b. Brest (Frankreich) im Sommer 1919&#8220;&lt;br class='autobr' /&gt;
Illustration 7 Postcard showing Carl Eugen Schill in the &#206;le Longue camp&lt;br class='autobr' /&gt;
Front : Carl Eugen Schill (center)&lt;br class='autobr' /&gt;
Back : &#034;Photo taken in the &#206;le Longue concentration camp near Brest (France), summer 1919&#034;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Image n&#176; 7 carte postale de Carl Eugen Schill dans le camp de l'&#206;le Longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face avant : Carl Eugen Schill au milieu&lt;br class='autobr' /&gt;
Face arri&#232;re : Prises de vue dans le camp de concentration de l'&#206;le-Longue, pr&#232;s de Brest (France) &#224; l'&#233;t&#233; 1919&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sabine Dohnicht se souvient du sabot. Il se trouvait dans l'appartement de la grand-m&#232;re comme objet de d&#233;coration. Apr&#232;s la mort de la grand-m&#232;re, le sabot atterrit chez ses parents. Lorsque sa m&#232;re est venue habiter chez elle &#224; Gutach, elle aurait mis le sabot et d'autres objets en vente dans une brocante &#224; Fribourg. Elle ne savait pas que le sabot &#233;tait un souvenir &#224; la captivit&#233; de guerre de son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, le jeu de piste prend fin. La d&#233;couverte d'un sabot grav&#233; sur le web nous fait d&#233;couvrir, apr&#232;s diverses &#233;tapes, un autre intern&#233; civil qui nous laisse un journal plein de dessins, de photos et de souvenirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last but not least &#8211; merci !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous n'aurions pas trouv&#233; le journal intime de Carl Eugen Schill sans l'aide de nos collaborateurs. Un grand merci &#224; Hans Raach et Heidrun Deh de la mairie de Reutlingen, &#224; Roland Br&#252;hl des archives de Reutlingen, &#224; Gabriele Denz de la mairie de Laufenburg/pays de Bade pour son soutien. L'indice d&#233;cisif pour continuer nos recherches &#224; Laufenburg nous est parvenu gr&#226;ce &#224; monsieur le docteur Andreas Fallscheer-Schlegel. Merci beaucoup &#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans peu de temps, vous pourrez lire ici un nouvel article sur Carl Eugen Schill, son histoire et son journal intime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : Peter Wierer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hans Baehr &#034;Conf&#233;rence sur ma captivit&#233;&#034;</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Hans-Baehr-Conference-sur-ma-captivite-549</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Hans-Baehr-Conference-sur-ma-captivite-549</guid>
		<dc:date>2023-02-20T16:31:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel P.</dc:creator>







		<description>&lt;p&gt;Le texte de Hans Baehr, &#233;crit il y a un peu plus de cent ans, pr&#233;sente un r&#233;el int&#233;r&#234;t. C'est le r&#233;cit des &#233;v&#233;nements brutaux auxquels il a &#233;t&#233; m&#234;l&#233; de 1914 &#224; 1917 avec toutes leurs cons&#233;quences directes et indirectes pour lui, souvent insupportables et m&#234;me dramatiques. Il en rend compte dans un panorama complet, &#233;tal&#233; dans la dur&#233;e, et laisse percer ses craintes, son patriotisme, sa foi en la victoire et la sup&#233;riorit&#233; de la culture allemande face entre autres aux Polonais et aux Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le texte d'une conf&#233;rence, il est donc destin&#233; &#224; &#234;tre entendu. &#201;crit il y a maintenant cent ans, il est un peu touffu et a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; en langage commun, c'est &#224; dire quelquefois peu rigoureux. Pour en faciliter la lecture, j'ai cru utile de cr&#233;er des intertitres, des paragraphes, de souligner les dates et de supprimer certains doublons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Priou&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Temoignages-de-prisonniers-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages de prisonniers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au revoir l'Am&#233;rique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le matin du &lt;strong&gt;2 ao&#251;t 1914&lt;/strong&gt; que, au terrain de tennis, nous avons re&#231;u par t&#233;l&#233;phone une invitation &#224; nous rendre au Cercle Allemand de la capitale Mexico o&#249; son Excellence von Hintze, le Charg&#233; d'affaires allemand de l'&#233;poque allait faire un expos&#233; sur la situation politique europ&#233;enne. Les informations parues dans la presse avaient d&#233;j&#224; provoqu&#233; chez nous beaucoup d'&#233;motion du fait de la dimension europ&#233;enne de la brouille serbo-autrichienne et surtout germano-russe. Aucune information pr&#233;cise n'&#233;tait parvenue &#224; la l&#233;gation de la part du gouvernement allemand et nous supposions que d'&#233;ventuels communiqu&#233;s avaient pu &#234;tre intercept&#233;s en cours de route. Quoi qu'il en soit, notre Charg&#233; d'affaires avait obtenu du Charg&#233; d'affaires russe la confirmation que l'Allemagne avait d&#233;clar&#233; la guerre &#224; la Russie. Il nous conseilla d'observer la plus grande prudence et d'avoir un comportement correct &#224; l'&#233;gard des ressortissants des nations ennemies ; il nous fit savoir aussi qu'il avait l'intention de nous r&#233;unir &#224; nouveau au Cercle Allemand d&#232;s qu'il aurait des informations plus pr&#233;cises sur les hostilit&#233;s. Dans le m&#234;me temps, la situation politique au Mexique s'&#233;tait tellement d&#233;grad&#233;e que le gouvernement mexicain s'&#233;tait vu dans l'obligation de faire savoir aux l&#233;gations &#233;trang&#232;res qu'il n'avait pas les moyens de continuer &#224; prot&#233;ger les &#233;trangers des men&#233;es r&#233;volutionnaires. Deux zones de protection des &#233;trangers avaient &#233;t&#233; constitu&#233;es dont ils avaient &#224; assurer eux-m&#234;mes la d&#233;fense. Nous les Allemands avions &#224; d&#233;fendre la premi&#232;re zone en commun avec les Japonais et l'autre devait &#234;tre d&#233;fendue par les Anglais et les Fran&#231;ais ensemble. A la l&#233;gation, on nous initia, nous les jeunes Allemands, au maniement du fusil Winchester, mais les choses n'all&#232;rent pas jusqu'&#224; des actions d&#233;fensives parce que l'int&#233;r&#234;t des &#233;trangers pour ce qui se passait au Mexique retomba rapidement. Le seul objet de nos discussions et strat&#233;gies laborieuses &#233;tait de savoir comment nous rendre en Europe. On commen&#231;a par faire le projet d'utiliser un cargo espagnol parce que les bateaux allemands risquaient d'&#234;tre intercept&#233;s. Pour la plupart, nous &#233;tions enclins &#224; penser que cette guerre allait &#234;tre l'une des plus terribles surtout si la France devait se trouver impliqu&#233;e. L'Angleterre resterait neutre probablement pour profiter de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-decoration:line-through;&#034;&gt;
On croyait &#233;galement que, dans ce contexte, la poudri&#232;re indienne exploserait&#8230; mais malheureusement, &#224; ce jour, cela n'a pas encore eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'avais pas encore id&#233;e de quelle fa&#231;on j'allais rejoindre l'Allemagne. Le voyage des r&#233;servistes &#233;tait pris en charge par le Consulat alors que, comme le Landssturm&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ndt : milices de d&#233;fense&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; n'avait pas encore &#233;t&#233; mobilis&#233;, nous, les engag&#233;s volontaires, nous devions tenter la travers&#233;e &#224; nos frais. Cependant notre entreprise allemande, la &#171; Compania Ferretera Mexicana &#187; (Compagnie des Chemins de Fer Mexicains) vint &#224; la rescousse et mit &#224; la disposition des cinq employ&#233;s qui voulaient rejoindre l'Allemagne l'argent n&#233;cessaire au voyage. On nous versa m&#234;me le salaire du mois d'ao&#251;t tout entier et la possibilit&#233; nous fut donn&#233;e de mettre le gros de nos bagages &#224; l'abri dans les locaux de la soci&#233;t&#233; pour la dur&#233;e de la guerre. L'&#233;motion grandissait d'heure en heure. Nous n'avions plus l'esprit &#224; travailler pour la soci&#233;t&#233;. Au Cercle Allemand, il y avait des all&#233;es et venues permanentes, un flot continu de rumeurs et d'informations parcourait la colonie. Des tirages sp&#233;ciaux de la Deutsche Zeitung&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ndt : Journal Allemand&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; furent distribu&#233;s en allemand et en espagnol pour faire pi&#232;ce aux &#226;neries que r&#233;pandaient d&#233;j&#224; les informations de l'Entente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 3 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, je fus &#224; nouveau invit&#233; &#224; d&#238;ner par le Consul G&#233;n&#233;ral d'Allemagne, ce que j'acceptai, mais au moment m&#234;me de quitter ma maison, je fus pris d'une crampe d'estomac qui m'obligea &#224; revenir chez moi. Je fis venir un m&#233;decin, le Docteur Hitzig, un Suisse, qui finit par arriver alors que la crise &#233;tait pass&#233;e. Il me fit diverses prescriptions, m'assura que je pourrais sans probl&#232;me me rendre en Europe et m'&#233;tablit en m&#234;me temps un certificat r&#233;dig&#233; en anglais attestant que je ne supportais pas le climat de la r&#233;gion et qu'il me fallait donc rentrer en Europe. Ce document &#233;tait cens&#233; m'&#233;viter d'&#234;tre fait prisonnier au cas o&#249; nous entrerions en guerre contre les Fran&#231;ais ou m&#234;me les Anglais. Malheureusement, les choses prirent une mauvaise tournure, comme nous le verrons plus loin mais par contre, ce document allait me rendre service &#224; moi. De nombreuses entreprises allemandes avaient mis &#224; la disposition du Consulat d'importantes sommes d'argent pour payer le voyage de ceux qui &#233;taient sans moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 4 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, le premier contingent de r&#233;servistes fut mis en route pour Veracruz alors que moi, je ne pus me joindre au deuxi&#232;me que le lendemain. La gare &#233;tait noire de monde : presque toute la colonie allemande &#233;tait pr&#233;sente, on nous couvrit de fleurs, on nous donna des cadeaux comme si nous &#233;tions en partance pour le front. En d&#233;pit des visages radieux, on ne pouvait pas s'emp&#234;cher de ressentir une certaine &#233;motion. Pour finir, nous chant&#226;mes : &lt;i&gt;muss i denn, muss i denn&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ndt : chanson populaire du soldat qui quitte sa bien-aim&#233;e&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les adieux n'en finissaient pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le train s'&#233;branla lentement avec trois-quarts d'heure de retard, tous se mirent &#224; chanter d'une voix forte et avec enthousiasme le &lt;i&gt;Deutschland, Deutschland &#252;ber alles&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ndt : hymne du Reich allemand&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le train nous emporta alors par cette merveilleuse matin&#233;e d'automne ; apr&#232;s une heure de voyage, nous passions devant les pyramides mexicaines de San Juan Teotihuacan, que j'avais pu visiter peu de temps auparavant et nous arrivions avec beaucoup de retard &#224; Veracruz vers minuit. Il nous fallut attendre quatre jours sur place avant d'avoir la possibilit&#233; de poursuivre notre route vers les Etats-Unis sur un petit caboteur norv&#233;gien. A ce moment-l&#224;, les Am&#233;ricains occupaient encore la ville mexicaine de Veracruz ; l'arm&#233;e comptait dans ses rangs de nombreux Allemands qui auraient bien aim&#233; se joindre &#224; nous. On disait m&#234;me que certains auraient d&#233;sert&#233;. Un vieux sergent me fit cadeau de sa photo avec une d&#233;dicace : &lt;i&gt;Que Dieu b&#233;nisse les arm&#233;es allemandes et leur donne la victoire.&lt;/i&gt; Un autre dont le p&#232;re avait &#233;t&#233; allemand ajouta au dessous : &lt;i&gt;never give up the ship, long life your flag&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;= n'abandonnez jamais le navire, longue vie &#224; votre drapeau&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces hommes sont peut-&#234;tre aujourd'hui contraints de se battre contre leur ancienne patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bateau &lt;i&gt;&#8216;City of Tampico'&lt;/i&gt;, sur lequel on nous obligea &#224; demeurer quatre jours, &#233;tait une vieille barge d'une incroyable salet&#233;. L'h&#233;bergement et la nourriture &#233;taient &#233;galement lamentables eu &#233;gard au prix du billet. Nous &#233;tions heureux malgr&#233; tout qu'il nous emm&#232;ne &#224; Galveston. Plus tard, au cours de notre captivit&#233;, la bonne nouvelle nous parvint que le &lt;i&gt;&#8216;City of Tampico'&lt;/i&gt; avait re&#231;u une torpille. Sur le bateau, il y avait aussi des pr&#234;tres mexicains qui fuyaient vers les Etats-Unis pour &#233;chapper aux r&#233;volutionnaires avant leur arriv&#233;e dans la capitale. Au cours du voyage, il y avait une escale obligatoire &#224; Tampico o&#249; le paquebot allemand &#8216;Antonina' &#233;tait &#224; l'ancre et contraint d'y rester jusqu'&#224; la fin de la guerre. L'&#233;quipage nous fit monter &#224; bord g&#233;n&#233;reusement cinq miches de pain et cinq f&#251;ts de bi&#232;re. Une infirmi&#232;re de la Croix Rouge qui nous accompagnait d&#233;j&#224; depuis Mexico accepta la t&#226;che de partager le pain de fa&#231;on exacte de sorte que chacun p&#251;t en obtenir une part. Au cours de la man&#339;uvre de l'entr&#233;e et de la sortie du port nous pouvions voir de nombreux h&#233;rons et des bancs de dauphins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 10 ao&#251;t&lt;/strong&gt; &#224; 11 heures du soir, &#224; demi-groggys de chaleur et de salet&#233;, nous atteignons le b&#226;timent de douane de Texas City. Apr&#232;s r&#233;cup&#233;ration de nos bagages, nous fon&#231;ons vers Galveston &#224; quatre dans une voiture de location, ville que gr&#226;ce &#224; Dieu nous atteignons apr&#232;s une heure de course &#224; si grande vitesse que c'est pour moi aujourd'hui encore un myst&#232;re que nous soyons arriv&#233;s vivants. Notre chauffeur faisait la course avec deux autres voitures bien que la route soit mal &#233;clair&#233;e et par ailleurs en tellement mauvais &#233;tat que nous &#233;tions plus souvent en l'air au-dessus des si&#232;ges que vraiment assis. Nous restons un jour et deux nuits &#224; Galveston et le &lt;strong&gt;matin du 12 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, &#224; sept heures, nous partons en train vers New-York pour un voyage de soixante-douze heures. Nos billets &#233;taient &#233;tablis via les &lt;i&gt;Chutes du Niagara&lt;/i&gt; mais nous ne pouvons pas effectuer ce trajet-l&#224; au risque de nous faire prendre par les Anglais sur le territoire canadien. L'une de mes premi&#232;res d&#233;marches &#224; New-York que nous atteignons &lt;strong&gt;le 14 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, me conduit au Consulat d'Allemagne assi&#233;g&#233; en permanence par la foule innombrable de ceux qui, en provenance de tous les coins de l'Am&#233;rique, affluent pour, comme nous, se rendre en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut attendre dix jours &#224; New York une correspondance de paquebot, ce qui nous donne assez de temps pour visiter la ville et ses gratte-ciels tellement surprenants pour nous. Dans un premier temps, des bateaux italiens sont pr&#234;ts &#224; prendre &#224; leur bord des r&#233;servistes allemands mais plus tard, cette offre est annul&#233;e par la compagnie de navigation et les billets d&#233;livr&#233;s sont repris. Le seul choix qui nous reste est soit de retourner &#224; Mexico, soit de prendre le bateau &lt;i&gt;&#8216;Nieuw Amsterdam'&lt;/i&gt; de la Ligne Holland-Amerika. Nous d&#233;cidons de choisir cette derni&#232;re option, &#233;tant donn&#233; le long voyage que nous avons d&#233;j&#224; effectu&#233;. Au cours de &lt;strong&gt;la nuit du 24 ao&#251;t&lt;/strong&gt;, vers minuit, le paquebot se met en route, salu&#233; par les acclamations d'une foule innombrable, et longe les appontements de Hoboken.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hymnes nationaux allemands sont entonn&#233;s et accompagnent notre sortie vers la nuit noire. Beaucoup sont rest&#233;s sur place, craignant d'&#234;tre intercept&#233;s pendant le voyage. Mais &#224; cet instant-l&#224;, nous, les autres, sommes d'avis que l'on ne peut pas obliger des civils &#224; descendre de leur bateau et les faire prisonniers, alors qu'ils se trouvent sur un bateau neutre qui va d'un pays neutre vers un pays comme la Hollande, neutre lui aussi. La travers&#233;e du port illumin&#233; est merveilleuse ; au passage, la grande statue de la Libert&#233; nous salue avec son flambeau &#233;clair&#233; et les gigantesques immeubles de New-York nous offrent un spectacle f&#233;erique dans l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la travers&#233;e, on organise &#224; bord des soir&#233;es r&#233;cr&#233;atives. Il y a des s&#233;ances de lecture et d'agr&#233;ables prestations musicales. Pourtant, nous ne pouvons pas &#233;chapper &#224; une certaine nervosit&#233; &#224; mesure que nous approchons du continent europ&#233;en. Muni du certificat m&#233;dical &#233;tabli au Mexique, je me sens en s&#233;curit&#233;. Par pr&#233;caution, nous avons convenu avec l'infirmi&#232;re de la Croix Rouge que nous allons faire comme si, patient et garde-malade, nous faisions le voyage ensemble. A New York d&#233;j&#224;, nous nous sommes inscrits de cette fa&#231;on dans le registre du bord et pendant la travers&#233;e, on me donne r&#233;guli&#232;rement mes gouttes &#224; prendre apr&#232;s les repas. L'excitation caus&#233;e par l'&#233;ventualit&#233; d'une capture par les Anglais grandit&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nous sommes faits prisonniers, le calvaire commence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;et voil&#224; que, &lt;strong&gt;le 2 septembre 1914&lt;/strong&gt;, jour anniversaire de Sedan, &#224; 5 heures du matin un coup de canon invite notre paquebot &#224; stopper. Nous nous pr&#233;cipitons sur le pont et dans le soleil de l'aube, nous voyons devant nous un croiseur auxiliaire arborant le drapeau tricolore. Quelques officiers fran&#231;ais viennent &#224; bord ; ils sont suivis de matelots arm&#233;s, ba&#239;onnette au canon, que l'on r&#233;partit dans le b&#226;timent. Sous la conduite d'un officier fran&#231;ais, notre bateau est contraint de suivre le croiseur auxiliaire &#8216;La Savoie' en direction de la France. Le soir, vers 11 heures, entour&#233;s de six torpilleurs et &#233;clair&#233;s de tous c&#244;t&#233;s par des projecteurs, nous entrons dans le port de Brest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, on nous informe que, avec nos bagages &#224; main, nous devons &#234;tre pr&#234;ts &#224; 5 heures de l'apr&#232;s-midi &#224; quitter le navire dans le but de subir &#224; Brest une visite m&#233;dicale, ceci valant pour tous les Allemands et les Autrichiens &#226;g&#233;s de 16 &#224; 60 ans. Muni de mon certificat dans une main et ma garde-malade &#224; l'autre, je fais de multiples d&#233;marches pour expliquer aux officiers fran&#231;ais que je suis en mauvaise sant&#233; et que je ne peux en aucun cas quitter le bord. Un officier m'indique enfin que le m&#233;decin se trouve en bas sur le bateau qui doit nous conduire &#224; terre. D&#232;s lors que j'ai quitt&#233; le &lt;i&gt;&#8216;Nieuw Amsterdam'&lt;/i&gt;, je ne peux plus revenir en arri&#232;re. L'un des derniers Allemands &#224; descendre est un certain Dr Koch qui avant d'atteindre le bateau fran&#231;ais lance un vivat tonitruant pour l'Empereur auquel nous nous joignons malgr&#233; les gardes m&#233;dus&#233;s, arm&#233;s, ba&#239;onnette au canon. R&#233;partis dans plusieurs embarcations, on nous fait traverser le grand port de Brest jusqu'&#224; un petit village de p&#234;cheurs appel&#233; Le Fret o&#249; on nous oblige &#224; descendre et &#224; nous regrouper par quatre. J'aide un malade qui ne parle pas fran&#231;ais &#224; descendre et essaye de lui trouver un transport car j'ai entendu que nous avons &#224; effectuer plusieurs heures de marche. Il s'&#233;coule un certain temps avant qu'une voiture arrive, si bien que je me trouve s&#233;par&#233; de mes amis mexicains et que je dois me joindre &#224; un groupe de Polonais. Entre temps, le malade a pu obtenir une place dans la voiture du boulanger et on nous oblige &#224; d&#233;poser dans une grange nos bagages &#224; main qui doivent &#234;tre achemin&#233;s plus tard en voiture. Un Polonais ou un Allemand du sud qui n'a pas compris cet ordre ou qui n'a pas envie de s'y conformer car il emporte dans son sac toutes ses &#233;conomies r&#233;alis&#233;es en Am&#233;rique, soit plusieurs milliers de dollars, est tu&#233; d'une balle, sans autre forme de proc&#232;s et sans qu'on ait cherch&#233; &#224; lui expliquer le probl&#232;me. Les Fran&#231;ais sont dans un tel &#233;tat d'&#233;nervement face au nombre de prisonniers - nous sommes environ 800 - , qu'ils semblent perdre la raison. Ensuite, la nuit tombe et nous traversons en marche forc&#233;e le village de Crozon pour rejoindre la citadelle qui porte le m&#234;me nom. Bien s&#251;r nous sommes l'objet d'une surveillance extr&#234;me. Un monsieur d'un certain &#226;ge qui ne peut pas supporter cette marche forc&#233;e s'effondre ; un des gardes essaye &#224; coups de pieds et de crosse de l'obliger &#224; poursuivre la marche, en vain bien &#233;videmment. Quelques-uns d'entre nous qui veulent l'aider sont renvoy&#233;s dans le rang sous la menace des ba&#239;onnettes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; FORT CROZON&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nuit tomb&#233;e, on nous fait entrer dans la forteresse, dans des casemates vo&#251;t&#233;es, &#224; 60 par pi&#232;ce, non sans avoir &#233;t&#233; fouill&#233;s minutieusement, &#224; la recherche d'&#233;pingles, allumettes, couteaux ou ciseaux. Le local, qui ressemble fort &#224; un cachot pr&#233;vu pour de grands criminels, est &#233;clair&#233; par un petit bougeoir et contient 9 lits &#224; 2 &#233;tages avec en guise de matelas des planches en bois. Dans un angle, nous trouvons un petit tas de paille, insuffisant et de beaucoup, pour satisfaire tout le monde. Il ne faut pas penser &#224; se d&#233;shabiller car nous n'avons ni notre linge de nuit, ni la moindre couverture. Plus tard, on nous apporte du pain et de l'eau et apr&#232;s cela, on nous laisse seuls, notre premi&#232;re nuit de captivit&#233; commence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impression d'&#234;tre prisonniers n'est vraiment ressentie qu'&#224; ce moment-l&#224;, lorsque nous sommes livr&#233;s &#224; nous-m&#234;mes et s&#233;par&#233;s de tous ceux que nous connaissons. Il va falloir v&#233;g&#233;ter dans un lieu comme celui-l&#224; pendant des semaines, voire des mois, sans que la fin soit pr&#233;visible ; nous sommes harcel&#233;s par cette id&#233;e. A cela s'ajoutent l'&#233;c&#339;urante habitude des Polaques de cracher, la puanteur de la paille humide des b&#226;t-flancs et enfin la situation sanitaire li&#233;e aux besoins du cycle digestif, tout cela est proprement horrible. Pour satisfaire ses besoins, il y a dans la pi&#232;ce un seau sans couvercle, utilis&#233; pendant la nuit de fa&#231;on ininterrompue. Il est facile d'imaginer l'air de la pi&#232;ce, il empeste tellement que certains de nos camarades pr&#233;f&#232;rent passer la nuit sur les dalles de pierre, &#224; l'entr&#233;e, pr&#232;s de la fen&#234;tre grillag&#233;e de rails de chemin de fer, plut&#244;t qu'&#224; proximit&#233; de ce seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, on nous donne r&#233;guli&#232;rement de l'eau le matin entre 9 et 11 heures, le midi une soupe claire avec des haricots, du riz ou &#233;quivalents et du pain, le soir &#224; 7 heures des pommes de terre avec de petits morceaux de viande et du pain. Une sortie d'une demi-heure par jour nous est accord&#233;e dans un foss&#233; profond qui fait partie de la forteresse de Crozon, &#233;videmment sous bonne garde. Apr&#232;s la promenade, nous avons la possibilit&#233; de nous laver &#224; une pompe, ce que pourtant nous &#233;vitons de faire autant que possible car l'eau est constamment sale et a mauvaise odeur. Le reste de la journ&#233;e, nous sommes bien oblig&#233;s de le passer dans la casemate &#224; faire des allers-retours de quinze pas dans la pi&#232;ce en ruminant la question de savoir quand tout cela va s'arr&#234;ter. Nous sommes &#233;videmment totalement coup&#233;s du monde ext&#233;rieur. Si des journaux ou autres sont d&#233;couverts, nous risquons la peine de mort. Un peu plus tard a &#233;t&#233; install&#233;e en bas dans la cour une cantine o&#249;, &#224; des prix inou&#239;s, on nous vend du chocolat, du vin rouge et m&#234;me du lait, etc&#8230; En fait, ce n'est pas que les prix soient tellement &#233;lev&#233;s, mais un escroc de changeur profite de la situation pour nous &#233;changer notre argent allemand ou am&#233;ricain &#224; des cours usuraires. Et il nous faut bien changer de l'argent pour mettre un peu de vari&#233;t&#233; dans notre gamelle de prisonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la premi&#232;re semaine qui nous sembla durer une &#233;ternit&#233;, on devait nous accorder l'autorisation d'envoyer du courrier en Allemagne. Mais cette autorisation fut annul&#233;e pour notre chambr&#233;e car, dans la couchette d'un camarade, avait &#233;t&#233; trouv&#233;e une pierre laissant penser que le prisonnier avait voulu faire de sa cuill&#232;re, seul &#233;l&#233;ment de couvert que nous poss&#233;dions, une lame de couteau. Toute la chambr&#233;e fut priv&#233;e de sortie pendant une semaine et le coupable eut 15 jours d'arr&#234;t de rigueur. La sensation &#233;prouv&#233;e &#224; rester huit jours enferm&#233;s dans un local comme celui-l&#224; sans sortir &#224; l'air libre ne peut &#234;tre vraiment comprise que par quelqu'un qui a connu le d&#233;but de cette captivit&#233;. Donc pas de cantine, pas de toilette et pas de courrier. Mes compagnons de cellule ne parlant pas fran&#231;ais, il me fallait jouer les traducteurs, t&#226;che ingrate car il &#233;tait quelquefois bien difficile de retransmettre en fran&#231;ais &#224; nos gardiens les souhaits des Polaques qui, le plus souvent, ne parlaient pas allemand et qui, &#224; part dans leur langue maternelle ne pouvaient se faire comprendre que gr&#226;ce &#224; quelques mots d'anglais. Ce n'est que dans ce genre de circonstances que l'on apprend &#224; appr&#233;cier &#224; sa juste valeur l'apprentissage des langues &#233;trang&#232;res et que, plus tard, on est souvent reconnaissant aux professeurs pour le mal qu'ils se sont donn&#233; pour vous les enseigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on r&#233;guli&#232;re avaient lieu des fouilles au corps et des inspections de chambr&#233;es, mon journal y a toujours &#233;chapp&#233;. S'il avait &#233;t&#233; possible de d&#233;terminer combien de temps nous allions endurer cette vie, il aurait &#233;t&#233; plus facile de supporter tout cela, mais cette incertitude et notre ennui &#233;taient un supplice. Il reste que, avec le temps, nous devenions inventifs. A l'aide d'un vieux crayon-encreur, nous tracions un damier sur des mouchoirs blancs et jouions aux dames avec des pi&#232;ces de cuivre et de nickel ; un cod&#233;tenu tr&#232;s dou&#233; r&#233;alisa avec de la p&#226;te &#224; pain qu'il avait mise de c&#244;t&#233; petit &#224; petit des pi&#232;ces d'&#233;chec en s'aidant d'un cure-ongles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, la situation devient insupportable. Tous les jours du pain et de l'eau et des haricots ou du riz en quantit&#233; insuffisante. La question du seau elle non plus n'a pas de solution malgr&#233; nos demandes r&#233;p&#233;t&#233;es. Depuis que nous avons quitt&#233; le bateau, nous n'avons pas revu nos bagages &#224; mains et donc nous sommes vraiment crasseux. Mais nos gardiens qui eux pourtant ont la possibilit&#233; de se laver, n'ont pas meilleure allure que nous : les Fran&#231;ais ont une conception surprenante de la propret&#233;. Les nuits commencent &#224; &#234;tre vraiment froides pour nous qui venons des tropiques ; certains camarades tournent en rond dans la chambr&#233;e la nuit pour se r&#233;chauffer car nous n'avons toujours pas de couvertures. De simples planches, un peu de paille dessus, la veste pli&#233;e sur les bottes en guise d'oreiller, c'est tout ; et en plus, la terrible incertitude sur la dur&#233;e de notre captivit&#233;. Quelqu'un a trac&#233; un calendrier sur le mur, si bien que nous pouvons conna&#238;tre la date du jour. Nous faisons des paris quant &#224; la dur&#233;e de la guerre et de petites diversions de ce genre nous aident &#224; passer les heures interminables de la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une crampe d'estomac me fait consulter le m&#233;decin qui r&#233;dige une ordonnance pour un bon de lait et juge n&#233;cessaire de me parler de la guerre. Il dit que les Allemands n'auraient pas d&#251; mitrailler la ville de Louvain (Belgique) comme ils l'ont fait et que, dans cette action, ils avaient tu&#233; des femmes. A ma remarque que cela ne se serait s&#251;rement pas produit si les Belges avaient d&#233;clar&#233; leur ville ouverte sans faire d'histoires et si ces femmes elles-m&#234;mes n'avaient pas particip&#233; &#224; la fusillade contre nos troupes, comme nous l'avions appris &#224; New-York, il r&#233;pond qu'il avait toujours cru que les Allemands avaient un niveau de civilisation &#233;quivalent &#224; celui des Fran&#231;ais. Par contre, il n'est pas possible de lui &#244;ter l'id&#233;e de la t&#234;te que les Fran&#231;ais prisonniers des Allemands sont plus malheureux que nous ici. Si j'avais eu plus de temps pour discuter, je lui aurais carr&#233;ment apport&#233; la preuve que cela &#233;tait tout simplement impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des maladies v&#233;n&#233;riennes, il y a parmi nous des camarades infest&#233;s de poux et de punaises, dans une autre chambr&#233;e la gale s'est d&#233;clar&#233;e. Et la lancinante question permanente : combien de temps encore ? C'est ici vraiment le bon endroit pour &#233;tudier le genre humain quand des hommes de tous les coins du monde sont rassembl&#233;s comme nous ici qui venons du Mexique, du P&#233;rou, du Guatemala, d'Ha&#239;ti, d'Argentine et de tous les coins des Etats-Unis d'Am&#233;rique, tous r&#233;unis par le d&#233;sir d'aller en Allemagne et de participer. Les plus nombreux sont les commer&#231;ants, mais il y a aussi des acteurs, des tailleurs, des artistes, des cochers, des &#233;tudiants, des gar&#231;ons de caf&#233;, des ing&#233;nieurs, des bouchers, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;SUR LE &#8216;CHARLES MARTEL'&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans l'apr&#232;s-midi du &lt;strong&gt;22 septembre&lt;/strong&gt;, on nous avise que nous devons nous tenir pr&#234;ts &#224; &#234;tre transf&#233;r&#233;s &#224; Brest le lendemain matin. Ceci provoque beaucoup d'excitation et bien &#233;videmment, les bruits et les avis les plus divers se mettent &#224; circuler. Certains pensent que nous allons au Maroc, d'autres croient &#224; un &#233;change contre des civils fran&#231;ais, prisonniers en Allemagne. Tous &#233;changent leurs adresses pour le cas o&#249; nous serions s&#233;par&#233;s. Il r&#232;gne une ambiance comme si nous allions directement en Allemagne pour &#234;tre &#233;chang&#233;s car malgr&#233; notre grande excitation, la plupart d'entre nous pensent que notre sort ne peut pas &#234;tre pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, il nous faut nous ranger par quatre en bas dans la cour apr&#232;s avoir &#224; nouveau balay&#233; notre carr&#233;e et &#233;t&#233; revigor&#233;s avec du pain et de la soupe &#224; l'eau. La gamelle sous le bras et la cuill&#232;re &#224; la main, nous partons tous et quittons Crozon le c&#339;ur l&#233;ger. Dans le village, la population nous fait la haie sans nous importuner si ce n'est que quelques vieilles femmes nous menacent du poing. Apr&#232;s avoir march&#233; une heure dans un joli paysage vallonn&#233;, nous arrivons au petit village du Fret. On nous fait monter dans des barcasses pour traverser le port et nous ramener &#224; l'endroit o&#249; avait mouill&#233; le &lt;i&gt;&#8216;Nieuw Amsterdam'&lt;/i&gt; et o&#249; maintenant se trouve l'ancien croiseur &lt;i&gt;&#8216;Charles Martel'&lt;/i&gt; d&#233;sarm&#233;. Ce dernier doit nous servir d'abri sept semaines durant. Nous ne soup&#231;onnons &#233;videmment pas que notre s&#233;jour ici va durer sept semaines, nous sommes ici par contre encore dans la terrible incertitude de ce que l'on va faire de nous et de combien de temps encore durera notre captivit&#233;. Quoi qu'il en soit, sur le vieux croiseur, nous nous sentons nettement mieux qu'&#224; Fort Crozon. En effet, ici, nous pouvons passer presque toute la journ&#233;e en haut sur le pont, expos&#233;s au soleil d'octobre encore chaud et passer notre temps &#224; courir et &#224; nous attraper. En cas de pluie et ensuite par temps froid en novembre, nous sommes limit&#233;s aux espaces situ&#233;s sous le pont et nous nous sentons tr&#232;s &#224; l'&#233;troit. Il reste que la nourriture est plus copieuse et que nous recevons les premi&#232;res lettres et les premiers colis de chez nous. Ce qui est le plus p&#233;nible, c'est le manque total d'eau douce. Tous les jours, un bateau vient de Brest nous livrer l'eau douce dont nous avons besoin ; nous devons, &#224; tour de r&#244;le, actionner la pompe pour charger sur notre bateau l'eau, qui le lendemain, nous permettra de nous laver et de pr&#233;parer nos repas. &#201;tant donn&#233;e la p&#233;nurie d'eau, il faut &#234;tre tr&#232;s &#233;conome. L'eau est transvas&#233;e dans de grands bassins et chaque groupe, car nous sommes toujours organis&#233;s en groupes comme &#224; Crozon, chaque groupe donc dispose d'un bassin pour les ablutions. Si le matin, on n'arrive pas &#224; temps sur le pont, on est oblig&#233; de se laver dans l'eau avec laquelle 59 hommes se sont d&#233;j&#224; lav&#233; le visage et les mains. Apr&#232;s que chacun a pu faire cette toilette-l&#224;, on peut, dans la m&#234;me eau, laver ses sous-v&#234;tements, puis alors seulement se laver les pieds et la partie inf&#233;rieure du corps. Pour finir, cette eau sert encore &#224; nettoyer le pont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit qu'en France le rationnement commence &lt;strong&gt;d&#232;s fin 1914&lt;/strong&gt; m&#234;me si au d&#233;part cela ne concerne que l'eau !!! De plus, on nous oblige &#224; d&#233;charger le charbon ou les provisions qui nous sont destin&#233;s et &#224; assurer le nettoyage du bateau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin septembre&lt;/strong&gt; apparaissent les premiers soldats allemands bless&#233;s. Ils viennent de l'h&#244;pital de Brest pour passer avec nous la suite de leur convalescence. C'est un grand bonheur pour nous d'avoir des compatriotes avec nous. Avides de savoir, nous n'arr&#234;tons pas de les harceler de questions ; nous voulons savoir, nous revendiquons de savoir comment vont les choses dans notre pays qu'il ne nous est pas permis de rejoindre. Les soldats allemands ont subi de graves blessures, certains souffrent beaucoup, ils ont tellement la fi&#232;vre que nous nous faisons un devoir charitable de partager avec eux les colis que nous avons re&#231;us de chez nous. Ensuite, six semaines plus tard, enfin, nous pouvons r&#233;cup&#233;rer nos bagages, nous pouvons donc fournir un minimum &#224; ces pauvres bless&#233;s qu'on nous a envoy&#233;s sans linge de rechange. Par la suite, il en vient d'autres, si bien que progressivement les r&#233;cits des malades nous permettent de nous faire une id&#233;e des horreurs de la guerre et aussi d'entendre parler de nos grands combats victorieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les descriptions les plus captivantes et les r&#233;cits les plus int&#233;ressants se tarissent, l'ennui recommence &#224; nous ronger et ne permet plus de refouler l'angoissante question : combien de temps nous faudra-t-il encore patienter ? Tous les livres d&#233;nich&#233;s aupr&#232;s des amis ont &#233;t&#233; lus et relus. On fait des patiences jusqu'&#224; l'&#233;tourdissement et toujours cette terrible incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Installation &#224; l'&#206;le Longue. Notre situation s'am&#233;liore.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre transfert &#224; l'&#206;le Longue nous arrache &#224; ces id&#233;es noires obs&#233;dantes. C'est une petite presqu'&#238;le proche de Crozon qui s'avance dans le port. Les bruits les plus d&#233;courageants pr&#233;c&#232;dent notre arriv&#233;e : nous devrons commencer par construire nous-m&#234;me le camp, il n'y a pas d'eau sur place ni non plus de possibilit&#233; de se chauffer en hiver et bien d'autres choses encore. Finalement, c'est &#224; peu pr&#232;s la situation que nous allons trouver, bien souvent m&#234;me nos pires craintes seront-elles d&#233;pass&#233;es par la r&#233;alit&#233;. Cependant l'humour grin&#231;ant propre &#224; la jeunesse permet de voir tout cela de fa&#231;on beaucoup moins sombre que c'est dans la r&#233;alit&#233;. Nous sommes contents d'aller et venir dans le camp maintenant, de faire semblant d'&#234;tre pr&#234;ts, comme le souhaite le gouvernement fran&#231;ais, &#224; suer sang et eau pour construire nos baraquements et les chemins alors qu'au fond cette occupation nous permet de conserver notre bonne humeur et notre humour. Plus difficile est la situation de ceux qui n'ont ni famille proche ni cousins pour envoyer de temps &#224; autre un colis ou de l'argent et qui pour cette raison d&#233;pendent de la g&#233;n&#233;rosit&#233; des autres camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, au fil du temps, la vie s'organise comme dans un petit village, certains sont pr&#234;ts &#224; faire la lessive des autres pour de l'argent, &#224; nettoyer v&#234;tements et autres ou &#224; repriser les chaussettes, &#224; vous remplacer si vous n'avez pas envie de faire quelque travail command&#233;, etc... Depuis que les Fran&#231;ais commencent &#224; comprendre que nous ne sommes pas des vrais barbares, ce qui se dit encore de nous dans les journaux fran&#231;ais, et depuis que l'opinion est convaincue que les Fran&#231;ais sont bien trait&#233;s en Allemagne, on nous accorde progressivement un peu plus d'autonomie. Bien s&#251;r, nous n'avons pas l'autorisation de quitter le camp mais l'organisation interne du camp est presque exclusivement du ressort des Allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont surtout les nombreuses [menaces de] [NDT] repr&#233;sailles allemandes qui expliquent ces faveurs, ces repr&#233;sailles [menaces, NDT] ayant &#233;t&#233; rendues n&#233;cessaires au vu des traitements horribles auxquels avaient &#233;t&#233; soumis nos compatriotes en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut une ann&#233;e enti&#232;re (= &lt;strong&gt;fin 1915&lt;/strong&gt;) pour que nous obtenions enfin l'autorisation de cr&#233;er un terrain de sports. Depuis, nous jouons beaucoup au football, au hockey et m&#234;me aux quilles et au tennis. Le dimanche, l'orchestre du camp donne des s&#233;ances r&#233;cr&#233;atives l'apr&#232;s-midi et l'association de la chorale des Allemands de l'&#206;le Longue offre de tr&#232;s beaux concerts. Depuis peu, nous avons m&#234;me un th&#233;&#226;tre o&#249;, avec go&#251;t et s&#233;rieux, vont &#234;tre donn&#233;es par un com&#233;dien professionnel des pi&#232;ces comme &#171; die R&#228;uber &#187;, &#171; die versunkene Glocke &#187;, &#171; der Pfarrer von Kirchfeld &#187;, et d'autres encore. Pourtant, malgr&#233; toutes ces possibilit&#233;s de se distraire, il y a toujours la cl&#244;ture de barbel&#233;s, la captivit&#233;. La lecture des journaux fran&#231;ais est autoris&#233;e, celle des journaux allemands strictement interdite. En fait, cette interdiction n'emp&#234;che pas que, le jeudi, &#224; la distribution des colis, nous faisons passer en cachette les journaux allemands les plus r&#233;cents et que gr&#226;ce &#224; cela, nous pouvons f&#234;ter ensemble toutes les victoires remport&#233;es par nos soldats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'animation intellectuelle, quelques camarades ont fond&#233; un journal du camp appel&#233; &#171; die Insel-Woche &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;= l'Hebdo de l'&#206;le&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce journal, distribu&#233; tous les dimanches matins et reproduit sur un hectographe a pu exister pendant plusieurs semaines sans que le commandement du camp le sache. C'est par hasard que la chose s'est &#233;bruit&#233;e et il a alors &#233;t&#233; rendu obligatoire de d&#233;poser un exemplaire sur le bureau du commandant pour la censure. En plus de ce qui s'est pass&#233; dans la semaine au camp, l'Hebdo de l'&#206;le parle du front, publie des articles scientifiques et m&#234;me de jolis dessins et de beaux po&#232;mes. C'est ainsi que, par exemple, la couverture du num&#233;ro de &lt;strong&gt;No&#235;l 1915&lt;/strong&gt; portait le po&#232;me suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center;&#034;&gt; Les routes sont brillantes, les bois sous la neige,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ton pays te salue dans son habit de No&#235;l&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ceux qui t'aiment, retourn&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; leur solitude, pensent &#224; toi, &lt;br class='autobr' /&gt;
Tu es dans leurs pens&#233;es fid&#232;les,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toi, ils ont donn&#233; &#224; No&#235;l encore un air de f&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
En pens&#233;e si souvent d&#233;j&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont souhait&#233; tellement pour toi la libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne laisse pas g&#226;ter la magie du sapin de No&#235;l&lt;br class='autobr' /&gt;
Pense &#224; ceux qui te sont chers, ils pensent &#224; toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus, dans le journal on annonce les r&#233;sultats des comp&#233;titions, on publie le programme des concerts. Dans le num&#233;ro 30 &lt;strong&gt;(23 janvier 1916)&lt;/strong&gt; para&#238;t un article sous le titre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'hygi&#232;ne est-elle le fondement de la civilisation ?&lt;/strong&gt; qui traite de la mauvaise qualit&#233; du pain qui nous a &#233;t&#233; servi pendant une p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur y &#233;crit entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tout Allemand &#224; l'&#233;tranger, qu'il y soit de son plein gr&#233; ou non, est fier des r&#233;sultats obtenus par l'Empire allemand pour ses exportations de mat&#233;riel p&#233;dagogique. Ces messieurs de Brest charg&#233;s de cuire notre pain semblent avoir bien du mal &#224; prendre leur t&#226;che au s&#233;rieux. Nous en voyons la preuve dans certains cas r&#233;cents qui se font de plus en plus nombreux. Par exemple, on trouve dans le pain de la ficelle, des queues de souris, des cafards, des souris tout enti&#232;res et derni&#232;rement m&#234;me les restes de l&#233;gumineuses dig&#233;r&#233;es par un cheval, ce qu'on appelle d'une fa&#231;on habituelle crottin de cheval. Ces cas sont prouv&#233;s de fa&#231;on irr&#233;futable, ils restent inacceptables. Le prisonnier qui est bien oblig&#233; de se contenter de ce pain, consid&#232;re cela comme le signe patent du peu de cas que l'on fait de personnes sans d&#233;fense. La presse fran&#231;aise ne tarit pas d'&#233;loges sur la civilisation atteinte par sa glorieuse nation. Mais il me semble que les lecteurs de cette presse ont quelque peine &#224; saisir le sens des grands discours. L'un des premiers fondements de la vraie civilisation, c'est l'hygi&#232;ne. Est-ce qu'on peut d&#233;fendre un id&#233;al de civilisation par la parole ou encore par les armes, si l&#8216;on est h&#233;sitant en mati&#232;re d'hygi&#232;ne ? &#187;&lt;/i&gt; Etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cet article, le journal du camp, seul de ce genre en France, fut interdit, de m&#234;me tout concert et pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre. L'auteur de l'article fut puni de trente jours d'arr&#234;t de rigueur,&#8230; cependant la qualit&#233; du pain s'am&#233;liora.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Enfin la libert&#233;, mais par &#233;tapes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin 1915&lt;/strong&gt;, dans les journaux fran&#231;ais et allemands, commencent &#224; circuler des rumeurs concernant d'&#233;ventuels &#233;changes de prisonniers via la Suisse. Dans un premier temps, on croit pr&#233;f&#233;rable de ne pas accorder de valeur &#224; ces rumeurs, mais ensuite la question revient dans les conversations et finalement, on s'accroche &#224; cet espoir, comme une personne qui se noie &#224; un f&#233;tu de paille. Soudainement, une grande partie d'entre nous tombe malade, on se souvient de maladies qu'on a depuis longtemps oubli&#233;es et on cherche quelles maladies on pourrait bien invoquer. Notre patience est encore cette fois mise &#224; rude &#233;preuve, plus de quatre mois passent avant que la perspective de la venue d'une commission m&#233;dicale suisse semble se rapprocher. Comme les dix-huit premiers mois de notre captivit&#233;, les jours qui pr&#233;c&#232;dent l'arriv&#233;e des m&#233;decins suisses finissent par s'&#233;couler et effectivement, le &lt;strong&gt;6 avril 1916&lt;/strong&gt; a lieu le grand examen m&#233;dical pour ceux qui s'&#233;taient d&#233;clar&#233;s malades. Presque tous tentent leur chance, alors pourquoi pas moi avec mon certificat &#233;tabli &#224; Mexico ? &#199;a ne peut pas &#234;tre pr&#233;judiciable, donc j'y vais. Je suis l'un des derniers &#224; subir l'examen et &#8230; suis class&#233; bon pour la Suisse. Il n'y a pas de mots pour dire la joie que j'&#233;prouve de sortir de ce camp entour&#233; de barbel&#233;s et d'&#234;tre enfin trait&#233; &#224; nouveau comme un homme. Le dimanche de P&#226;ques &lt;strong&gt;23 avril 1916&lt;/strong&gt;, nous quittons l'&#206;le Longue, tr&#232;s envi&#233;s par les camarades qui restent. Nous sommes bloqu&#233;s &#224; Lyon, &#224; la fronti&#232;re suisse, pendant quatre jours pour un nouvel examen m&#233;dical. Parmi les 200 hommes qui avaient &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s pour aller en Suisse, 60 sont renvoy&#233;s &#224; l'&#206;le Longue et nous sommes vraiment navr&#233;s de devoir prendre cong&#233; de ces malheureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 1er mai (1916)&lt;/strong&gt;, nous quittons Lyon et arrivons &#224; Gen&#232;ve le soir &#224; 11 heures. Dans le train, les accompagnants sont d&#233;j&#224; des membres de la Croix Rouge suisse ; cependant nous avons l'impression qu'il faut attendre d'avoir pass&#233; la fronti&#232;re pour nous r&#233;jouir vraiment et c'est ce que nous faisons. Apr&#232;s la fronti&#232;re &#233;clatent des cris de joie indescriptibles auxquels r&#233;pondent les cris de joie des &#233;coliers suisses. C'est un d&#233;bordement de joie et de bonheur comme j'en ai rarement v&#233;cu. Nous sommes enfin d&#233;livr&#233;s de l'ennemi et en terrain neutre, pas de cl&#244;ture de barbel&#233;s ni de ba&#239;onnettes. Notre travers&#233;e de la Suisse prend l'allure d'une marche triomphale. A Gen&#232;ve, on nous couvre de fleurs, on nous donne des provisions. A chaque gare, on nous accueille en chansons, avec des fleurs et des cadeaux. A Berne, nous croisons un train de prisonniers fran&#231;ais en provenance d'Allemagne, ils ne semblent pas moins heureux que nous. Nous sommes r&#233;partis dans divers cantons suisses et c'est la raison pour laquelle il nous faut nous s&#233;parer de nombreux camarades pour poursuivre notre voyage. &lt;strong&gt;Le 2 mai&lt;/strong&gt; vers 11 heures, nous atteignons Saint-Gall o&#249; &#224; nouveau on nous a pr&#233;par&#233; un superbe accueil. On nous ravitaille et par un chemin de fer de montagne, nous montons dans l'alpe de Appenzell o&#249;, en cette saison, les arbres fruitiers sont en pleine floraison. Ce voyage restera toujours dans ma m&#233;moire. Sur tout le parcours, depuis les maisons, on nous fait des signes de la main ; dans les petites gares, des enfants approchent du train avec des corbeilles de fleurs et des cadeaux pour nous &#234;tre agr&#233;ables. A Teufen, notre gare de destination, une &#233;quipe de secouristes suisses et les enfants de l'&#233;cole nous conduisent au sanatorium de Bad Sonder o&#249; nous devons nous remettre de la captivit&#233;. Apr&#232;s avoir pass&#233; l&#224; un vraiment bel &#233;t&#233; au cours duquel nous avons la possibilit&#233; de parcourir les belles montagnes de l'Alpstein, je me fais inscrire &#224; la soci&#233;t&#233; allemande de secouristes de Saint-Gall qui m'embauche dans le service d'assistance aux survivants et aux invalides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant une ann&#233;e je peux &#234;tre au service des victimes de la guerre mais pour les seules familles et invalides qui r&#233;sidaient en Suisse avant la guerre et n'avaient pas renonc&#233; &#224; la nationalit&#233; allemande. &lt;strong&gt;Fin septembre 1917&lt;/strong&gt;, je suis l'un des privil&#233;gi&#233;s &#224; pouvoir, pour raison de sant&#233;, &#234;tre &#233;chang&#233; et retourner chez moi. Je ne veux pas croire &#224; mon bonheur mais le 22 septembre, nous passons la fronti&#232;re et entrons en Allemagne. Apr&#232;s un bref s&#233;jour &#224; Constance, on nous laisse rentrer chez nous. Les vacances tellement d&#233;sir&#233;es apr&#232;s 4 ans d'&#233;loignement de la maison refoulent dans l'inconscient tout ce que je viens de vivre, au point m&#234;me que j'oublierais presque mes pauvres camarades encore en captivit&#233;. J'ai certes des &#233;changes &#233;pistolaires avec eux mais je reprends conscience de leur triste situation gr&#226;ce &#224; un article de la &lt;i&gt;Inselwoche&lt;/i&gt; qui vient de repara&#238;tre. Cet article s'adresse aux repr&#233;sentants neutres de la Croix Rouge Internationale qui viennent de se concerter sur le sort des prisonniers ; c'est un appel au secours des prisonniers, enferm&#233;s depuis le d&#233;but de la guerre derri&#232;re les barbel&#233;s, &#233;puis&#233;s physiquement et moralement par les ann&#233;es de captivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Comme il est amer de constater, dit l'auteur de l'article, que pendant des ann&#233;es, nos autorit&#233;s elles-m&#234;mes n'ont rien fait pour nous les prisonniers civils, si ce n'est pour de rares groupes. La Croix Rouge elle m&#234;me admet s'int&#233;resser dans une moindre mesure aux prisonniers civils allemands ; comment sinon se ferait-il que, selon l'aveu de la derni&#232;re commission en Suisse, une large part des collectes populaires effectu&#233;es en Allemagne pour les prisonniers de guerre, aille aux camps militaires et par contre quasiment rien aux prisonniers civils. Certes, nous sommes fiers d'avoir r&#233;ussi &#224; trouver jusqu'&#224; maintenant dans le camp lui-m&#234;me les moyens d'att&#233;nuer la mis&#232;re des prisonniers, pourtant nous sommes au bout de nos forces, parfois aussi au bout de notre volont&#233; de lutter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, si ces jours-ci, au si&#232;ge de la Croix Rouge &#224; Gen&#232;ve, les d&#233;l&#233;gu&#233;s danois, hollandais, norv&#233;giens, su&#233;dois et espagnols du CICR se concertent sur la situation des prisonniers de guerre et sur les moyens &#224; mettre en &#339;uvre pour les soulager avant l'hiver qui approche, nous voudrions rappeler de fa&#231;on pressante &#224; ces messieurs de ne pas oublier non plus les prisonniers civils, intern&#233;s le plus souvent au cours des premiers mois de la guerre en 1914. Mettez-nous o&#249; bon vous semble, mais sortez-nous des camps entour&#233;s de barbel&#233;s. Nous savons que la situation actuelle dans le monde n'est pas reluisante. Nous ne demandons pas de vivre dans l'abondance et les plaisirs, nous voulons seulement retrouver enfin notre libert&#233; et notre travail. Si les souffrances innombrables de la guerre mondiale ont &#233;mouss&#233; chez vous le sentiment de compassion, nous ne voulons pas de votre piti&#233;. Nous avons le droit d'&#234;tre libres, nous qui avons &#233;t&#233; faits prisonniers alors que nous n'avions pas les armes &#224; la main. Nous en appelons &#224; votre sens du droit. Et si les gouvernements en guerre, confront&#233;s &#224; tous les autres soucis de l'heure, ne peuvent pas se mettre d'accord &#224; notre sujet, nous, les prisonniers civils, nous attendons de vous, les neutres de Gen&#232;ve, que r&#233;unit l'insigne de la Croix Rouge, que vous trouviez un accord &#224; notre sujet et que vous nous rendiez la libert&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesdames et messieurs, imaginez-nous, apr&#232;s trois ann&#233;es de triste captivit&#233;, &#224; la merci d'une puissance &#233;trang&#232;re, sans le droit de dire un mot, parqu&#233;s dans un enclos entour&#233; de barbel&#233;s, sans perspective de lib&#233;ration prochaine, alors vous comprendrez l'appel qui nous parvient depuis le pays ennemi et auquel nous devrions accorder plus d'attention. Esp&#233;rons que les n&#233;gociations dont parlait ces jours-ci la Frankfurter Zeitung et qui se d&#233;roulent en Suisse entre la France et l'Allemagne permettront de rapatrier en Allemagne beaucoup de nos compatriotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensons aux jeunes que la captivit&#233; prive des plus belles ann&#233;es de leur vie. C'est ce que dit d&#233;j&#224; Eichendorff dans le joli po&#232;me que lira tout &#224; l'heure Monsieur Knippenberg :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center; font-style: italic;&#034;&gt;&#171; Quiconque qui veut courir le monde, doit emmener sa mie &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi la complainte de Heinrich F&#252;hrer, prisonnier dans un camp &#224; Montauban, dans son po&#232;me :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center; font-style: italic;&#034;&gt; &#171; Comme l'abeille &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center; font-style: italic;&#034;&gt; Une abeille, priv&#233;e de toute volont&#233;, inconsciente&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parfum des roses rouges avait enivr&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et m&#234;me lorsque je la vins d&#233;ranger, l'&#233;cartai de la fleur, &lt;br class='autobr' /&gt;
la posai sur le sol, d'un coup d'aile y retourna !&lt;br class='autobr' /&gt;
Buvant ainsi tes baisers &#224; tes l&#232;vres rouges comme roses, &lt;br class='autobr' /&gt;
je me laisserai enivrer de plaisir et de bonheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Regardant au fond de tes yeux, enchant&#233; par ta s&#233;duction, &lt;br class='autobr' /&gt;
nageant dans le bonheur en &#233;coutant tes mots d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne devons pas non plus oublier tous les p&#232;res de famille &#233;loign&#233;s des leurs depuis si longtemps. Les pens&#233;es qui les lient &#224; leur village sont exprim&#233;s de fa&#231;on saisissante dans le po&#232;me intitul&#233; &lt;i&gt;Sehnsucht&lt;/i&gt;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;= nostalgie&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;crit par un prisonnier au sud de la France :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center; font-style: italic;&#034;&gt; Tous les matins, mon fils, lorsque se l&#232;ve le soleil &lt;br class='autobr' /&gt;
Et tous les soirs quand, fatigu&#233;, il se cache&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon &#226;me est en qu&#234;te de toi...&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; que tu sois, mes pens&#233;es sont sur toi,&lt;br class='autobr' /&gt;
toutes mes pens&#233;es, bonnes et pures,&lt;br class='autobr' /&gt;
voudraient t'apporter des bienfaits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et mes pauvres mains n'ont, jour apr&#232;s jour, &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'une seule envie : serrer ta t&#234;te blonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux po&#232;mes est exprim&#233; le d&#233;sir d'&#234;tre enfin d&#233;livr&#233; de cette captivit&#233; contre nature. Aidons les prisonniers que nous connaissons personnellement, soulageons leur douleur de l'&#233;loignement par des lettres et des attentions et nous pourrons &#234;tre s&#251;rs de leur reconnaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise d'exemple, voici un petit po&#232;me de Burmester, prisonnier au camp de La Mure :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center; font-style: italic;&#034;&gt; Si, apr&#232;s de dures &#233;preuves,&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai la chance de rentrer &lt;br class='autobr' /&gt;
Jamais femmes g&#233;n&#233;reuses&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne vous oublierai
&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;
Pour tout l'amour dont vous avez &#233;t&#233; capables&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette p&#233;riode&lt;br class='autobr' /&gt;
Je rendrai la pareille &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Celle &#224; qui je donnerai mon c&#339;ur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je termine mais ne veux pas oublier de vous remercier de votre amicale pr&#233;sence, de dire &#233;galement merci aux artistes qui ont accept&#233; d'agr&#233;menter cette soir&#233;e, sans omettre ceux qui ont eu la bont&#233; de prendre en charge l'ensemble des co&#251;ts engendr&#233;s par notre r&#233;union. La recette int&#233;grale pourra donc &#234;tre vers&#233;e &#224; l'association allemande d'entraide de l'&#206;le Longue au profit des camarades n&#233;cessiteux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ndt : milices de d&#233;fense&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ndt : Journal Allemand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ndt : chanson populaire du soldat qui quitte sa bien-aim&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ndt : hymne du Reich allemand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;= n'abandonnez jamais le navire, longue vie &#224; votre drapeau&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;= l'Hebdo de l'&#206;le&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;= nostalgie&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paul Friederich's memory album</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Paul-Friederich-s-memory-album</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Paul-Friederich-s-memory-album</guid>
		<dc:date>2023-01-12T19:50:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sabine</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Between 1914 and 1919, more than 5,000 men from the Central Powers were imprisoned in the camp on &#206;le Longue, from 1916 onwards civilian internees only. It is the goal of the Association &#206;le Longue to research the history of this camp. To achieve this, testimonies of former prisoners are of the utmost importance but, after some 100 years' time, hard to come by. Quite often, unfortunately, looking for them often turns out to be a wild goose chase. If we are really lucky, we find descendants. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Testimonies-of-some-internees-" rel="directory"&gt;Testimonies of some internees&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Between 1914 and 1919, more than 5,000 men from the Central Powers were imprisoned in the camp on &#206;le Longue, from 1916 onwards civilian internees only. It is the goal of the Association &#206;le Longue to research the history of this camp. To achieve this, testimonies of former prisoners are of the utmost importance but, after some 100 years' time, hard to come by. Quite often, unfortunately, looking for them often turns out to be a wild goose chase. If we are really lucky, we find descendants. With even more luck, the families of these descendants have kept letters, drawings, photos, even diaries, dating back to the years a family member spent in the &#206;le Longue camp. Paul Friederich created a memory album now belonging to his grandson, Harald Vollmer. It was by mere coincidence and a roundabout way that I came across him.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH276/page_3-2-7e518.jpg?1793975332' width='500' height='276' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 3 - Paul Friederich - Ile Longue February 1917 and July 3rd 1918
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Memory album Paul Friederich, private documents, descendants of Paul Friederich
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/br&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich never talked about the years he spent imprisoned, at least not to his grandchildren &#8211; in this respect, he does not differ from many internees. As opposed to those internees whose testimonies the Association &#206;le Longue has published on its website, he left behind almost no written documents concerning his five years of internment &#8211; but he did leave behind a memory album with photos showing his fellow internees and their respective activities as well as the layout of the camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In their entirety, however, those photos allow us to draw conclusions. Further details were uncovered by talking to grandson Harald Vollmer and a former neighbour of Paul Friedrich's, Ewald Lehrer. Two letters written by Paul Friederich in 1919 offer a glimpse into his emotional condition after five years of internment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Born in 1887 to a well-to-do family in Stuttgart, he went to university and graduated with a diploma in business administration. In 1913, a year before the Great War, he was employed at Fr&#233;d&#233;ric Jung's company in Le Havre. Among the descendants' documents, there is a letter written by him to his parents dating from that time. From this letter, we learn that Paul Friederich knows both Paris and London. Le Havre does not seem to be a match and Paul Friederich longs to return home. However he continues &#8220;But I am hearing much French and I am already able to converse quite well, I seem to learn this language faster than English.&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Letter from Paul Friederich to his parents, November 14th, 1913, private (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; His personal files from both Dinan and &#206;le Longue note his proficiency in French.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When war broke out Paul Friederich was in Belgium, on the road to join his regiment in Germany. On August 4th, 1914, he was arrested in Brussels, at the main station.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
According to the State Archives of Belgium (Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume) many of the &#8220;hostile subjects&#8220; detained in Belgium were liberated by the invading German troops. Some of them, however, remained under the control of the retreating Belgian forces and, after the end of mobile warfare, were handed over to French authorities for internment.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;e-mail of the State Archives of Belgium (Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume), (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Paul Friederich is among the latter &#8211; after having been detained in Bruges for a time unknown to us, he was interned in France, first in Dinan, then, from autumn 1915, on &#206;le Longue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All but one of the photos taken between 1914 and 1919 Paul Friederich stuck into his album recall the years he spent in the &#206;le Longue internment camp (the one exception being one depicting him in the camp in Dinan).&lt;br class='autobr' /&gt;
What story do these photos tell ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Obviously his first &#8220;home&#8221; was barrack No. 65 (album page 6, center : &#8220;Hansgeorg von Wurmb, my neighbour and speaker of barrack No. 65&#8221;). Later he moved to barrack No. 66 (e.g. album page 7, top : &#8220;group 66&#8221;). Another photo shows him surrounded by &#8220;his Turks&#8221; from barrack No. 66 (album page 7, bottom). He stayed in barrack No. 66 from August 1916 through November 1918 (album page 12, bottom). A caption below the bottom photo on page 9, taken in 1919, mentions a room of his own (it does not mention in which barrack). This was possible from 1916, when the prisoners of war (soldiers) had been moved and only civilian internees stayed in the camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many of the photos depict those fellow prisoners who had passed through the same stages as he &#8211; namely, being arrested in Belgium, often Brussels, detained in Bruges and moved to &#206;le Longue via Dinan. Internees Adolf Brensing, Otto Eberhardt, Carl Goetz, Carl Haas, Otto Reiss and Friedrich Riedel belong to that category. Paul Friederich maintained private communications with Adolf Brensing and Carl Goetz well into the 1920s, with Max Reiss even till the 1950s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hand-written captions added in later years show these photos to have played an important role in Paul Friederich's life. On page 4 for example he does not only note visits from Max Reiss, but also Otto Eberhardt's career during the years of National Socialism.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;5 ; last viewed March 25th, 2022. In this context, the fact that Otto (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich played on the &#8220;Alte Herren&#8221; team of the &#8220;Sports fans&#8221; soccer club (&#8220;Sportfreunde&#8221;) (album pp 8). In addition to soccer, he seems to have been interested in the performances of the camp's theatre (album pages 13, 14).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;His language skills made it possible for him to serve as one of Monsieur Godard's &#8220;secretaries&#8221; (see album page 11, top). This Monsieur Godard seems to have been some sort of head of the camp's filing record office. At least to some degree, files were probably kept by internees.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich is able to afford an &#8220;orderly&#8221;, Nouri Moussa - at least this is true for 1919 (album page 9, bottom). Nouri Mousssa is the only internee from the Ottoman Empire of whom an individual photo exists which enables us to know his face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are clues hinting at the facts that Paul Friederich was both quite well off financially (he is probably supported by his parents) and an integral member of a circle of friends. These clues take the form of two menus of Christmas dinners (album pages 14 and 15-17). In both cases an elaborate order of courses is printed onto a personalized, elaborately designed menu card.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even if Paul Friederich belonged to the group of rather privileged internees, he was still not free.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On August 1st, 1919, he addressed a letter to &#201;mile Vandervelde, then Belgian Minister of Justice. He describes the desperate situation of the internees which lacks any perspective.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Friederich, letter to &#201;mile Vandervelde, Belgian Minister of Justice, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; He points out that the civil internees live in complete darkness regarding their possible liberation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#206;le Longue, August 1st, 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Finist&#232;re, France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E. Vandervelde, Esq.&lt;br class='autobr' /&gt; Minister of State, Government of Belgium&lt;br class='autobr' /&gt; B R U S S E L S&lt;br class='autobr' /&gt;
Your Excellency,&lt;br class='autobr' /&gt;
the undersigned, P. Friederich, takes the liberty to submit the following request on behalf of a group of internees to your Excellency :&lt;br class='autobr' /&gt;
At the beginning of the war, on August 22nd, 1914, the Belgian authorities directed a certain number of German civil internees from Bruges, where they had been gathered, to France. This very group of civilian internees &#8211; some members of which you made the acquaintance of when visiting Bruges &#8211; are still imprisoned in the &#206;le Longue camp (Finist&#232;re). In spite of the peace agreement and the ensuing ratification of the treaty by the German government, they are still absolutely ignorant regarding their fate and the date of their release. It has been in vain that they have awaited the order of their release, and the hope of gaining their liberty come the first days of peace is becoming increasingly weaker. The stressful mood and mental afflictions caused by this situation and five years of internment have reached a degree that may only be called insufferable. This is even more understandable since letters from Germany have arrived on a daily basis from which they learn that convoys of civil internees are arriving in Germany. This makes their families wonder why of all things it is that their loved ones (fathers, brothers, sons) are not among them. We have had no opportunity at all to verify these reports. However, in the case that these repatriations have really started, we dare to hope that the Belgian authorities will agree that the internees of Ile Longue &#8211; who have been imprisoned since the beginning of the war &#8211; will be released as soon as possible&lt;br class='autobr' /&gt;
p.t.o.&lt;br class='autobr' /&gt;
due to the seniority mentioned above. We feel even more entitled to nurse this hope since we have read that the Belgian government has signed the treaty and the establishing of diplomatic relations is reported to be imminent.&lt;br class='autobr' /&gt;
We permit ourselves to add that, while we are awaiting the final order of our release, a notification issued by the Belgian government regarding the approximate date of this event would ensure a distinct improvement of the situation since it would put an end to the unnerving insecurity presently tormenting us. This notification might be relayed by the Embassy of the Netherlands or the French authorities.&lt;br class='autobr' /&gt;
We do hope that Your Excellency is willing to intervene on our behalf by deciding this request in our interest. - We would be infinitely relieved of any positive answer Your Excellency might give us and we want to assure you of our gratitude for every step taken in this line.&lt;br class='autobr' /&gt;
Please accept our expressions of highest esteem,&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich&lt;br class='autobr' /&gt;
Civil internee on Ile Longue, Brest&lt;br class='autobr' /&gt;
France, Finist&#232;re department&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich's letter to &#201;mile Vandervelde, Belgian Minister of Justice&lt;br class='autobr' /&gt;
August 1st, 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : private documents, descendants of Paul Friederich&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Three weeks later, on August 23rd, 1919, Paul Friederich mailed a letter to the Prefect of the Finist&#232;re department. This letter is on his behalf only. He refers to serious health problems, namely depression and cardiac disorders. He points out that a year earlier, he was scheduled to be released prematurely to Switzerland ; however, this had never happened.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Friederich, letter to the Prefect of the D&#233;partement Finist&#232;re, August (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ile Longue, August 23rd , 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
To the Prefect of the Finist&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Q u i m p e r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr Prefect,&lt;br class='autobr' /&gt;
I take the liberty to ask you to investigate the matter submitted in the event an immediate response regarding my request should seem impossible.&lt;br class='autobr' /&gt;
It has been more than a year since the camp physician of Ile Longue, Herv&#233;, suggested my internment in Switzerland. He came to that conclusion on account of my bad physical condition and my suffering from a serious depression and cardiac insufficiency. A little later, in the course of their inspection, I was presented to the French-Swiss commission. The physicians of said commission proposed my internment in Switzerland for a second time. I was informed I could join a convoy scheduled to take place before long &#8211; but unfortunately, this convoy never left. Again, on July 19th, 1919, Mr Herv&#233; who had attended me, noted that my physical condition was increasingly deteriorating and that I suffered from a pronounced cardiac insufficiency. He proposed my repatriation. But in vain &#8211; I am still awaiting a decision. - For me it is devastating to see my hopes shattered, one after another. You will surely comprehend that all these disenchantments will further impair an already weak physical condition. I appeal to your feelings of humanity to kindly take measures that make my repatriation - which has been proposed and awaited so often &#8211; become a reality.&lt;br class='autobr' /&gt;
Respectfully,&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich's letter to the Prefect of the Finist&#232;reAugust 23rd, 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : private documents, descendants of Paul Friederich&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We do not know what the responses to these letters were. However, we do know that Paul Friederich was only released in October 1919.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After his release Paul Friederich married. He became a father. He was a successful businessman and travelled a lot. He was reputed to be a reckless driver and was an enthusiastic hunter. He was also a Freemason &#8211; whether he joined them during the years of his internment has remained unknown to us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich never talked about the years of his internment. BUT he kept the photos and maintained friendships formed in &#206;le Longue. He was an enthusiast of alpine ski treks. A text written by him which he had framed is known in the family as &#8220;Ode to the mountains. It explains the connection between an internment camp in Finist&#232;re and ski-trekking in the Alps. We don't know WHEN Paul Friederich wrote this text. This is how it begins :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;When I went to the mountains after the war, searching for freedom and deliverance from five years of barbed wire, their magic seized me and never let me go.&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;So-called &#8220;Ode to the mountains&#8220;, undated, private documents, descendants of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Emphasis added by the author.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich died in 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I would like to thank Harald Vollmer for his kindness, openness and trust. And thank you, Ewald Lehrer, for connecting us.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Paul Friederich's memory album&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;172&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_photo_1-3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH243/page_4_photo_1-3-0f73c.png?1793975333' width='500' height='243' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 4 - Photo 1 -
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Otto Eberhardt Ile Longue July 3rd, 1918, on the right : member of the &#8220;Gauleitung&#8220; in Thuringia during the Nazi period
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1298 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;215&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_photos_2_et_3-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH338/page_4_photos_2_et_3-2-d36ab.png?1793975333' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 4 - Photos 2 et 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Max Reiss from Hamburg visited Paul and [&#8230;] in &#214;tisheim 1951/52 - Carl Goetz from Frankfurt am Main - later CEO and chairman of the supervisory board of the Dresdner Bank
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1299 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_5_photo_du_haut-3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH275/page_5_photo_du_haut-3-95205.png?1793975333' width='500' height='275' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 5 - Photo 1 - Max Reiss 1919.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;106&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_5_photos_du_bas-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH333/page_5_photos_du_bas-3-5b1ea.jpg?1793975333' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 5 - Photos 2 and 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Adolf Brensing from Moresnet - Leopold Ullrich from Altkirch
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;92&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_haut-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH234/page_6_photo_du_haut-3-9cd2e.jpg?1793975333' width='500' height='234' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Spring 1919 Ile Longue - Ullrich &#8211; Friederich &#8211; Ebert
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1302 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_milieu-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH294/page_6_photo_du_milieu-3-18ddf.jpg?1793975333' width='500' height='294' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Hansgeorg von Wurmb, my neighbour in barrack 65 and spokesman of that barrack.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1303 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_bas-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH222/page_6_photo_du_bas-3-85f4a.jpg?1793975333' width='500' height='222' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Barrack 65 (top) - Hansgeorg von Wurmb (left) - Wilhelm Meyer-Niemann (right)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1304 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH269/page_7_photo_1-3-50d44.jpg?1793975333' width='500' height='269' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 1 - Group 66
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1305 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH258/page_7_photo_2-3-94da3.jpg?1793975333' width='500' height='258' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 2 - Group 67
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1306 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_7_photo_3-3-fc2b0.jpg?1793975333' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Among my Turks of barrack 66 - arrow : Paul
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1307 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_8_photo_1-3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_8_photo_1-3-2c959.png?1793975333' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 1 - Group 65
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;136&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_8_photo_2-3-6ad25.jpg?1793975333' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : Soccer club &#8220;Sports Fans&#8220; - &#8220;Alte Herren&#8220; - Captain M&#246;bius - arrow : Paul
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1309 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH267/page_8_photo_3-3-8192b.jpg?1793975333' width='500' height='267' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : &#8220;Sports Fans&#8220;,first team squad.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;175&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH299/page_9_photo_1-3-5333c.jpg?1793975333' width='500' height='299' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : First photo taken during my imprisonment. On the straw in the hussars' barracks in Dinan (C&#244;tes du Nord) - (Brensing, Riedel, Friederich)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;107&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH268/page_9_photo_2-3-e22f5.jpg?1793975333' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Christmas 1919 in barracks 66 - Wild, Backhaus, Friederich, Eberhardt
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1312 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;151&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_9_photo_3-3-0625e.jpg?1793975333' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Hanwritten note : My room, spring 1919. Wild, Eberhard, Friederich - Standing : Jesbera (Wild's orderly) - Nouri Moussa (my orderly)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1313 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;164&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_10_photo_1-3-59365.jpg?1793975333' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : View from my digs [literally : bordello] in barracks 66 overlooking the sports field and the Isle of the Dead [&#238;le des Morts]
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1314 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;74&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH270/page_10_photo_2-3-82fb9.jpg?1793975333' width='500' height='270' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Postal Card - LE FRET - Vieux moulin de Roscanvel - &#206;le Longue
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_10_photo_3-3-46507.jpg?1793975333' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Our camp, photograph taken from the Fort.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;162&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_11_photo_1-3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_11_photo_1-3-33eac.png?1793975333' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten notes : July 3rd, 1919 - &#8220;Mr&#8220; Godard's (frog) secretaries - Goetz, Ottmann, Haas, Wild, Godard, Zscherneck, Friederich
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;105&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_11_photo_2-3-4fa4b.jpg?1793975333' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Ile Longue 1919 - &#8220;Le Bureau&#8220; [administration barrack]
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1318 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;128&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH262/page_11_photo_3-3-11fc7.jpg?1793975333' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Ile Longue 1919 - &#8220;Le cabinet&#8220; [latrines] - in the background : the casemates
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_12_photo_1-3-a6327.jpg?1793975333' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Soccer game on our sports ground.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH257/page_12_photo_2-3-2d96a.jpg?1793975333' width='500' height='257' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Soccer club &#8220;Sports Fans&#8221; Ile Longue.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;135&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_12_photo_3-3-b0083.jpg?1793975333' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwrittennote : Game of rounders - x : my digs in barrack 66 (August 1916 through autumn 1919) in the background.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;104&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH254/page_13_photo_1-3-a6711.jpg?1793975333' width='500' height='254' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Ile Longue - Soccer club &#8220;The Seafarers&#8221; - 1916-1919.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1323 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;104&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_13_photo_2-3-1cd78.jpg?1793975333' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Soccer club &#8220;Sports Fans&#8220; - &#8220;Alte Herren&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;186&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_3-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_13_photo_3-3-5e063.jpg?1793975334' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : One-year anniversary of the Ile Longue theatre - &#8220;Alt Heidelberg&#8221; [&#8220;Old Heidelberg&#8221;] - (x) Seeger - (x) Wildt - (x) Sauter.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;121&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_1-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH265/page_14_-_photo_1-3-4364f.jpg?1793975334' width='500' height='265' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : Ile Longue theatre 1918 - &#8220;Lottchens Geburtstag&#8221; [Lottchen's birthday]
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;153&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_2-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_14_-_photo_2-3-c74a1.jpg?1793975334' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handwritten note : &#8220;Alt Heidelberg&#8221; [&#8220;Old Heidelberg&#8221;],Wildt (K&#228;te), Sauter (Heinrich), Erichsen (professor).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1327 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L353xH576/menu_du_noel_1917_personnalise_-3-d15e7.jpg?1793975334' width='353' height='576' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Ile Longue Christmas 1917 Christmas dinner - invitation/menu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;77&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH399/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_-3-eef12.jpg?1793975334' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ile Longue Christmas 1918 Christmas dinner - invitation/menu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pages 1 and 4.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1329 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH387/menu_de_noel_1918_pages_2_et_3_-3-0721c.jpg?1793975334' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ile Longue Christmas 1918 Christmas dinner - invitation/menu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pages 2 and 3
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Letter from Paul Friederich to his parents, November 14th, 1913, private documents, descendants of Paul Friederich&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;e-mail of the State Archives of Belgium (Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume), January 26th, 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;5&lt;a href=&#034;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&lt;/a&gt; ; last viewed March 25th, 2022. In this context, the fact that Otto Eberhardt made the acquaintance of &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Fritz-Sauckel-193' class=&#034;spip_in&#034; hreflang=&#034;en&#034;&gt;Fritz Sauckel&lt;/a&gt; in the camp on &#206;le Longue is particularly interesting.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Friederich, letter to &#201;mile Vandervelde, Belgian Minister of Justice, August 1st,1919, private documents, descendants of Paul Friederich - &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Emile_Vandervelde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/Emile_Vandervelde&lt;/a&gt;, last viewed March 25th, 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Friederich, letter to the Prefect of the D&#233;partement Finist&#232;re, August 23rd, 1919, private documents, descendants of Paul Friederich&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;So-called &#8220;Ode to the mountains&#8220;, undated, private documents, descendants of Paul Friederich&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Das Erinnerungsalbum des Paul Friederich</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Das-Erinnerungsalbum-des-Paul-Friederich</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Das-Erinnerungsalbum-des-Paul-Friederich</guid>
		<dc:date>2023-01-01T13:20:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sabine</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Fast 5 000 M&#228;nner aus den Staaten der Mittelm&#228;chte waren zwischen 1914 und 1919 im Lager &#206;le Longue gefangen, ab Mitte 1916 waren es nur noch Zivilisten. Die Association &#206;le Longue hat es sich zur Aufgabe gemacht, die Geschichte des Lagers zu erforschen. Eine wichtige Rolle hierbei spielen Zeugnisse der Inhaftierten &#8211; diese nach &#252;ber 100 Jahren zu finden, gleicht oft der Suche nach der sprichw&#246;rtlichen Nadel im Heuhaufen. Mit viel Gl&#252;ck findet man Nachkommen, und mit noch mehr Gl&#252;ck gibt es (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Erlebnis-Berichte-einiger-Internierter-" rel="directory"&gt;Erlebnisberichte einiger Internierter&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fast 5 000 M&#228;nner aus den Staaten der Mittelm&#228;chte waren zwischen 1914 und 1919 im&lt;br class='autobr' /&gt;
Lager &#206;le Longue gefangen, ab Mitte 1916 waren es nur noch Zivilisten. Die Association &#206;le&lt;br class='autobr' /&gt;
Longue hat es sich zur Aufgabe gemacht, die Geschichte des Lagers zu erforschen. Eine&lt;br class='autobr' /&gt;
wichtige Rolle hierbei spielen Zeugnisse der Inhaftierten &#8211; diese nach &#252;ber 100 Jahren zu&lt;br class='autobr' /&gt;
finden, gleicht oft der Suche nach der sprichw&#246;rtlichen Nadel im Heuhaufen. Mit viel Gl&#252;ck&lt;br class='autobr' /&gt;
findet man Nachkommen, und mit noch mehr Gl&#252;ck gibt es in diesen Familien noch Briefe,&lt;br class='autobr' /&gt;
Zeichnungen, Fotos, sogar Tageb&#252;cher aus der Zeit im Lager. Der Internierte Paul&lt;br class='autobr' /&gt;
Friederich legte ein Erinnerungsalbum an, welches sich heute im Besitz seines Enkels&lt;br class='autobr' /&gt;
Harald Vollmer befindet. Auf ihn stie&#223; ich durch Zufall und &#252;ber einen Umweg.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1262 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;154&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH276/page_3-ac9d7.jpg?1793975334' width='500' height='276' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Paul Friederich im Lager &#206;le Longue, Februar 1917 und Juli 1918
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Quelle : Erinnerungsalbum Paul Friederich, Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Paul Friederich im Lager &#206;le Longue&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich sprach nicht &#252;ber die Jahre in Gefangenschaft, zumindest nicht mit seinen&lt;br class='autobr' /&gt;
Enkeln &#8211; in dieser Hinsicht unterscheidet er sich nicht von vielen anderen Internierten. Im&lt;br class='autobr' /&gt;
Unterschied zu den Internierten, deren Erfahrungsberichte die Association &#206;le Longue auf&lt;br class='autobr' /&gt;
ihrer Website ver&#246;ffentlicht hat, hinterlie&#223; er kaum schriftliche Zeugnisse seiner f&#252;nf Jahre&lt;br class='autobr' /&gt;
dauernden Internierung &#8211; wohl aber ein Erinnerungsalbum mit Fotografien, die seine&lt;br class='autobr' /&gt;
Mith&#228;ftlinge und ihre Aktivit&#228;ten sowie die Anlage des Lagers zeigen.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Diese Bilder in ihrer Gesamtheit lassen R&#252;ckschl&#252;sse zu. Weitere Details steuerten der&lt;br class='autobr' /&gt;
Enkel, Harald Vollmer, sowie ein Nachbar von Paul Friederich, Ewald Lehrer, bei. Zwei&lt;br class='autobr' /&gt;
Briefe, die Paul Friederich 1919 verfasste, geben uns einen Einblick in seinen seelischen&lt;br class='autobr' /&gt;
Zustand nach f&#252;nf Jahren Internierung. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1887 als Sohn wohlhabender Eltern in Stuttgart geboren, absolviert er ein Studium und&lt;br class='autobr' /&gt;
wird Kaufmann. Im November 1913, VOR Ausbruch des I. Weltkrieges, arbeitet er f&#252;r die&lt;br class='autobr' /&gt;
Firma Fr&#233;d&#233;ric Jung in Le Havre. Ein von dort geschriebener Brief von ihm an seine Eltern befindet sich noch im Besitz der Familie. Aus diesem k&#246;nnen wir schlie&#223;en, dass er Paris und London kennt. Le Havre besteht den Vergleich nicht ; Paul Friederich sehnt sich nach Hause. &#8222;Allerdings hoere ich jetzt nun viel franzoesisch und ich kann mich schon ganz gut verstaendigen, es geht schneller als englisch&#8220;, f&#228;hrt er fort.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brief von Paul Friederich an seine Eltern vom 14. November 1913, Private (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Seine Franz&#246;sischkenntnisse werden in beiden Personalb&#246;gen &#8211; sowohl dem aus Dinan als auch dem aus &#206;le Longue- vermerkt.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re - 9 R 105 - 9 R 106&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bei Kriegsausbruch befindet sich Paul Friederich in Belgien - verhaftet wird er am&lt;br class='autobr' /&gt;
04.August 1914 am Bahnhof von Br&#252;ssel, auf dem Weg nach Deutschland zu seiner&lt;br class='autobr' /&gt;
Einheit.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re - 9 R 105 - 9 R 106&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Laut Belgischem Generalstaatsarchiv (Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume)&lt;br class='autobr' /&gt;
werden viele der in Belgien festgesetzten &#8222;feindlichen Subjekte&#8220; von den&lt;br class='autobr' /&gt;
einmarschierenden deutschen Truppen befreit. Ein Teil aber verbleibt bei den zur&#252;ck&lt;br class='autobr' /&gt;
weichenden belgischen Truppen und wird &#8222;nach Ende des Bewegungskrieges&#8220; an&lt;br class='autobr' /&gt;
franz&#246;sische Beh&#246;rden &#252;bergeben, damit diese sie internieren.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mail der Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume vom 26. Januar 2022&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Zur letztgenannten Gruppe geh&#246;rt auch Paul Friederich - nach einer uns nicht bekannten Zeit in Br&#252;gge wird&lt;br class='autobr' /&gt;
er zuerst im franz&#246;sischen Dinan, ab dem Herbst 1915 in &#206;le Longue interniert. &lt;br class='autobr' /&gt;
An die Jahre im Lager &#206;le Longue erinnern &#8211; mit einer Ausnahme, das ihn im Lager Dinan&lt;br class='autobr' /&gt;
zeigt &#8211; alle Fotos aus den Jahren 1914 bis 1919, die Paul Friederich in sein&lt;br class='autobr' /&gt;
Erinnerungsalbum geklebt hat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Was erz&#228;hlen diese Fotos ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Er wohnt offenkundig erst in Baracke 65 (Album Seite 6, Mitte : &#8222;Hansgeorg von Wurmb,&lt;br class='autobr' /&gt;
mein Baracken-Nachbar und Gruppenchef von Baracke 65&#8220;), dann in Baracke 66 (z.B.&lt;br class='autobr' /&gt;
Album Seite 7 oben &#8222;Gruppe 66&#8220;). Ein Foto zeigt ihn umgeben von &#8222;seinen T&#252;rken&#8220; aus&lt;br class='autobr' /&gt;
Baracke 66 (Album Seite 7, unten). In Baracke 66 lebt er von August 1916 bis zum&lt;br class='autobr' /&gt;
November 1918 (Album Seite 12, unten). Die Unterschrift unter dem unteren Bild auf&lt;br class='autobr' /&gt;
Seite 9, aufgenommen 1919, erw&#228;hnt ein eigenes Zimmer (in welcher Baracke, wissen&lt;br class='autobr' /&gt;
wir nicht). Dies war seit 1916, als die kriegsgefangenen Soldaten verlegt wurden und nur&lt;br class='autobr' /&gt;
noch Zivilinternierte im Lager waren, m&#246;glich.&lt;br class='autobr' /&gt;
Viele der Fotos zeigen Mitgefangene, die die gleichen Stationen wir er durchlaufen hatten&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; in Belgien verhaftet, dann erst in Br&#252;gge festgesetzt und anschlie&#223;end &#252;ber Dinan nach&lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;le Longue gekommen. Hier w&#228;ren zu nennen Adolf Brensing, Otto Eberhardt, Carl Goetz,&lt;br class='autobr' /&gt;
Carl Haas, Otto Reiss und Friedrich Riedel. Zu Adolf Brensing und Carl Goetz pflegt Paul&lt;br class='autobr' /&gt;
Friederich in den 1920ern noch private Kontakte, zu Max Reiss bis in die 1950er. Dass die&lt;br class='autobr' /&gt;
Fotos aus dem Lager &#206;le Longue im Leben Paul Friederichs eine wichtige Rolle spielen,&lt;br class='autobr' /&gt;
sieht man auch an den sp&#228;ter mit Bleistift hinzugef&#252;gten handschriftlichen Anmerkungen&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; z.B. auf Seite 4 den Hinweis auf Besuche von Max Reiss, aber auch den auf Otto&lt;br class='autobr' /&gt;
Eberhardts sp&#228;tere Karriere im Nationalsozialismus.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;, zuletzt aufgerufen am 25. M&#228;rz 2022 - hier besonders interessant Otto (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich kickt in der Mannschaft &#8222;Alte Herren&#8220; der &#8222;Sportfreunde&#8220; (Album Seiten 8&lt;br class='autobr' /&gt;
und 13 sowie weitere Aufnahmen) und interessiert sich &#8211; au&#223;er f&#252;r Fu&#223;ball &#8211; offenbar&lt;br class='autobr' /&gt;
auch f&#252;r Theaterauff&#252;hrungen (Album Seiten 13, 14). &lt;br class='autobr' /&gt;
Aufgrund seiner Sprachkenntnisse fungiert er im Jahre 1919 mit anderen als &#8222;Sekret&#228;r&#8220;&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur Godards (Album Seite 11 oben). Dieser Monsieur Godard war eine Art Chef der&lt;br class='autobr' /&gt;
Lagerregistratur ; die Akten wurden vermutlich zumindest teilweise von Internierten gef&#252;hrt.&lt;br class='autobr' /&gt;
Zumindest 1919 kann Paul Friederich sich eine &#8222;Ordonnanz&#8220; leisten, Nouri Moussa (Album&lt;br class='autobr' /&gt;
Seite 09 unten). Dies ist &#252;brigens der einzige Fall, in dem wir einem Gefangenen aus dem&lt;br class='autobr' /&gt;
osmanischen Reich ein Bild zuordnen k&#246;nnen, also sein Gesicht kennen. &lt;br class='autobr' /&gt;
Einen weiteren Hinweis darauf, dass es Paul Friederich finanziell gut geht &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
wahrscheinlich wird er von seinen Eltern unterst&#252;tzt - und dass er in einen Freundeskreis&lt;br class='autobr' /&gt;
eingebunden ist, sind die beiden Speisekarten zu Weihnachtsessen (Album Seiten 14 und&lt;br class='autobr' /&gt;
15). In beiden F&#228;llen handelt es sich um aufw&#228;ndige Men&#252;folgen auf ebenso gestalteten&lt;br class='autobr' /&gt;
Karten ; letztere sind an ihn pers&#246;nlich gerichtet (Album Seiten 14 sowie 15 bis 17).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Obwohl er zu den privilegierten Internierten geh&#246;rt haben d&#252;rfte, war Paul Friederich&lt;br class='autobr' /&gt;
dennoch gefangen.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Am 1. August 1919 wendet er sich in einem Brief an den damaligen belgischen&lt;br class='autobr' /&gt;
Justizminister, &#201;mile Vanderfelde und schildert die verzweifelte und perspektivlose Lage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brief Paul Friederich an den belgischen Staatsminister &#201;mile Vanderfelde vom (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
der Zivilinternierten. Er weist darauf hin, dass die Internierten in v&#246;lliger Ungewissheit&lt;br class='autobr' /&gt;
leben, was ihre Freilassung angeht.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#206;le Longue, den 1. August 1919&lt;br class='autobr' /&gt; Finist&#232;re, Frankreich&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Herrn Staatsminister&lt;br class='autobr' /&gt; E. Vandervelde&lt;br class='autobr' /&gt; Regierung Belgiens&lt;br class='autobr' /&gt; B R &#220; S S E L.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Exzellenz,&lt;br class='autobr' /&gt;
der Unterzeichnete, P. Friederich, gestattet sich die Freiheit, eurer Exzellenz im Namen einer Gruppe Internierter die folgende Anfrage vorzutragen :&lt;br class='autobr' /&gt;
Zu Beginn des Krieges, am 22. August 1914, haben die belgischen Beh&#246;rden eine gewisse Anzahl deutscher Zivilinternierter von Br&#252;gge, wo sie gesammelt worden waren, nach Frankreich geleitet. Diese Gruppe Internierter &#8211; einigen von ihnen sind Sie w&#228;hrend Ihres Besuches in Br&#252;gge begegnet &#8211; befindet sich noch immer im Lager &#206;le Longue (Finist&#232;re) in Gefangenschaft. Trotz des Friedensschlusses und der anschlie&#223;enden Ratifizierung des Vertrages durch die deutsche Regierung befinden sie sich immer noch in v&#246;lliger Ungewissheit, was ihr Schicksal und das Datum ihrer Freilassung angeht. Auf die Anordnung der Freilassung wird umsonst gewartet, und die Hoffnung, in den ersten Tagen des Friedens die Freiheit zu erlangen, wird immer schw&#228;cher. Die angespannte Gem&#252;tslage, die dieser Situation und einer f&#252;nfj&#228;hrigen Internierung geschuldet ist, und die seelischen Leiden haben ein derartiges Ausma&#223; erreicht, dass sie unertr&#228;glich sind. Letzteres ist umso nachvollziehbarer, als dass t&#228;glich Briefe aus Deutschland kommen, in denen berichtet wird, dass Transporte Zivilinternierter wieder in der Heimat angekommen sind und die Familien sich besorgt fragen, aus welchem Grunde ausgerechnet die Ihrigen (Vater, S&#246;hne und Br&#252;der) sich nicht darunter befinden. Wir haben keinerlei M&#246;glichkeit, diese Informationen zu verifizieren. F&#252;r den Fall, dass diese R&#252;ckf&#252;hrungen tats&#228;chlich begonnen haben, wagen wir aber zu hoffen, dass die belgischen Beh&#246;rden zustimmen, dass die Internierten aus Ile Longue &#8211; die sich seit den ersten Tagen des Krieges in Gefangenschaft befinden- bei der ersten M&#246;glichkeit befreit werden,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	b.w.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;aufgrund der oben erw&#228;hnten Anciennit&#228;t. Diese Hoffnung erscheint uns umso mehr gestattet, als dass wir gelesen haben, dass die belgische Regierung den Vertrag unterschrieben hat und dass in B&#228;lde mit der Aufnahme direkter diplomatischer Beziehungen gerechnet wird.&lt;br class='autobr' /&gt; Wir erlauben uns hinzuzuf&#252;gen dass, w&#228;hrend wir die endg&#252;ltige Anordnung unserer Befreiung erwarten, ein Bescheid der belgischen Regierung hinsichtlich des ungef&#228;hren Datums dieser Ma&#223;nahme eine deutliche Besserung des jetzigen Zustands bedeuten w&#252;rde, da der entnervenden Unsicherheit, die uns qu&#228;lt, ein Ende gesetzt w&#252;rde. Dieser Bescheid k&#246;nnte entweder durch die Vermittlung der niederl&#228;ndischen&lt;br class='autobr' /&gt;
Gesandtschaft oder die franz&#246;sischen Beh&#246;rden erfolgen.&lt;br class='autobr' /&gt; Wir hoffen, dass Eure Exzellenz bereit ist, zu unseren Gunsten zu intervenieren und diesen Antrag in unserem Sinne zu entscheiden. - Wir w&#228;ren unendlich erleichtert &#252;ber jeden positiven Bescheid, den Eure Exzellenz uns geben k&#246;nnte und wir versichern Ihnen unsere Dankbarkeit f&#252;r jeden Schritt in diese Richtung.&lt;br class='autobr' /&gt;
Wir bitten Sie, des Ausdrucks unserer Wertsch&#228;tzung gewiss zu sein,&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich&lt;br class='autobr' /&gt;
Zivilinternierter in Ile Longue, Brest.&lt;br class='autobr' /&gt;
Frankreich, D&#233;p. Finist&#232;re&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Brief von Paul Friederich an den belgischen Justizminister &#201;mile Vandervelde&lt;br class='autobr' /&gt;
01. August 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle : Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drei Wochen sp&#228;ter, am 23. August 1919, schickt Paul Friederich ein Schreiben an den&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#228;fekten des Finist&#232;re, diesmal nur in eigener Sache. Er verweist auf seine&lt;br class='autobr' /&gt;
angeschlagene Gesundheit &#8211; Depressionen und Herzst&#246;rungen. Er sei bereits vor einem&lt;br class='autobr' /&gt;
Jahr f&#252;r eine vorzeitige Entlassung in die Schweiz vorgesehen worden, diese habe aber&lt;br class='autobr' /&gt;
nicht stattgefunden.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brief Paul Friederich an den Pr&#228;fekten des D&#233;partement Finist&#232;re vom 23. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Ile Longue, den 23. August 1919&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An den Herrn Pr&#228;fekten des Finist&#232;re Q u i m p e r&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Herr Pr&#228;fekt,&lt;br class='autobr' /&gt; mit Vorliegendem erlaube ich mir, Sie um eine Untersuchung zu bitten f&#252;r den Fall, dass es Ihnen nicht m&#246;glich war, mein im Folgenden geschildertes Anliegen umgehend zu beantworten.&lt;br class='autobr' /&gt; Es ist &#252;ber ein Jahr her, dass der Lagerarzt des D&#233;p&#244;ts &#206;le Longue, Herv&#233;, meine Internierung in der Schweiz angeregt hatte. Dies geschah aufgrund meines schlechten Gesundheitszustands und da ich an den Folgen einer schweren Depression und Herzschw&#228;che litt. Wenig sp&#228;ter, w&#228;hrend der Visite der Franz&#246;sisch-Schweizerischen Kommission, wurde ich vorgestellt, und die &#196;rzte der Kommission schlugen mich zum zweiten Mal f&#252;r eine Internierung in der Schweiz vor. Man hatte mich benachrichtigt, dass ich mich einem in B&#228;lde stattfindenden Transport anschlie&#223;en d&#252;rfe, aber ungl&#252;cklicherweise ist dieser Transport nie abgegangen. Ein weiteres Mal, am 19. Juli 1918, erkannte der Lagerarzt, Herr Herv&#233;, der mich behandelt hatte, dass sich mein Gesundheitszustand immer mehr verschlechterte und dass ich an einer ausgepr&#228;gten Herzschw&#228;che litt, und schlug mich f&#252;r eine R&#252;ckf&#252;hrung vor. Aber umsonst &#8211; ich warte immer noch auf einen Beschluss. - Es ist sehr betr&#252;blich f&#252;r mich, dass meine Hoffnungen sich eine nach der anderen zerschlugen. Sie werden gut verstehen, dass alle diese Entt&#228;uschungen einer ohnehin schwachen Gesundheit weiter zusetzen und ich appelliere an Ihre Gef&#252;hle der Menschlichkeit, freundlicherweise Schritte einzuleiten, die meine R&#252;ckf&#252;hrung, die so oft vorgeschlagen und erwartet wurde, Wirklichkeit werden l&#228;sst.&lt;br class='autobr' /&gt;
Hochachtungsvoll,&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Brief von Paul Friederich an den Pr&#228;fekten des Finist&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
23. August 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle : Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Wir kennen die Antworten auf diese Briefe nicht, wissen aber, dass Paul Friederich erst im&lt;br class='autobr' /&gt;
Oktober 1919 entlassen wird.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nach seiner Entlassung heiratet Paul Friederich und wird Vater. Er ist ein erfolgreicher&lt;br class='autobr' /&gt;
Unternehmer, reist viel und gerne, hat den Ruf eines waghalsiger Autofahrers und ist&lt;br class='autobr' /&gt;
begeisterter J&#228;ger. Er ist Freimaurer - ob er w&#228;hrend der Jahre in &#206;le Longue hierzu&lt;br class='autobr' /&gt;
gekommen ist, wissen wir nicht.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich spricht nicht &#252;ber die Jahre der Internierung. ABER er hebt die Bilder auf&lt;br class='autobr' /&gt;
und pflegt im Lager geschlossene Freundschaften. Er ist begeisterter alpiner Ski-Wanderer. Der Beginn eines Textes, der gerahmt an der Wand hing und familienintern&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8222;Ode an die Berge&#8220; genannt wird, erkl&#228;rt, was ein Internierungslager im Finist&#232;re mit&lt;br class='autobr' /&gt;
alpinem Skiwandern zu tun hat. WANN dieser Text, dessen Anfang folgt, geschrieben&lt;br class='autobr' /&gt;
wurde, ist unbekannt.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8222;Als ich nach dem Kriege in den Bergen die Freiheit suchte und die innere Erl&#246;sung&lt;br class='autobr' /&gt;
von 5 Jahren Stacheldraht, da hat mich ihr Zauber gepackt und nicht mehr&lt;br class='autobr' /&gt;
losgelassen.&#8220;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sogenannte &#8222;Ode an die Berge&#8220;, ohne Datum, Private Unterlagen Paul (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; (Hervorhebung der Autorin)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich stirbt im Dezember 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Mein Dank gilt Herrn Harald Vollmer f&#252;r seine Freundlichkeit, seine Offenheit und sein&lt;br class='autobr' /&gt;
Vertrauen sowie Herrn Ewald Lehrer daf&#252;r, dass er den Kontakt vermittelt hat.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Das Erinnerungsalbum des Paul Friederich&lt;/h2&gt;&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_1263 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;154&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_photo_1-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH243/page_4_photo_1-2-8d60e.png?1793975334' width='500' height='243' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 4 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Otto Eberhardt - &#206;le-Longue 3. Juli 1918 - war in der Nazizeit in Th&#252;ringen in der &#8220;Gauleitung&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1264 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;222&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_photos_2_et_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH338/page_4_photos_2_et_3-573d4.png?1793975334' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 4 - Fotos 2 und 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Max Reiss aus Hamburg hat Paul u. [&#8230;] 1951/52 in &#214;tisheim besucht - Carl Goetz aus Frankfurt am Main - sp&#228;ter Vorstands- und Aufsichtsratsvorsitzender der Dresdner Bank
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;62&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_5_photo_du_haut-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH275/page_5_photo_du_haut-2-db64c.png?1793975334' width='500' height='275' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 5 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Max Reiss 1919.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;112&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_5_photos_du_bas-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH333/page_5_photos_du_bas-2-0c294.jpg?1793975334' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 5 - Fotos 2 und 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Adolf Brensing aus Moresnet - Leopold Ullrich aus Altkirch
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;102&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_haut-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH234/page_6_photo_du_haut-2-a2aa8.jpg?1793975334' width='500' height='234' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 6 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fr&#252;hjahr 1919 &#206;le-Longue - Ullrich - Friederich &#8211; Ebert
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;121&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_milieu-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH294/page_6_photo_du_milieu-2-0faff.jpg?1793975334' width='500' height='294' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 6 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Hansgeorg von Wurmb, mein Baracken-Nachbar und Gruppenchef von Baracke 65.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;103&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_bas-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH222/page_6_photo_du_bas-2-37aee.jpg?1793975334' width='500' height='222' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 6 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Baracke 65 - Hansgeorg von Wurmb - Wilhelm Meyer-Niemann
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH269/page_7_photo_1-2-981d1.jpg?1793975334' width='500' height='269' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 7 - Foto 1 - Gruppe 66
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pfeil : Paul
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH258/page_7_photo_2-2-d016e.jpg?1793975334' width='500' height='258' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 7 - Foto 2 - Gruppe 67
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1272 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;100&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_7_photo_3-2-c1cef.jpg?1793975334' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 7 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Im Kreis meiner T&#252;rken der Baracke 66. - Pfeil : Paul
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1273 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_8_photo_1-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_8_photo_1-2-22108.png?1793975334' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 8 - Foto 1 - Gruppe 65
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1274 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;134&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_8_photo_2-2-57da6.jpg?1793975334' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 8 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fussballverein &#8222;Sportfreunde&#8220; &#8222;Alte Herren&#8220; - Kapit&#228;n M&#246;bius - Pfeil : Paul
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1275 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH267/page_8_photo_3-2-29e89.jpg?1793975334' width='500' height='267' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 8 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : 1. Mannschaft &#8222;Sportfreunde&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1276 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;190&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH299/page_9_photo_1-2-42474.jpg?1793975334' width='500' height='299' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 9 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Erste Aufnahme in der Gefangenschaft. Auf dem Stroh in der Husarenkaserne in Dinan (C&#244;tes du Nord) - Oktober 1914 (Brensing, Riedel,Friederich)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1277 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;116&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH268/page_9_photo_2-2-4805c.jpg?1793975334' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 9 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Weihnachten 1919 in Baracke 66. Wild, Beckhans, Friederich, Eberhardt
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1278 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;176&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_9_photo_3-2-55c27.jpg?1793975334' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 9 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fr&#252;hjahr 1919 in meinem Zimmer. Wild, Eberhardt, Friederich.&lt;br class='autobr' /&gt;
Stehend : Jesbera (Wilds Ordonnanz)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nouri Moussa (meine Ordonnanz)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1279 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;140&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_10_photo_1-2-51937.jpg?1793975335' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 10 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Ausblick aus meinem &#8222;Puff&#8220; in Baracke 66 auf Sportplatz und Toteninsel [&#238;le des Morts]
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1280 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH270/page_10_photo_2-2-b689a.jpg?1793975335' width='500' height='270' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 10 - Postkarte - LE FRET - Die alte M&#252;hle von Roscanvel - &#206;le Longue
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_10_photo_3-2-b2a0d.jpg?1793975335' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 10 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Unser Lager vom Fort aus aufgenommen.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1282 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;171&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_11_photo_1-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_11_photo_1-2-96174.png?1793975335' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 11 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : 3. Juli 1919 - Die Sekret&#228;re von &#8222;Herrn&#8220; Godard (Frosch) - Goetz, Ottmann, Haas, Wild, Godard, Zscherneck, Friederich
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1283 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;83&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_11_photo_2-2-b0352.jpg?1793975335' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 11 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Ile Longue 1919 - &#8222;Le Bureau&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1284 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;110&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH262/page_11_photo_3-2-712e8.jpg?1793975335' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 11 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Ile Longue 1919 &#8222;Le Cabinet&#8220; - im Hintergrund Kasematten
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1285 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_12_photo_1-2-40bec.jpg?1793975335' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 12 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fussballspiel auf unserem Sportplatz.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1286 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH257/page_12_photo_2-2-54f20.jpg?1793975335' width='500' height='257' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 12 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fussballverein Sportfreunde Ile Longue
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1287 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;140&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_12_photo_3-2-7e0a5.jpg?1793975335' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 12 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Schlagball - Im Hintergrund mein Wohnplatz - x in Baracke 66 von August 1916 bis Herbst 1919
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1288 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;102&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH254/page_13_photo_1-2-6a803.jpg?1793975335' width='500' height='254' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 13 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Ile Longue - Fussballverein &#8222;Seefahrt&#8220; 1916-1919
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1289 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;105&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_13_photo_2-2-579a1.jpg?1793975335' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 13 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Fussballverein &#8222;Sportfreunde&#8220; - &#8222;Alte Herren&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;161&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_3-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_13_photo_3-2-5807d.jpg?1793975335' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 13 - Foto 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Das einj&#228;hrige Jubil&#228;um des Theaters von Ile Longue &#8222;Alt Heidelberg&#8220; - (x) Seeger - (x) Wildt - (x) Sauter.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;102&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH265/page_14_-_photo_1-2-047b1.jpg?1793975335' width='500' height='265' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 14 - Foto 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : Theater Ile Longue 1918 - &#8222;Lottchens Geburtstag&#8220;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;126&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_14_-_photo_2-2-fc159.jpg?1793975335' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Seite 2 - Foto 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Handschriftlicher Vermerk : &#8222;Alt Heidelberg&#8220; - Wildt (K&#228;te), Sauter (Heinrich).&lt;br class='autobr' /&gt;
Erichsen (Professor)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1293 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L353xH576/menu_du_noel_1917_personnalise_-2-0c3fa.jpg?1793975335' width='353' height='576' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Weihnachten Ile Longue 1917 - Einladung/Speisenfolge Weihnachtsessen.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1294 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH399/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_-2-a3d4d.jpg?1793975335' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Weihnachten Ile Longue 1918 - Einladung/Speisenfolge Weihnachtsessen
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Seiten 1 und 4.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1295 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH387/menu_de_noel_1918_pages_2_et_3_-2-a07dc.jpg?1793975335' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Weihnachten Ile Longue 1918 - Einladung/Speisenfolge Weihnachtsessen
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Seiten 2 und 3
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brief von Paul Friederich an seine Eltern vom 14. November 1913, Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re - 9 R 105 - 9 R 106&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re - 9 R 105 - 9 R 106&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mail der Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume vom 26. Januar 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&lt;/a&gt;, zuletzt aufgerufen am 25. M&#228;rz 2022 - hier besonders interessant Otto Eberhardts Verbindung zu Fritz Sauckel, der auch in &#206;le Longue interniert war.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brief Paul Friederich an den belgischen Staatsminister &#201;mile Vanderfelde vom 01. August 1919, Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;br class='autobr' /&gt; Emile Vanderfelde war damals Justizminister.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;a href=&#034;https://de.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Vandervelde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://de.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Vandervelde&lt;/a&gt;, zuletzt aufgerufen am 17. M&#228;rz 2022&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brief Paul Friederich an den Pr&#228;fekten des D&#233;partement Finist&#232;re vom 23. August 1919, Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sogenannte &#8222;Ode an die Berge&#8220;, ohne Datum, Private Unterlagen Paul Friederich Nachfahren&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'album souvenir de Paul Friederich</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?L-album-souvenir-de-Paul-Friederich</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?L-album-souvenir-de-Paul-Friederich</guid>
		<dc:date>2022-12-12T12:30:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sabine</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Entre 1914 et 1919, quelque 5 000 hommes issus d'une puissance de l'Axe ont &#233;t&#233; retenus prisonniers dans le camp de l'&#206;le-Longue ; &#224; partir de la mi-1916, il ne s'est plus agi que de civils. L'Association &#206;le-Longue 14-18 s'est donn&#233; pour mission d'effectuer des recherches sur l'histoire de ce camp. Les t&#233;moignages laiss&#233;s par les intern&#233;s jouent un r&#244;le important, mais leur qu&#234;te rel&#232;ve de la proverbiale recherche d'une aiguille dans une botte de foin. Si l'on est chanceux, on retrouve des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Temoignages-de-prisonniers-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages de prisonniers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre 1914 et 1919, quelque 5 000 hommes issus d'une puissance de l'Axe ont &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
retenus prisonniers dans le camp de l'&#206;le-Longue ; &#224; partir de la mi-1916, il ne s'est plus&lt;br class='autobr' /&gt;
agi que de civils. L'Association &#206;le-Longue 14-18 s'est donn&#233; pour mission d'effectuer des&lt;br class='autobr' /&gt;
recherches sur l'histoire de ce camp. Les t&#233;moignages laiss&#233;s par les intern&#233;s jouent un&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#244;le important, mais leur qu&#234;te rel&#232;ve de la proverbiale recherche d'une aiguille dans une&lt;br class='autobr' /&gt;
botte de foin. Si l'on est chanceux, on retrouve des descendants et si l'on est encore&lt;br class='autobr' /&gt;
davantage, on trouve encore dans ces familles des lettres, des dessins, des photos voire&lt;br class='autobr' /&gt;
des journaux intimes remontant &#224; l'&#233;poque du camp. L'intern&#233; Paul Friederich a r&#233;alis&#233; un&lt;br class='autobr' /&gt;
album souvenir, qui se trouve aujourd'hui entre les mains de son petit-fils Harald Vollmer.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai d&#233;couvert les deux de mani&#232;re fortuite et par un concours de circonstances.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;161&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L496xH799/paul_friederich_-_ile-longue_-_februar_1917-24fbe.png?1793975335' width='496' height='799' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Paul Friederich dans le camp de l'&#206;le-Longue, en f&#233;vrier 1917.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Album souvenir de Paul Friederich ; documents priv&#233;s des descendants de Paul Friederich
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;p&gt;Paul Friederich n'a pas abord&#233; le sujet de sa captivit&#233;, du moins pas avec ses petit-&lt;br class='autobr' /&gt;
enfants, et en cela, il ne se diff&#233;rencie pas de nombreux autres prisonniers. Contrairement&lt;br class='autobr' /&gt;
aux intern&#233;s, dont l'association &#206;le-Longue 14-18 a publi&#233; les r&#233;cits sur son site web, il n'a gu&#232;re laiss&#233; de t&#233;moignage &#233;crit sur ses cinq ann&#233;es d'internement, mais un album souvenir&lt;br class='autobr' /&gt;
avec des photos qui montrent ses cod&#233;tenus et leurs activit&#233;s ainsi que le site du camp.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans leur ensemble, ces images permettent d'effectuer des d&#233;ductions. J'ai obtenu&lt;br class='autobr' /&gt;
d'autres d&#233;tails par le biais de Harald Vollmer, ainsi que par Ewald Lehrer, un voisin de&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich. Deux lettres r&#233;dig&#233;es par ce dernier en 1919 nous fournissent un aper&#231;u&lt;br class='autobr' /&gt;
de son &#233;tat d'esprit apr&#232;s cinq ann&#233;es d'internement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; en 1887 &#224; Stuttgart de parents ais&#233;s, il devient commer&#231;ant apr&#232;s avoir r&#233;ussi ses&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tudes. En novembre 1913, avant qu'&#233;clate la Premi&#232;re Guerre mondiale, il travaille au Havre&lt;br class='autobr' /&gt;
pour l'entreprise Jung. Une lettre qu'il a &#233;crite de l&#224;-bas &#224; ses parents se trouve toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
en possession de ses petits-enfants. Nous pouvons d&#233;duire de ce courrier qu'il conna&#238;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Paris et Londres. Le Havre ne tient pas la comparaison. Paul Friederich se languit de la&lt;br class='autobr' /&gt;
maison. &#171; Quoi qu'il en soit j'entends maintenant beaucoup de fran&#231;ais et je peux&lt;br class='autobr' /&gt;
ais&#233;ment me faire comprendre ; cela va plus vite qu'en anglais, continue-t-il. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre du 14 novembre 1913 de Paul Friederich &#224; ses parents, documents (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Ses deux&lt;br class='autobr' /&gt;
dossiers personnels, celui de Dinan et celui de l'&#238;le Longue, attestent sa connaissance de&lt;br class='autobr' /&gt;
la langue fran&#231;aise.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'&#233;clate la guerre, Paul Friederich se trouve en Belgique o&#249; il est arr&#234;t&#233; le 4 ao&#251;t&lt;br class='autobr' /&gt;
1914 en gare de Bruxelles, alors qu'il s'appr&#234;te &#224; rejoindre son unit&#233;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un mail que nous ont adress&#233; les Archives G&#233;n&#233;rales du Royaume de Belgique explique :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Avec la proclamation de l'&#233;tat de guerre, en ao&#251;t 1914, les sujets ennemis ont bien &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
intern&#233;s d&#232;s les premiers jours de la guerre. Beaucoup ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s au cours de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'avanc&#233;e allemande ou expuls&#233;s vers les Pays-Bas. Un certain nombre s'est retrouv&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les bagages de l'arm&#233;e belge en retraite. Apr&#232;s la fin de la guerre de mouvement, les&lt;br class='autobr' /&gt;
autorit&#233;s belges les ont remis aux autorit&#233;s fran&#231;aises pour qu'elles s'occupent de leur&lt;br class='autobr' /&gt;
internement.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mail des Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume du 26 janvier 2022.&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Parmi eux figurait Paul Friederich ; apr&#232;s une p&#233;riode &#224; Bruges, dont nous&lt;br class='autobr' /&gt;
ne connaissons pas la dur&#233;e, il est intern&#233; dans un premier temps &#224; Dinan, et, &#224; partir de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'automne 1915, &#224; l'&#206;le-Longue.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'exception d'une photo qui nous le montre au camp de Dinan, toutes celles qui ont &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
prises entre 1914 et 1919 et que Paul Friederich a plac&#233;es dans son album concernent les&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es pass&#233;es au camp de l'&#206;le-Longue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que nous racontent ces photographies ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est clair qu'il habite d'abord dans la baraque 65 (Page 6 de l'album, au milieu :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Hansgeorg de Wurmb, mon voisin de baraque et chef de groupe de la baraque 65 &#187;),&lt;br class='autobr' /&gt;
ensuite dans la baraque 66 (cf. page 7 de l'album, en haut &#171; Le groupe 66 &#187;). Une autre&lt;br class='autobr' /&gt;
photo le montre entour&#233; de &#171; ses Turcs &#187; de la baraque 66 (Page 7 de l'album, en bas). Il&lt;br class='autobr' /&gt;
loge dans la baraque 66 d'ao&#251;t 1916 &#224; novembre 1918 (Page 12 de l'album, en bas). La&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#233;gende qui figure sous la photo du bas de la page 9, prise en 1919, montre une chambre&lt;br class='autobr' /&gt;
individuelle (nous ignorons dans quelle baraque elle se trouvait). Cela fut rendu possible &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
partir de 1916 lorsque les soldats prisonniers furent transf&#233;r&#233;s ailleurs et que seuls des&lt;br class='autobr' /&gt;
intern&#233;s civils rest&#232;rent au camp.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses photos montrent des cod&#233;tenus qui sont pass&#233;s par les m&#234;mes &#233;tapes&lt;br class='autobr' /&gt;
que lui : arrestation en Belgique, premi&#232;re incarc&#233;ration &#224; Bruges puis arriv&#233;e &#224; l'&#206;le-Longue apr&#232;s un passage par Dinan. On pourrait citer l&#224; : Adolf Brensing, Otto Eberhardt,&lt;br class='autobr' /&gt;
Carl Goetz, Carl Haas, Otto Reiss et Friedrich Riedel. Paul Friederich restera en contact&lt;br class='autobr' /&gt;
avec Adolf Brensing et Carl Goetz jusque dans les ann&#233;es 1920 et jusque dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es 1950 avec Max Reiss. Les annotations au crayon que Paul Friederich a ajout&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
plus tard &#224; la main montrent que les photos de l'&#206;le-Longue ont jou&#233; un r&#244;le important dans&lt;br class='autobr' /&gt;
sa vie, comme celle de la page 4 qui relate une visite de Max Reiss, mais &#233;galement celle&lt;br class='autobr' /&gt;
qui mentionne la carri&#232;re qu'a eue par la suite Otto Eberhardt dans le National-&lt;br class='autobr' /&gt;
Socialisme.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;, consult&#233; la derni&#232;re fois le 25 mars 2022. Il est particuli&#232;rement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich tape dans le ballon au sein de l'&#233;quipe des &#171; Vieux Messieurs &#187; des&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Amis du Sport &#187; (pages 8 et 13 de l'album, ainsi que d'autres photos encore et, en plus&lt;br class='autobr' /&gt;
du football, il s'int&#233;resse apparemment aussi aux repr&#233;sentations th&#233;&#226;trales (pages 13 et&lt;br class='autobr' /&gt;
14 de l'album).&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vu ses connaissances en mati&#232;re de langue, il fait fonction de &#171; secr&#233;taire &#187; de monsieur&lt;br class='autobr' /&gt;
Godard (Page 11 de l'album, en haut). Ce monsieur Godard &#233;tait une sorte de chef des&lt;br class='autobr' /&gt;
archives du camp ; il semblerait qu'une partie au moins de la paperasse ait &#233;t&#233; tenue par&lt;br class='autobr' /&gt;
des intern&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1919, mais peut-&#234;tre aussi avant, Paul Friederich a pu s&#8216;offrir les services d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; ordonnance &#187; en la personne de Nouri Moussa (page 9 de l'album, en bas). C'est l&#224; le&lt;br class='autobr' /&gt;
seul cas o&#249; nous pouvons associer une photo &#224; un prisonnier de l'empire ottoman et de&lt;br class='autobr' /&gt;
conna&#238;tre ainsi son visage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux cartes de menu du repas de No&#235;l (Pages 14 et 15 de l'album) nous fournissent&lt;br class='autobr' /&gt;
une preuve suppl&#233;mentaire que Paul Friederich, vraisemblablement aid&#233; par ses parents,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tait financi&#232;rement &#224; l'aise et qu'il faisait partie d'un groupe d'amis. Il s'agit dans les deux&lt;br class='autobr' /&gt;
cas d'une suite de plats on&#233;reux sur des cartes tout aussi soign&#233;es, r&#233;dig&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
personnellement pour lui (pages 14 et 15 &#224; 17 de l'album).&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, m&#234;me s'il faisait partie des intern&#233;s privil&#233;gi&#233;s, Paul Friederich n'en &#233;tait pas&lt;br class='autobr' /&gt;
moins prisonnier.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1er ao&#251;t 1919 il adresse une lettre &#224; &#201;mile Vanderfelde, le ministre belge de la Justice&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'&#233;poque dans laquelle il d&#233;peint la situation d&#233;sesp&#233;r&#233;e et d&#233;pourvue de perspective&lt;br class='autobr' /&gt;
des intern&#233;s civils. Il attire son attention sur le fait que les intern&#233;s sont dans l'incertitude&lt;br class='autobr' /&gt;
totale de la date de leur lib&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Paul Friederich du 1er ao&#251;t 1919, au ministre belge &#201;mile (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#206;le Longue le 1er ao&#251;t 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Finist&#232;re, France&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le ministre d'&#201;tat &lt;br class='autobr' /&gt;
E. Vandervald&lt;br class='autobr' /&gt;
du Gouvernement Belge&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Excellence,&lt;br class='autobr' /&gt;
Le soussign&#233;, P. Friederich, prend la libert&#233; d'adresser &#224; votre Excellence au nom d'un groupe d'intern&#233;s civils le requ&#234;te suivante :&lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;but de la guerre, le 22 ao&#251;t 1914, les autorit&#233;s belges ont dirig&#233; un certain nombre d'intern&#233;s civils allemands de Bruges, o&#249; ils avaient &#233;t&#233; rassembl&#233;s, en France. Ce groupe d'intern&#233;s dont vous avez interpel&#233; quelques-uns lors de votre visite &#224; Bruges se trouve toujours en captivit&#233; &#224; l'&#206;le-Longue (Finist&#232;re) et malgr&#233; la signature de la paix et ensuite la ratification du trait&#233; par le Gouvernement allemand, ils sont rest&#233;s absolument dans l'incertitude quant &#224; leur sort et leur date de lib&#233;ration. L'ordre de lib&#233;ration est attendu vainement et l'espoir nourri jusqu'ici de retrouver la libert&#233; d&#232;s les premiers jours de la paix devient de plus en plus faible. La nervosit&#233; r&#233;sultant de cette situation et de cinq ans d'internement et les souffrances morales ont atteint un degr&#233; tel qu'elles sont insupportables ce qui est d'autant plus compr&#233;hensible qu'il arrive journellement des lettres d'Allemagne disant que des convois d'intern&#233;s civils ont &#233;t&#233; rapatri&#233;s et que les familles se demandent anxieusement pourquoi pr&#233;cis&#233;ment les leurs (p&#232;res, fils et fr&#232;res) ne sont pas du nombre. Nous n'avons pas la possibilit&#233; de v&#233;rifier les informations qui nous parviennent, mais nous osons esp&#233;rer que les autorit&#233;s belges &#8211; dans le cas o&#249; les renvois ont r&#233;ellement commenc&#233; &#8211; voudront consentir &#224; ce que les intern&#233;s de l'&#206;le-Longue &#8211; qui sont en captivit&#233; depuis les premiers jours de la guerre &#8211; soient lib&#233;r&#233;s &#224; la premi&#232;re occasion en raison de la dite anciennet&#233;. Cet espoir nous para&#238;t d'autant plus permis que nous venons de lire que la ratification du trait&#233; de la part de la Belgique et la reprise des relations diplomatiques directes sont attendues pour un jour tr&#232;s prochain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous permettons d'ajouter qu'en attendant l'ordre d&#233;finitif de lib&#233;ration, un avis que le Gouvernement belge voudrait bien nous faire donner quant &#224; la date approximative de cette mesure soit par l'entremise de la L&#233;gation Hollandaise soit par les autorit&#233;s fran&#231;aises am&#233;liorerait d&#233;j&#224; sensiblement l'&#233;tat actuel en mettant fin &#224; l'incertitude &#233;nervante qui nous torture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous esp&#233;rons que Votre Excellence consentira &#224; intervenir en notre faveur et &#224; faire prendre &#224; notre &#233;gard une d&#233;cision dans le sens de cette requ&#234;te. Nous serions infiniment soulag&#233;s par tout avis favorable que Votre Excellence pourra nous faire donner et nous vous assurons de notre reconnaissance pour cette d&#233;marche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Veuillez agr&#233;er, Excellence, l'expression de notre haute consid&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sign&#233; Paul Friederich&lt;br class='autobr' /&gt;
Intern&#233; Civil &#224; l'&#206;le-Longue, Brest&lt;br class='autobr' /&gt;
France, D&#233;p. Finist&#232;re.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois semaines plus tard, Paul Friederich envoie un courrier au pr&#233;fet du Finist&#232;re, cette&lt;br class='autobr' /&gt;
fois pour une affaire le concernant. Il fait &#233;tat de sa sant&#233; d&#233;faillante, de sa d&#233;pression et&lt;br class='autobr' /&gt;
de ses d&#233;sordres cardiaques. Il &#233;crit avoir &#233;t&#233; propos&#233; un an auparavant pour une&lt;br class='autobr' /&gt;
lib&#233;ration anticip&#233;e en Suisse, mais celle-ci n'avait pas eu lieu.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Paul Friederich du 23 ao&#251;t 1919 au pr&#233;fet du d&#233;partement du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#206;le Longue, le 23 ao&#251;t 1919&lt;br class='autobr' /&gt;
Finist&#232;re, France&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le Pr&#233;fet du Finist&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Quimper&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le Pr&#233;fet,&lt;br class='autobr' /&gt;
Par la pr&#233;sente je me permets de vous demander de bien vouloir examiner s'il vous serait possible de donner suite &#224; le requ&#234;te suivante :&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a plus d'un an que le m&#233;decin-major Herv&#233; du D&#233;p&#244;t de l'&#206;le-Longue avait propos&#233; un internement en Suisse, quand mon &#233;tat de sant&#233; &#233;tait tr&#232;s mauvais et que je souffrais des suites d'une forte d&#233;pression et de nervosit&#233; cardiaque. Peu apr&#232;s lors de la visite de la commission itin&#233;rante franco-suisse j'&#233;tais pr&#233;sent&#233; et les m&#233;decins de la commission me proposaient une deuxi&#232;me fois pour l'internement en Suisse. On avait not&#233; pour &#234;tre ajout&#233; &#224; un prochain convoi qui &#8211; malheureusement &#8211; ne partait jamais. Encore une fois, le 19 juillet 1918, je docteur du camp, Monsieur Herv&#233;, qui m'avait trait&#233;, avait reconnu que ma sant&#233; baisse de plus en plus et que je souffrais d'une nervosit&#233; prononc&#233;e du c&#339;ur, m'avait propos&#233; pour un rapatriement, mais c'&#233;tait en vain et j'attends toujours une d&#233;cision. Il est tr&#232;s triste pour moi que tous les espoirs &#233;taient d&#233;&#231;us l'un apr&#232;s l'autre. Vous comprendrez bien que toutes ces d&#233;sillusions minent une sant&#233; d&#233;j&#224; tr&#232;s faible et j'appelle &#224; vos sentiments d'humanit&#233; en vous priant de vouloir bien faire des d&#233;marches que mon rapatriement, si souvent propos&#233; et attendu, se r&#233;alise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Veuillez agr&#233;er, Monsieur le Pr&#233;fet, l'assurance de ma haute consid&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ignorons quelles r&#233;ponses furent donn&#233;es &#224; ces lettres, mais nous savons que Paul&lt;br class='autobr' /&gt;
Friederich n'a recouvr&#233; la libert&#233; qu'en octobre 1919.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s sa lib&#233;ration, Paul Friederich se marie et devient p&#232;re. C'est un entrepreneur qui&lt;br class='autobr' /&gt;
conna&#238;t la r&#233;ussite, il voyage beaucoup et aime le faire, il a la r&#233;putation d'&#234;tre un&lt;br class='autobr' /&gt;
conducteur automobile casse-cou et il est un chasseur enthousiaste. Il est franc-ma&#231;on&lt;br class='autobr' /&gt;
mais nous ne savons pas si ce furent les ann&#233;es pass&#233;es sur l'&#206;le-Longue qui l'ont pouss&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; le devenir. (&lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Une-loge-maconnique-a-l-Ile-Longue-233' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir l'article sur la loge ma&#231;onnique du camp&lt;/a&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich ne parle pas des ann&#233;es d'internement MAIS il conserve les&lt;br class='autobr' /&gt;
photographies et entretient les relations amicales nou&#233;es au camp. Il pratique avec&lt;br class='autobr' /&gt;
enthousiasme la randonn&#233;e &#224; ski. Le d&#233;but d'un texte encadr&#233;, qui &#233;tait accroch&#233; &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
mur et qu'au sein de la famille on appelait &#171; Ode &#224; la montagne &#187;, explique le rapport qui existe entre un camp d'internement du Finist&#232;re et la randonn&#233;e &#224; ski dans les Alpes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne savons pas quand fut &#233;crit ce texte, dont voici le d&#233;but :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Lorsque dans les montagnes j'ai cherch&#233; la libert&#233; et la r&#233;demption int&#233;rieure&lt;br class='autobr' /&gt;
apr&#232;s 5 ann&#233;es de barbel&#233;s, leur magie s'est empar&#233;e de moi et ne m'a pas plus jamais&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#226;ch&#233;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#171; Ode &#224; la montagne &#187;, sans date, archives personnelles des descendants de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Soulign&#233; par l'autrice)&lt;br class='autobr' /&gt;
Paul Friederich est mort en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mes remerciements vont &#224; Monsieur Harald Vollmer pour sa gentillesse, son ouverture&lt;br class='autobr' /&gt;
d'esprit et la confiance qu'il m'a accord&#233;e, ainsi qu'&#224; Monsieur Ewald Lehrer, qui nous a&lt;br class='autobr' /&gt;
servi d'interm&#233;diaire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction allemand/fran&#231;ais : Jean-Louis Spieser&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'album souvenir de Paul Friederich&lt;/h2&gt;&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_1221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;188&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_photo_1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH243/page_4_photo_1-58e23.png?1793975335' width='500' height='243' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 4 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;mentions manuscrites : Otto Eberhardt Ile Longue 3 juillet 1918 (en bas) &#034;Pendant la p&#233;riode nazie il faisait partie du gouvernement de Thuringe.&#034; (&#224; droite, au crayon).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1222 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;292&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_4_en_bas.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH338/page_4_en_bas-38f6d.png?1793975335' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 4 - Photos 2 et 3 - Max Reiss de Hambourg - Carl Goetz de Francfort-sur-le-Main
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mentions manuscrites : Max Reiss : &#034;Il a rendu visite &#224; Paul et [...] &#224; &#214;tisheim en 1951/1952&#034; - Carl Goetz : &#034;Il a &#233;t&#233; plus tard pr&#233;sident du directoire et du conseil de surveillance de la Dresdner Bank.&#034;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_5_photo_du_haut.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH275/page_5_photo_du_haut-47987.png?1793975335' width='500' height='275' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 5 - Photo 1 - Max Reiss - 1919
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;122&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_5_photos_du_bas.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH333/page_5_photos_du_bas-5dea4.jpg?1793975335' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 5 - Photos 2 et 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mentions manuscrites : Adolf Brensing de Moresnet (gauche) - Leopold Ullrich d'Altkirch (droite).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1225 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;100&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_haut.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH234/page_6_photo_du_haut-8acd6.jpg?1793975335' width='500' height='234' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Printemps 1919 &#224; l'&#206;le-Longue - Ullrich - Friederich - Ebert
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;117&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_milieu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH294/page_6_photo_du_milieu-b6ec8.jpg?1793975335' width='500' height='294' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Hansgeorg von Wurm, mon voisin de baraque et chef de groupe de la baraque 65.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;115&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_6_photo_du_bas.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH222/page_6_photo_du_bas-6b00c.jpg?1793975335' width='500' height='222' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 6 - photo 3 - Baraque 65
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mentions manuscrites : Hansgeorg von Wurm (gauche) - Wilhelm Meyer-Niemann (droite)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1228 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH269/page_7_photo_1-2692e.jpg?1793975336' width='500' height='269' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 1 - Groupe 66
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1229 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH258/page_7_photo_2-75e88.jpg?1793975336' width='500' height='258' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 2 - Groupe 67
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1238 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_7_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_7_photo_3-edfa1.jpg?1793975336' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 7 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Avec mes Turcs de la baraque 66
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1239 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_8_photo_1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_8_photo_1-c543c.png?1793975336' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 1 - Groupe 65
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1240 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;120&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_8_photo_2-1bfdb.jpg?1793975336' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mentions manuscrites : Les amis des sports - les vieux messieurs (bas) - Le capitaine M&#246;bius (droite)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1241 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;57&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_8_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH267/page_8_photo_3-7d909.jpg?1793975336' width='500' height='267' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 8 - Photo 3 - Premi&#232;re &#233;quipe des &#034;Amis du sport&#034;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;190&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH299/page_9_photo_1-901bd.jpg?1793975336' width='500' height='299' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Premi&#232;re photographie de captivit&#233;. Sur la paille dans la caserne des Hussards de Dinan (C&#244;tes-du-Nord) - Octobre 1914 (Brensing, Riedel, Friederich).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;108&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH268/page_9_photo_2-a4afa.jpg?1793975336' width='500' height='268' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : No&#235;l 1917 dans la baraque 66. Wild, Beckhans, Friederich, Eberhardt.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;172&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_9_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_9_photo_3-14bdc.jpg?1793975336' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 9 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Printemps 1919 dans ma chambre. Wild, Eberhardt, Friederich. Debout : Jesbera (l'ordonnance de Wild), Nouri Moussa (mon ordonnance).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1245 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;133&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_10_photo_1-233a4.jpg?1793975336' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Vue depuis mon bordel (&#034;Puff&#034;) de la baraque 66 sur le terrain de sports et l'&#238;le des Morts.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1246 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH270/page_10_photo_2-5f402.jpg?1793975336' width='500' height='270' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Photo 1 - carte postale
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;721 - LE FRET - Vieux Moulin de Rostellec - Ile Longue
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_10_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_10_photo_3-5b786.jpg?1793975336' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 10 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Notre camp photographi&#233; depuis le fort.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1248 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;173&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/page_11_photo_1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_11_photo_1-7725e.png?1793975336' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mentions manuscrites : Les secr&#233;taires de &#034;Monsieur&#034; Godard (Grenouille) (&#224; gauche) - Goetz, Ottman, Haas, Wild, Godard, Zscherneck, Friederich (en bas).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH249/page_11_photo_2-43980.jpg?1793975336' width='500' height='249' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : &#206;le-Longue 1919 &#034;Le Bureau&#034; (en fran&#231;ais dans le texte).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;133&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_11_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH262/page_11_photo_3-fce81.jpg?1793975336' width='500' height='262' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 11 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : &#206;le-Longue 1919 - &#034;Le Cabinet&#034; (en fran&#231;ais dans le texte) - &#224; l'arri&#232;re-plan les casemates.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1251 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH251/page_12_photo_1-15794.jpg?1793975336' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Match de football sur notre terrain de sports.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH257/page_12_photo_2-a7270.jpg?1793975336' width='500' height='257' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Le club des &#034;Amis des sports&#034; de l'&#206;le-Longue.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;146&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_12_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH255/page_12_photo_3-87610.jpg?1793975336' width='500' height='255' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 12 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Base-ball, &#224; l'arri&#232;re-plan l'endroit o&#249; j'ai h&#233;bit&#233; (x) dans la baraque 66 d'ao&#251;t 1916 &#224; l'automne 1919.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1254 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH254/page_13_photo_1-f3752.jpg?1793975336' width='500' height='254' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : &#206;le-Longue, Club de football &#034;Marine&#034;, 1916-1919.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1255 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;103&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH256/page_13_photo_2-386e4.jpg?1793975336' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Club de football &#034;les Amis des sports&#034;, &#034;les Vieux Messieurs&#034;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1256 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;143&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_13_photo_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH266/page_13_photo_3-64d09.jpg?1793975336' width='500' height='266' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 13 - Photo 3
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Le premier anniversaire du th&#233;&#226;tre de l'&#206;le-Longue &#034;Alt Heidelberg&#034; (x) (x) (x) Seeger, Wildt, Sauter.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1257 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;99&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH265/page_14_-_photo_1-8bca4.jpg?1793975336' width='500' height='265' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Photo 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : Le th&#233;&#226;tre de l'&#206;le-Longue - &#034;L'anniversaire de Lottchen&#034;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1258 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;118&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/page_14_-_photo_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH252/page_14_-_photo_2-7009e.jpg?1793975336' width='500' height='252' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Photo 2
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mention manuscrite : &#034;Alt Heidelberg&#034; - Wildt (K&#228;te), Sauter (Heinrich), Erichsen (le professeur).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1259 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L353xH576/menu_du_noel_1917_personnalise_-7c7d1.jpg?1793975336' width='353' height='576' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 14 - Menu de No&#235;l 1917 (personnalis&#233;)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1260 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH399/menu_de_noel_1918_pages_1_et_4_-52863.jpg?1793975336' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pages 15 et 17 - Menu de No&#235;l 1918
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Premi&#232;re et quatri&#232;me de couverture.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1261 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH387/menu_de_noel_1918_pages_2_et_3_-2f6e4.jpg?1793975336' width='500' height='387' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page 16 - Menu de No&#235;l 1918
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pages int&#233;rieures.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre du 14 novembre 1913 de Paul Friederich &#224; ses parents, documents priv&#233;s des descendants de Paul Friederich.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, AD 29 - 9 R 105 - 9 R 106.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mail des Archives g&#233;n&#233;rales du Royaume du 26 janvier 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://de.wikipedia.org/wiki/Otto_Eberhardt&lt;/a&gt;, consult&#233; la derni&#232;re fois le 25 mars 2022. Il est particuli&#232;rement&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;ressant de noter ici les liens entre Otto Eberhardt et &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Fritz-Sauckel-F' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Fritz Sauckel&lt;/a&gt;, qui a, lui aussi, &#233;t&#233; intern&#233; &#224; l'&#206;le Longue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre de Paul Friederich du 1er ao&#251;t 1919, au ministre belge &#201;mile Vanderfelde, archives personnelles des&lt;br class='autobr' /&gt;
descendants de Paul Friederich.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Vandervelde&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Vandervelde&lt;/a&gt;, consult&#233; la derni&#232;re fois le 27 mars 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre de Paul Friederich du 23 ao&#251;t 1919 au pr&#233;fet du d&#233;partement du Finist&#232;re, archives personnelles des&lt;br class='autobr' /&gt;
descendants de Paul Friederich.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#171; Ode &#224; la montagne &#187;, sans date, archives personnelles des descendants de Paul Friederich.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Otto Klaebisch</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Otto-Klaebisch</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Otto-Klaebisch</guid>
		<dc:date>2021-09-08T13:57:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacqueline, Ursula</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Otto Klaebisch a pass&#233; deux bonnes ann&#233;es dans le camp d'internement de l'&#206;le-Longue et a fait partie des intern&#233;s particuliers, car toute sa vie a &#233;t&#233; marqu&#233;e par les tensions des relations franco-allemandes dans la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il &#233;tait connu en France sous le nom de &#034;Champagner-F&#252;hrer&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt; Les pires craintes d'Otto Klaebisch se sont r&#233;alis&#233;es. De retour chez lui aux premiers jours de la Premi&#232;re Guerre mondiale, il a &#233;t&#233; captur&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Prisonniers-particuliers-" rel="directory"&gt;Prisonniers particuliers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Otto Klaebisch a pass&#233; deux bonnes ann&#233;es dans le camp d'internement de l'&#206;le-Longue et a fait partie des intern&#233;s particuliers, car toute sa vie a &#233;t&#233; marqu&#233;e par les tensions des relations franco-allemandes dans la premi&#232;re moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il &#233;tait connu en France sous le nom de &#034;Champagner-F&#252;hrer&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les pires craintes d'Otto Klaebisch se sont r&#233;alis&#233;es. De retour chez lui aux premiers jours de la Premi&#232;re Guerre mondiale, il a &#233;t&#233; captur&#233; par ses compatriotes fran&#231;ais pr&#232;s de Marseille sur le navire espagnol &#171; Sister &#187; le 24 ao&#251;t 1914. Ils l'ont emmen&#233; dans un camp de prisonniers de guerre &#224; Uz&#232;s, en Provence, o&#249; il a pass&#233; deux longues ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation totalement incompr&#233;hensible pour lui. Il &#233;tait lui-m&#234;me presque un Fran&#231;ais : il est n&#233; le 1er ao&#251;t 1894 dans la ville de Cognac, en Charente, donc en France, et avait trois fr&#232;res et s&#339;urs. Ses parents, Gustav Klaebisch et Bertha Klaebisch, n&#233;e Kammann, ont v&#233;cu en France parce que son p&#232;re avait achet&#233; la c&#233;l&#232;bre soci&#233;t&#233; Meukow&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La soci&#233;t&#233; &#233;tait le fournisseur de cognac et de brandy de la Chambre des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1890. Otto Klaebisch a donc grandi en France et parlait un fran&#231;ais parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode pass&#233;e au camp de Uz&#232;s demeura une mauvaise exp&#233;rience pour Otto Klaebisch. Les mauvaises conditions sanitaires, les exercices militaires et le harc&#232;lement ont rendu la vie difficile. Il a &#233;galement re&#231;u de mauvaises nouvelles de ses parents : entre-temps, l'entreprise de son p&#232;re en France a &#233;t&#233; confisqu&#233;e par l'&#201;tat fran&#231;ais et la famille a &#233;t&#233; d&#233;port&#233;e en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux ans, &#224; l'&#233;t&#233; 1916, sa situation a chang&#233;. Les camps de prisonniers en France sont restructur&#233;s, les intern&#233;s civils et les prisonniers de guerre sont log&#233;s s&#233;par&#233;ment. Otto Klaebisch est transf&#233;r&#233; au camp d'internement de l'&#206;le-Longue. Les conditions de vie des prisonniers y &#233;taient bien meilleures. Otto a rapidement nou&#233; des liens avec les marchands d'outre-mer et avec les personnes qui essayaient de proposer des offres culturelles .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait particuli&#232;rement fascin&#233; par l'id&#233;e de &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?G-W-Pabst' class=&#034;spip_in&#034;&gt;G.W. Pabst&lt;/a&gt; de cr&#233;er un v&#233;ritable th&#233;&#226;tre. Lorsque le th&#233;&#226;tre a lev&#233; pour la premi&#232;re fois le premier rideau, en mars 1917, Otto Klaebisch &#233;tait l&#224;. Il a jou&#233; le r&#244;le de Herr von Wedell dans la pi&#232;ce &#034;Alt Heidelberg&#034; de Wilhelm Meyer-F&#246;rster. Au cours de l'ann&#233;e suivante, lorsque G.W. Pabst a dirig&#233; le th&#233;&#226;tre, il a repris dix r&#244;les avec des personnages diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;99&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/klaebisch-versunkene_glocke.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L300xH401/klaebisch-versunkene_glocke-f4120-a196d.png?1793975336' width='300' height='401' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Ausschnitt aus Theatermappe &lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de dossier th&#233;&#226;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
Image detail from the theater portfolio
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Le &#034;critique de th&#233;&#226;tre&#034; du magazine du camp Die Insel-Woche, &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Herbert-Ganslandt' class=&#034;spip_in&#034; hreflang=&#034;de&#034;&gt;Herbert Gansland&lt;/a&gt;, a soulign&#233; &#224; plusieurs reprises ses performances d'acteur. Dans le num&#233;ro du 7 mars 1918, il &#233;crit dans son commentaire :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Dans le premier cas, M. Klaebisch a eu l'occasion &#224; la fois de mettre son talent naturel au service de l'exub&#233;rance de la jeunesse de la p&#233;riode de Heidelberg, et de mettre &#224; profit son exp&#233;rience d'acteur pour interpr&#233;ter le prince froid et domin&#233; des deux derniers actes. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Die-Theatermappe' class=&#034;spip_in&#034; hreflang=&#034;de&#034;&gt;Le portfolio th&#233;&#226;tral &#233;labor&#233;&lt;/a&gt;, publi&#233; en 1918, rend &#233;galement hommage &#224; ses talents d'acteur. Le peintre &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Leo-Primavesi-weitere-Recherche' class=&#034;spip_in&#034; hreflang=&#034;de&#034;&gt;Leo Primavesi&lt;/a&gt; le repr&#233;sente dans deux tableaux de sc&#232;nes : dans le drame de conte de f&#233;es &#171; Die versunkene Glocke &#187; (La cloche engloutie) de Gerhard Hauptmann il a jou&#233; le lutin des for&#234;ts effront&#233; et dans le drame d'amour &#171; Jugend &#187; (La jeunesse) de Max Halbe, il a jou&#233; le difficile Amandus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Willi Hennings&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Willi Hennings, n&#233; en 1889, horloger, est arriv&#233; &#224; l'&#238;le Longue en 1914. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui a &#233;crit le texte du portfolio, d&#233;crit avec enthousiasme ses talents d'acteur :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;98&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/lklaebisch-jugend.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L300xH433/lklaebisch-jugend-6fea2-96620.png?1793975336' width='300' height='433' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Ausschnitt aus Theatermappe&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de dossier th&#233;&#226;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
Image detail from the theater portfolio
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#034;Bonjour ! Du temp&#233;rament ! - Le discours qui &#233;clabousse en h&#226;te, - le souffle qui rit, l'&#234;tre qui rebondit -, le pouvoir qui explose dans la pi&#232;ce, la flamme qui s'enflamme - la fum&#233;e qui doit &#234;tre, la danse qui doit &#234;tre : le plus gracieux des tumultes, la lumi&#232;re, la victoire qui flotte : c'est l'amant de la jeunesse : Puny - mais une fois qu'il en &#233;tait un autre. Une fois qu'il a atteint le plus profond. Une fois, il a saisi une existence charg&#233;e avec un esprit en mouvement : Amandus dans sa jeunesse. Kl&#228;bisch a r&#233;ussi &#224; faire de cet idiot un personnage fatidique et s&#233;rieux. C'&#233;tait l&#224; l'intensit&#233; de l'expression. Le comportement maladroit et incontr&#244;l&#233; d'un jeune chien de chasse a altern&#233; avec les d&#233;charges violentes des instincts les plus mal&#233;fiques. Cet Amandus s'est d&#233;velopp&#233; de telle mani&#232;re que la gaiet&#233; toujours pr&#234;te des spectateurs a &#233;t&#233; fondamentalement &#233;touff&#233;e - oui, transform&#233;e en un silence de choc haletant. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les programmes du th&#233;&#226;tre et ces deux descriptions des r&#233;alisations artistiques de ce com&#233;dien talentueux et polyvalent sont malheureusement les seules preuves de son s&#233;jour &#224; l'&#238;le Longue. Mais les textes sont plus qu'une simple description de sa polyvalence, ils &#233;clairent aussi son &#234;tre le plus profond, en mettant en lumi&#232;re ses multiples facettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otto Klaebisch a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; le 12 novembre 1918. Son rapatriement a &#233;t&#233; initi&#233; &#224; Vire (Calvados) et il a &#233;t&#233; &#034;expuls&#233;&#034; en Allemagne. Il a enfin pu revoir sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a maintenu le contact avec les anciens intern&#233;s apr&#232;s la guerre. Otto Klaebisch faisait partie du cercle autour d'Elert A. Seemann.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elert A. Seemann ( 1892-1989), a &#233;t&#233; sur l'&#238;le Longue de 1914 &#224; 1919. En (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Elert Seemann avait organis&#233; une r&#233;union &#224; Goslar pour le week-end de la Pentec&#244;te 1923, dont il existe une photo de groupe.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette photo provient de la collection de Hans Baehr, qui a &#233;galement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; On peut y voir Otto Klaebisch dans la meilleure des humeurs. Et pour cause : il &#233;tait mari&#233;, p&#232;re de deux filles en bonne sant&#233; et il r&#233;ussissait dans sa profession.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Otto et Hanna Klaebisch ont &#233;t&#233; mari&#233;s toute leur vie. Le couple a eu cinq (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;257&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/goslar_treffen.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH381/goslar_treffen-40ec3.png?1793975336' width='500' height='381' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Treffen in Goslar, Otto Klaebisch erste Reihe, ganz rechts&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;union &#224; Goslar, Otto Klaebisch au premier rang, tout &#224; droite&lt;br class='autobr' /&gt;
Meeting in Goslar, Otto Klaebisch first row on the far right &lt;br class='autobr' /&gt;
Private Sammlung / Collection priv&#233;e / Privat collection Hans Baehr
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, Otto Klaebisch &#233;tait devenu le beau-fr&#232;re de Joachim von Ribbentrop, qui dirigeait alors un commerce de vin et qui avait &#233;pous&#233; en 1920 Annelies Henkell, fille du producteur de vin mousseux Otto Henkell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parcours professionnel d'Otto Klaebisch a &#233;t&#233; marqu&#233; par ses origines et ses liens familiaux : Il a commenc&#233; &#224; Hambourg comme repr&#233;sentant commercial pour les vins, les spiritueux et le champagne, entre autres pour la c&#233;l&#232;bre soci&#233;t&#233; Lanson &#224; Reims. Il conna&#238;t rapidement un tel succ&#232;s qu'il devient l'agent g&#233;n&#233;ral pour l'Allemagne et, en 1934, il rejoint la soci&#233;t&#233; allemande de vin mousseux et de commerce Matheus M&#252;ller en tant qu'associ&#233; personnellement responsable et copropri&#233;taire et s'installe avec sa famille &#224; Eltville dans le Rheingau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la Seconde Guerre mondiale, on lui a confi&#233; une t&#226;che sp&#233;ciale, que Rudolf von Ribbentrop l'a peut-&#234;tre aid&#233; &#224; accomplir, puisqu'il &#233;tait entre-temps devenu ministre des Affaires &#233;trang&#232;res du III&#232;me Reich : la France occup&#233;e avait besoin d'experts dont la t&#226;che d&#233;licate &#233;tait de fournir le plus de vin possible &#224; l'Allemagne, mais aussi de veiller &#224; ce que le march&#233; fran&#231;ais du vin ne s'effondre pas. Ces &#034;guides du vin&#034;, comme les Fran&#231;ais les appelaient, &#233;taient des n&#233;gociants qui avaient des relations commerciales avec des maisons de vins et de champagnes fran&#231;aises depuis de nombreuses ann&#233;es et avaient donc de nombreuses relations personnelles avec des n&#233;gociants en vins fran&#231;ais, dont certains existaient depuis des g&#233;n&#233;rations. La plupart d'entre eux &#233;taient conscients que m&#234;me apr&#232;s la guerre, il y aurait un commerce du vin dans des conditions diff&#233;rentes, et qu'il fallait donc faire preuve de beaucoup de tact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otto Klaebisch devait accomplir la difficile t&#226;che du &#034;guide du champagne&#034; &#224; Reims.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fran&#231;ais de la r&#233;gion de Champagne &#233;taient soulag&#233;s qu'Otto Klaebisch soit un expert reconnu du champagne, qu'il parle un fran&#231;ais parfait et qu'il soit consid&#233;r&#233; comme extr&#234;mement francophile. Cependant, son apparence et son comportement au d&#233;but les ont quelque peu ali&#233;n&#233;s. Otto Klaebisch, &#224; pr&#232;s de 50 ans, &#233;tait une figure imposante, mais de taille consid&#233;rable. Il se montrait souvent en uniforme, &#233;tait tr&#232;s s&#251;r de lui et parfois autoritaire. Il aimait le luxe, surtout les beaux domiciles, et il a donc commis un faux pas d&#232;s le d&#233;but. Il avait choisi comme r&#233;sidence le magnifique domaine de Bertrand de Vog&#252;&#233; et l'avait fait confisquer imm&#233;diatement. Bertrand de Vog&#252;&#233;, chef de la maison Veuve Cliquot-Pontsardin, doit trouver un nouveau lieu de s&#233;jour. La situation est aggrav&#233;e par le fait que son fr&#232;re, le comte Robert-Jean de Vog&#252;&#233;, est &#224; la t&#234;te de la maison Mo&#235;t &amp; Chandon et devient l'un des hommes les plus importants de l'industrie champenoise. Afin de mieux repr&#233;senter les int&#233;r&#234;ts de l'industrie du champagne dans cette tourmente de guerre, il a fond&#233; une association regroupant toutes les soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises de Champagne, le CIVC (Comit&#233; Interprofessionnel du Vin de Champagne).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Don Kladstrup et Petie Kladstrup : &#034;Wine &amp; War : Bordeaux, Champagne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert-Jean de Vog&#252;&#233; devient ainsi l'interlocuteur le plus important d'Otto Klaebisch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'Otto Klaebisch ne savait probablement pas, c'est que le Robert-Jean de Vog&#252;&#233; &#233;tait aussi un membre de la R&#233;sistance. Lorsque la Gestapo l'a arr&#234;t&#233; en 1943, il se trouvait dans le bureau d'Otto Klaebisch pour des n&#233;gociations. Robert-Jean de Vog&#252;&#233; a &#233;t&#233; condamn&#233; &#224; mort, mais la sentence a &#233;t&#233; annul&#233;e et transform&#233;e en travail forc&#233;. Ce n'est qu'&#224; la fin de la guerre qu'il a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;, gravement malade et marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Otto Klaebisch a &#233;t&#233; accus&#233; de crimes &#233;conomiques apr&#232;s la guerre, ce n'est que gr&#226;ce au t&#233;moignage de Robert-Jean de Vog&#252;&#233; qu'il a &#233;t&#233; acquitt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela montre que malgr&#233; les difficult&#233;s et les divergences initiales entre les deux hommes - Otto Klaebisch devait le faire et fit envoyer de grandes quantit&#233;s de champagne en Allemagne dans les premiers temps - le &#034;Weinf&#252;hrer&#034; a certainement contribu&#233; &#224; prot&#233;ger les stocks sp&#233;ciaux de champagne de l'acc&#232;s des nazis, agissant ainsi &#233;galement dans l'int&#233;r&#234;t du march&#233; du champagne en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une proc&#233;dure de d&#233;nazification, Otto Klaebisch a pu reprendre son travail chez Matheus M&#252;ller. Comme avant la guerre, il a continu&#233; &#224; repr&#233;senter la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Lanson, ce qui prouve &#233;galement que ses activit&#233;s en France n'ont pas &#233;t&#233; jug&#233;es n&#233;gativement dans l'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otto Klaebisch tente alors de remettre sa vie sur les rails. En plus de son travail chez Matheus M&#252;ller, il a fond&#233; avec son fr&#232;re Gustav&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Son fr&#232;re Gustav Klaebisch (1884 - 1962) avait &#233;galement &#233;t&#233; envoy&#233; en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; Eltville sa propre soci&#233;t&#233; de n&#233;goce de liqueurs et de cognac. Son expertise est &#233;galement toujours recherch&#233;e : en 1949, il devient pr&#233;sident de l'Association des caves &#224; vin mousseux allemandes &#224; Wiesbaden et, &#224; ce titre, n&#233;gocie avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral la taxe sur les vins mousseux. &#192; l'automne 1954, il a re&#231;u la Croix f&#233;d&#233;rale du m&#233;rite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e-l&#224; ,il y a eu un autre &#233;v&#233;nement important pour Otto Klaebisch : le Rotary Club International de Wiesbaden, dont il &#233;tait membre, avait d&#233;cid&#233; d'&#233;tablir les premiers contacts entre les Rotary Clubs de Wiesbaden et d'Orl&#233;ans. Le but &#233;tait d'initier une amiti&#233; franco-allemande. Une d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise est venue dans le Rheingau. La r&#233;ception des invit&#233;s a eu lieu dans la maison d'Otto Klaebisch, dans sa belle villa au bord du Rhin. Otto Klaebisch a parfaitement accueilli les Fran&#231;ais dans leur langue nationale, le drapeau fran&#231;ais a &#233;t&#233; hiss&#233; et la Marseillaise a &#233;t&#233; jou&#233;e.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans cette villa, il y avait une grande voli&#232;re, qu'Otto Klaebisch &#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Un &#233;v&#233;nement inoubliable pour tous, Fran&#231;ais et Allemands, et certainement pour Otto Klaebisch aussi. L'amiti&#233; &#233;tait scell&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Otto Klaebisch &#233;tait enfin bien install&#233; &#224; Eltville, une ville au style fran&#231;ais. Il a &#233;t&#233; reconnu, a &#233;t&#233; &#233;lu pasteur et a fait don de cloches d'&#233;glise pour les communaut&#233;s environnantes de Kiedrich et Erbach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mort le 4 juin 1975 - six ans avant sa femme - et a &#233;t&#233; enterr&#233; dans le cimeti&#232;re d'Eltville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La soci&#233;t&#233; &#233;tait le fournisseur de cognac et de brandy de la Chambre des Lords et de la Maison-Blanche.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Willi Hennings, n&#233; en 1889, horloger, est arriv&#233; &#224; l'&#238;le Longue en 1914. Apr&#232;s la guerre, il devient sc&#233;nariste pour G.W. Pabst et &#233;pouse sa soeur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elert A. Seemann ( 1892-1989), a &#233;t&#233; sur l'&#238;le Longue de 1914 &#224; 1919. En 1923, il reprend la direction de la maison d'&#233;dition Seemann de son p&#232;re &#224; Leipzig.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette photo provient de la collection de &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/spip.php?page=article&amp;id_article=531'&gt;Hans Baehr&lt;/a&gt;, qui a &#233;galement particip&#233; &#224; la r&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Otto et Hanna Klaebisch ont &#233;t&#233; mari&#233;s toute leur vie. Le couple a eu cinq enfants : Ingeborg (23.06.1921), Rosemarie (1923) , Ilse (1924) - d&#233;c&#233;d&#233;e &#224; six mois -, Johanna (1926) et Karl-Heinz (1929), n&#233; avec un handicap et d&#233;c&#233;d&#233; &#224; l'&#226;ge de 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Don Kladstrup et Petie Kladstrup : &#034;Wine &amp; War : Bordeaux, Champagne and the Battle for France's Greatest Wealth&#034;, Stuttgart 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Son fr&#232;re Gustav Klaebisch (1884 - 1962) avait &#233;galement &#233;t&#233; envoy&#233; en France pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale comme commissaire pour le march&#233; du cognac. Les rapports sur ses activit&#233;s l&#224;-bas sont sans r&#233;serve positifs. Il s'est &#233;videmment acquitt&#233; de sa t&#226;che de &#034;guide du cognac&#034; avec beaucoup de clairvoyance et de diplomatie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans cette villa, il y avait une grande voli&#232;re, qu'Otto Klaebisch &#233;tait heureux de pr&#233;senter &#224; ses invit&#233;s. Il &#233;tait &#233;galement membre de la Soci&#233;t&#233; ornithologique allemande. L'auteur regrette de n'avoir pu pr&#233;ciser si Otto Klaebisch a pu faire partie du groupe d'intern&#233;s qui se consacraient &#224; l'&#233;levage des poulets pendant son s&#233;jour &#224; l'&#238;le Longue, ou si un livre de la Insel-B&#252;cherei a suscit&#233; cet int&#233;r&#234;t pour l'ornithologie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Johannes J&#228;ger, Pasteur</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Johannes-Jager-Pasteur</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Johannes-Jager-Pasteur</guid>
		<dc:date>2020-03-03T19:04:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		







		<description>&lt;p&gt;L'article suivant a &#233;t&#233; publi&#233; dans le num&#233;ro 28 d'ao&#251;t 2019 du magazine &lt;i&gt;Avel Gornog&lt;/i&gt;. Il est publi&#233; ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Temoignages-de-prisonniers-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages de prisonniers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2&gt;Du Fret &#224; Crozon :&lt;/br&gt;le &#171; chemin de croix &#187; du pasteur J&#228;ger&lt;/br&gt;(septembre 1914)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1082 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;111&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L451xH630/photo_1_jager_joh._foto_1925_-_credit_g._j._beuker-aad15.png?1793975336' width='451' height='630' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Portrait Johannes J&#228;ger
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;(1850 &#8211; 1925) vers 1900&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : J. G. Beuker , in : Gemeinde unter dem Kreuz, p. 85
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pasteur J&#228;ger et la Presqu'&#238;le de Crozon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Consacrer un article d'&lt;i&gt;Avel Gornog&lt;/i&gt; &#224; un pasteur allemand ? En quoi cet homme de Dieu peut-il nous int&#233;resser, ou plut&#244;t, en quoi un &#233;pisode de sa vie pourrait int&#233;resser le lecteur d'&lt;i&gt;Avel Gornog&lt;/i&gt; ? La raison en est que la venue du pasteur en presqu'&#238;le de Crozon se place dans le cadre th&#233;matique de la Premi&#232;re Guerre mondiale, et, plus pr&#233;cis&#233;ment, dans le contexte de l'interception, le 2 septembre 1914, du paquebot hollandais, &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt;, parti de New York, le 25 ao&#251;t &#224; destination de Rotterdam.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#224; ce sujet la revue Avel Gornog, num&#233;ros 5 (juin 1997), 16 (ao&#251;t 2008), (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;routage de ce paquebot, neutre, vers le port de Brest est un fait de guerre qui touche directement la presqu'&#238;le de Crozon. En effet, tous les passagers masculins de 16 &#224; 60 ans de ce bateau, ressortissants des &#171; puissances centrales &#187; (Allemands, Autrichiens, Hongrois, Ottomans ...) environ 750 hommes, furent emprisonn&#233;s, au fort de Crozon, dans un premier temps, puis au camp de l'&#206;le Longue. Parmi ces hommes, des artistes, intellectuels, musiciens, scientifiques &#8230; qui, avec de nombreux prisonniers arriv&#233;s plus tard, devront fertiliser ce camp en y cr&#233;ant un haut lieu de la culture allemande.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#224; ce sujet les diff&#233;rents articles de la Revue Avel Gornog consacr&#233;s au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;119&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/02_passagierdampfer_nieuw_amsterdam.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH257/02_passagierdampfer_nieuw_amsterdam-3d5ac.png?1793975337' width='500' height='257' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Paquebot &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Photographie de presse de l'Agence Rol &#8213; Gallica &#8211; Biblioth&#232;que nationale de France
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le pasteur J&#228;ger, passager du &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt;, lui aussi, fut arr&#234;t&#233; comme ses compatriotes et transf&#233;r&#233; sur la presqu'&#238;le de Crozon. Cependant, contrairement &#224; ses camarades d'infortune, il n'y restera que deux jours, avant de retrouver sa libert&#233;. Il fut, en effet, autoris&#233; &#224; retourner sur le &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt; et &#224; poursuivre son voyage jusqu'&#224; Rotterdam, d'o&#249; il put regagner l'Allemagne. Ce n'est pas seulement pour ce sort exceptionnel que le pasteur J&#228;ger nous int&#233;resse, mais, surtout, &#224; cause de son livre de souvenirs, &#171; Mon Voyage d'Am&#233;rique &#187; dans lequel il raconte en d&#233;tail l'interception du &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt;, l'arrestation des passagers et leur transfert sur la presqu'&#238;le de Crozon. Mises &#224; part ces informations, ce r&#233;cit est, en plus, remarquable par la &#171; perspective &#187; inhabituelle du pasteur J&#228;ger. En effet, sa fa&#231;on d'apercevoir et de vivre cet &#233;pisode est profond&#233;ment conditionn&#233;e par sa religiosit&#233; qui, elle, refl&#232;te son adh&#233;rence &#224; la &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt;. Nous croyons donc opportun de commencer par une br&#232;ve pr&#233;sentation de cette &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt; et de la position que le pasteur J&#228;ger y occupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sera ensuite question du voyage d'Am&#233;rique du pasteur, voyage qui est &#224; l'origine de sa venue involontaire &#224; la pointe bretonne et en presqu'&#238;le de Crozon. C'est l&#224;, et, plus pr&#233;cis&#233;ment, pendant la marche &#224; pied de la cale du Fret au fort de Crozon, qu'il vit quelque chose comme un &#171; chemin de croix &#187;. Par cons&#233;quent, c'est son r&#233;cit autobiographique de cette marche et de la nuit pass&#233;e dans un cachot du Fort de Crozon qui seront au centre de cette pr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1117 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/03_altreformierte_kirche.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH714/03_altreformierte_kirche-dc6d3.png?1793975337' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e &#224; Emden
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Vers 1859 - 1941 &lt;br class='autobr' /&gt;
Source : J. G. Beuker, ibid. p. 2
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous avons la chance de disposer de plusieurs sources authentiques, &#224; savoir : diff&#233;rents documents historiques sur la &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt;, que le Pasteur Gerrit Jan Beuker de la ville d'Emden (Allemagne), a eu la gentillesse de nous communiquer. Un CV du pasteur J&#228;ger, r&#233;dig&#233; par lui-m&#234;me, son r&#233;cit autobiographique : &lt;i&gt;Mon Voyage d'Am&#233;rique&lt;/i&gt; ainsi que le rapport d'un journaliste am&#233;ricain, sous le titre &#233;loquent &lt;i&gt;Johannes J&#228;ger, Le Proph&#232;te visite l'Iowa&lt;/i&gt;, mais aussi deux de ses pr&#234;ches, publi&#233;s apr&#232;s la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la description du chemin du Fret &#224; Crozon et de la nuit pass&#233;e au Fort de Crozon, nous disposons, &#224; c&#244;t&#233; du r&#233;cit autobiographique dans &lt;i&gt;Mon Voyage d'Am&#233;rique&lt;/i&gt;, du t&#233;moignage que l'ancien prisonnier au camp de l'&#206;le Longue, Hermann von B&#246;tticher, donne dans son livre de souvenirs &lt;i&gt;Mes Exp&#233;riences en Libert&#233; et en Captivit&#233;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Hermann von B&#246;tticher, Erlebnisse in Freiheit und Gefangenschaft (Exp&#233;rienes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le pasteur J&#228;ger et la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La personnalit&#233; du pasteur Johannes J&#228;ger est indissociable de son appartenance &#224; la petite branche de l'&#201;glise R&#233;form&#233;e du nom de &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt; ; &#8222;vieille&#8220; signifiant ici &#8222;premi&#232;re&#8220; ou &#8222;d'origine&#8220;, ou encore fid&#232;le &#224; l'&#201;glise R&#233;form&#233;e de ses d&#233;buts, strictement calviniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette branche dont l'emprise g&#233;ographique se limite &#224; une petite r&#233;gion frontali&#232;re couvrant l'extr&#234;me nord-ouest de l'Allemagne (Frise orientale) et une partie des Pays Bas a fait scission d'avec l'&#201;glise R&#233;form&#233;e traditionnelle, au milieu du 19&#232;me si&#232;cle, quand certains de ses responsables se d&#233;clar&#232;rent en d&#233;saccord avec la ligne &#8222;lib&#233;rale&#8220; et, &#224; leurs yeux, trop permissive de l'&lt;i&gt;&#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt; officielle. La &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt; existe toujours et semble m&#234;me &#234;tre bien vivante.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L495xH351/04_neue_kirche-2-8616c.png?1793975337' width='495' height='351' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle &#233;glise
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;(vers 1955)&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : J. G. Beuker, ibid. p. 2
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les documents sur l'histoire de la &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt; mis &#224; disposition par le pasteur Gerrit Jan Beuker, Johannes J&#228;ger n'est pas seulement pasteur mais il occupe aussi la fonction tr&#232;s influente de professeur de th&#233;ologie, charg&#233; de former les futurs pasteurs et jouit ainsi d'une v&#233;n&#233;ration certaine de la part de ses coreligionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs en sa fonction de professeur de th&#233;ologie de grande r&#233;putation (au moins dans le cercle restreint de la &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt;) qu'il est invit&#233; &#224; rendre visite &#224; ses compatriotes frisons, adh&#233;rents de la &lt;i&gt;Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e&lt;/i&gt;, install&#233;s aux &#201;tats Unis (essentiellement dans l'&#233;tat d&#8216;Iowa). Et c'est au retour de ce voyage, entrepris en compagnie de son fils de seize ans, qu'il fut arr&#234;t&#233; par les Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Voyage d'Am&#233;rique&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH332/05_johannes_jaeger_mit_sohn-2-942a7.png?1793975337' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Johannes J&#228;ger avec fils et gouvernante
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;vers 1920&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169; J. G. Beuker, ibid. p. 88
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#233;crits th&#233;ologiques (pr&#234;ches), historiques ou autobiographiques dont nous disposons, le pasteur J&#228;ger nous appara&#238;t comme un th&#233;ologien intr&#233;pide, exemple de z&#232;le apostolique et de fermet&#233; chr&#233;tienne, port&#233; par une foi in&#233;branlable. En effet, ce qui frappe c'est qu'il semble vivre dans un v&#233;ritable partenariat, tr&#232;s proche et permanent, avec son Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s caract&#233;ristique, par exemple, le d&#233;but de son r&#233;cit &#8222;Mon Voyage d&#8216;Am&#233;rique&#8220;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Grenzbote (p&#233;riodique de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e) n&#176; 936 &#8211; 948, 1914&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un texte qui ne raconte pas seulement de mani&#232;re tr&#232;s d&#233;taill&#233;e toutes les exp&#233;riences &#8211; heureuses et malheureuses &#8211; que le pasteur vit pendant son voyage d'Am&#233;rique, mais, en plus, il met en exergue le caract&#232;re permanent de sa relation directe avec Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voici le d&#233;but de ce r&#233;cit de voyage :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;77&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/jpg/06_bundesarchiv_dvm_10_bild-23-61-77__dampfer__vaterland_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH331/06_bundesarchiv_dvm_10_bild-23-61-77__dampfer__vaterland_-2-fa542.jpg?1793975337' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Paquebot Vaterland
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : German Federal Archive (Deutsches Bundesarchiv)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand, le mois dernier, de retour de mon voyage d&#8216;Am&#233;rique, j'arrivai de nouveau &#224; Emden&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#233;tat d'Iowa, territoire choisi par les Frisons adh&#233;rents de la Vieille (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mon c&#339;ur &#233;tait rempli de louange et de remerciements envers Dieu, et les paroles de David continuaient &#224; r&#233;sonner &#224; travers mon &#226;me, Psaume 103, 1.2 : Mon &#226;me, b&#233;nis l'&#201;ternel ! Que tout ce qui est en moi b&#233;nisse son saint nom ! Mon &#226;me, b&#233;nis l'&#201;ternel, Et n'oublie aucun de ses bienfaits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si maintenant je suis sollicit&#233;, de plusieurs c&#244;t&#233;s, de r&#233;diger un texte sur ce voyage d'Am&#233;rique pour le Grenzbote&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Grenzbote (p&#233;riodique de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e) n&#176; 936 &#8211; 948, 1914&#034; id=&#034;nh6-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce que j'accepte volontiers, je le fais pourtant uniquement dans le but de louer le nom du Seigneur. Que, en plus, le Seigneur b&#233;nisse la fin de mon r&#233;cit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeudi 25 juin, &#224; la mi-journ&#233;e, 12 h 44, mon fils et moi-m&#234;me mont&#226;mes, ici &#224; Emden, au train qui devait nous amener &#224; Hambourg. Vers 5 heures nous arriv&#226;mes &#224; Hambourg. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le samedi 27 juin, les J&#228;ger, p&#232;re et fils, s'embarquent donc au port de Hambourg sur le c&#233;l&#232;bre paquebot allemand &lt;i&gt;Vaterland&lt;/i&gt;, &#171; navire le plus grand du monde &#187;. Dans son livre &#171; Mon Voyage d'Am&#233;rique &#187;, Johannes J&#228;ger d&#233;crit la mont&#233;e &#224; bord des passagers, selon leur affectation &#224; l'une des trois classes du bateau (I, II, III), avant de terminer cette description avec un commentaire bien caract&#233;ristique de sa fa&#231;on personnelle de voir les choses :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;83&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L331xH546/07_jager_mit_studenten-2-5aad4.png?1793975337' width='331' height='546' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Prof. J&#228;ger avec 3 &#233;tudiants inconnus
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;vers 1895&lt;br class='autobr' /&gt;
Source J. G. Beuker, ibid. p. 89
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; A 12 h 30, tous ceux qui voulaient partir &#233;taient &#224; bord. Et si l'un de ces derniers ne devait pas &#234;tre l&#224; pour 12 h 30, eh bien il sera arriv&#233; trop tard et aura manqu&#233; la bonne heure. En effet, imm&#233;diatement apr&#232;s 12 h 30, la rampe d'acc&#232;s au bateau fut enlev&#233;e et la porte ferm&#233;e. Est-ce que quelqu'un est arriv&#233; en retard ? Je ne le sais pas. Mais il y a un trop tard pour le royaume des cieux. Les cinq vierges folles dans Matthieu 25 sont venues trop tard, car la porte avait &#233;t&#233; ferm&#233;e avant leur arriv&#233;e. C'est pourquoi il leurs dit : &#171; Je vous le dis en v&#233;rit&#233;, je ne vous connais pas &#187;. Qu'aucun de mes lecteurs ne manque le temps de gr&#226;ce en arrivant trop tard ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voyage de retour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article de la revue historique &#171; Origins &#187;, parue en 1995 sous le titre &lt;i&gt;Johannes J&#228;ger : le Proph&#232;te en visite &#224; Iowa&lt;/i&gt;, et &#233;dit&#233;e par l'&#201;glise R&#233;form&#233;e d'Am&#233;rique (&lt;i&gt;Christian Reformed Church&lt;/i&gt;), l'historien am&#233;ricain calviniste Herbert Brinks &#233;voque les conditions dans lesquelles Johannes J&#228;ger prend la d&#233;cision de rentrer en Allemagne et donne un bref r&#233;cit de l'interception du &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt; et des &#233;v&#233;nements qui s'en suivent. Brinks &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Malheureusement, ses projets d'un long voyage &#224; travers toute la r&#233;gion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#233;tat d&#8216;Iowa, territoire choisi par les Frisons adh&#233;rents de la Vieille (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, furent brusquement renvers&#233;s. La Premi&#232;re Guerre mondiale entre l'Allemagne, la France et l'Angleterre &#233;clata. J&#228;ger essayait de rejoindre rapidement la patrie, avant que cela ne f&#251;t plus possible. Il se pr&#233;cipita &#224; New York, o&#249; il essayait de trouver un passage pour l'Allemagne. Les navires allemands &#233;taient d&#233;j&#224; bloqu&#233;s en Europe. J&#228;ger &#233;tait dans l'impossibilit&#233; de trouver une liaison directe. C'est la raison pour laquelle il r&#233;serva, avec 900 d'autres Allemands, un passage sur un paquebot n&#233;erlandais neutre. Quand ils sont mont&#233;s &#224; bord, c'est ce que J&#228;ger rapporte, ses compatriotes chantaient des chants patriotiques allemands. J&#228;ger craignait que des marins anglais et fran&#231;ais, &#233;galement pr&#233;sents au port, n'en informent par t&#233;l&#233;graphe leur patrie pour d&#233;noncer le navire n&#233;erlandais avec les nombreux Allemands &#224; son bord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crainte &#233;tait manifestement infond&#233;e. Mais quand le bateau, apr&#232;s une travers&#233;e de l'oc&#233;an en toute s&#233;curit&#233;, atteignit le blocus de la Manche, la cargaison fut inspect&#233; par des officiers fran&#231;ais. Ils d&#233;couvrirent que la plupart des passagers &#233;taient des Allemands. (Seulement un quart des 1200 voyageurs &#233;taient des N&#233;erlandais ou des Anglais.) Les Fran&#231;ais donn&#232;rent l'ordre au navire de rejoindre le port de Brest. Les passagers n&#233;erlandais et anglais restaient sur le navire. Les Allemands furent emmen&#233;s, en une journ&#233;e de marche, vers une &#233;glise (NDR : il s'agissait en fait du Fort de Crozon) qui servait de camp provisoire. En chemin, J&#228;ger, &#226;g&#233; de 64 ans, s'effondra et fut transport&#233; sur une civi&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;192&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH351/08_theologiestudenten_emden-2-0740c.png?1793975337' width='500' height='351' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Etudiants en theologie &#224; Emden, 1912
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Assis, deuxi&#232;me &#224; partir de la gauche : Johannes J&#228;ger, fils ; c'est lui qui accompagne son p&#232;re au voyage d'Am&#233;rique&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : J. G. Beuker, ibid. p. 32
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A cet endroit o&#249;, avec la saisie du &#171; &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt; &#187; par la marine fran&#231;aise, commence sa captivit&#233;, nous redonnons la parole &#224; Johannes J&#228;ger. Dans son livre &lt;i&gt;Mon Voyage d'Am&#233;rique&lt;/i&gt;, il fait le r&#233;cit d&#233;taill&#233; de ces &#233;v&#233;nements marquants.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt; &lt;p&gt;&#171; Quand, t&#244;t le matin du 2 septembre, nous entr&#226;mes dans la Manche anglaise, apparut un bateau de guerre fran&#231;ais, &#224; savoir le croiseur auxiliaire &lt;i&gt;Savoy&lt;/i&gt; (sic). Il tira un coup de feu comme signe que notre bateau devait s'arr&#234;ter. Notre bateau s'immobilisa imm&#233;diatement. Lorsque le navire fran&#231;ais s'&#233;tait rapproch&#233;, un officier fran&#231;ais et plusieurs soldats fran&#231;ais mont&#232;rent &#224; bord de notre bateau. Tous les passagers de notre bateau furent imm&#233;diatement r&#233;veill&#233;s. &#8230; A 11h00 du matin, l'ordre fut donn&#233; de mettre sous scell&#233;s toute la cargaison du bateau et d'emmener le bateau avec tous les passagers &#224; Brest. A 12h00, plusieurs autres officiers et soldats fran&#231;ais mont&#232;rent &#224; bord. Maintenant, ce n'&#233;tait plus le capitaine, mais des officiers fran&#231;ais qui avaient le commandement sur le bateau. Ils l'emmen&#232;rent &#224; Brest. A 10h30 du soir, nous arriv&#226;mes &#224; Brest. Le drapeau fran&#231;ais fut maintenant hiss&#233; &#224; c&#244;t&#233; du n&#233;erlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matin suivant, le 3 septembre, des barques et des bateau fran&#231;ais accost&#232;rent notre bateau pour saisir toute la cargaison, comme les c&#233;r&#233;ales, la farine, le charbon etc. et l'emmener &#224; la ville de Brest. A 8h00 du matin, nous autres passagers d&#251;mes nous rendre sur le pont de la premi&#232;re classe et, sur demande, pr&#233;senter nos papiers. Et maintenant, on se tenait sur le pont de la premi&#232;re classe, de 8h00 &#8211; 12h00 et, de nouveau, l'apr&#232;s-midi de 2 &#8211; 4, et nos papiers n'ont toujours pas &#233;t&#233; vis&#233;s. A 4 heures, les stewards firent savoir que tous les N&#233;erlandais et Anglais et Fran&#231;ais peuvent rester sur le bateau et continuer jusqu'&#224; Rotterdam ; mais, tous les Allemands, Autrichiens et Hongrois de sexe masculin devaient se pr&#233;parer, prendre leurs bagages &#224; main, quitter le bateau et aller en captivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je demandai au steward en chef de m'autoriser &#224; aller voir l'officier fran&#231;ais pour lui montrer mes papiers et de le prier de nous permettre, moi et mon fils, de rester sur le bateau, puisque j'avais d&#233;j&#224; 64 ans et mon fils seulement 16 ans. Mais il ne le permit pas. &#8230; Pour cette raison, je d&#233;cidai de me conformer aux ordres et d'aller en captivit&#233;. Dieu, me dis-je, a suffisamment de moyens pour te remettre en libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;53&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH323/08a_le_fret-2-3e3b6.png?1793975337' width='500' height='323' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le Fret
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Vue au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle&lt;br class='autobr' /&gt;
Carte postale
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A 6 heures du soir, plusieurs grandes et larges barques (pontons) s'approch&#232;rent de notre bateau, et maintenant on nous dit : Tous les Allemands, Autrichiens et Hongrois doivent prendre leurs bagages &#224; mains, quitter le bateau et monter dans les barques pour aller en captivit&#233;. Environ 750 hommes devaient quitter le bateau et descendre dans les barques. &#8230; Quand tout le monde &#233;tait mont&#233;, on nous transporta avec un petit vapeur pendant une heure jusqu'&#224; la c&#244;te d'une petite &#238;le. Sur cette petite &#238;le ou presqu'&#238;le &#233;tait situ&#233; le Fort de Crasson (sic). Quand nous avions mis pied sur terre, on nous fit d&#233;poser nos bagages et nous mettre en rang, pour effectuer encore une marche de deux heures vers le Fort de Crasson o&#249; nous devions &#234;tre emprisonn&#233;s. Quand nous &#233;tions en rang on nous fit savoir que celui qui refusait l'ob&#233;issance, m&#234;me le moins du monde, ou s'&#233;cartait du chemin sans autorisation, serait imm&#233;diatement abattu. A peine un quart d'heure plus tard, l'un de nous fut effectivement abattu. Il para&#238;t que c'&#233;tait un Polonais. On nous dit qu'il aurait d&#251; d&#233;poser ses bagages par terre, n'aurait pas compris l'ordre et voulait encore sortir quelque chose de son sac &#224; main et aurait &#233;t&#233; abattu imm&#233;diatement. Quatre coups de feu ont &#233;t&#233; tir&#233;s sur lui ; plus en avant dans la colonne, je les ai entendus. Peu de temps apr&#232;s, la marche de deux heures commen&#231;ait. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;140&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/09_hermann_von_boetticher-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH691/09_hermann_von_boetticher-2-80a8d.png?1793975337' width='500' height='691' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le po&#232;te Hermann von B&#246;tticher
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;cf. &lt;a href=&#034;http://www.ilelongue14-18.eu/?Le-poete-allemand-Hermann-von&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ilelongue14-18.eu/?Le-poete-allemand-Hermann-von&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Deutsches Literaturarchiv Marbach
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il est peut-&#234;tre int&#233;ressant de compl&#233;ter le r&#233;cit de Johannes J&#228;ger par celui de l'ancien prisonnier du camp de l'&#206;Le Longue, Hermann von B&#246;tticher, dans son livre de souvenirs, &#171; Erlebnisse aus Freiheit und Gefangenschaft &#187;. Tout comme J&#228;ger, von B&#246;tticher est, lui aussi, Allemand et passager sur le &#171; &lt;i&gt;Nieuw Amsterdam&lt;/i&gt; &#187;. Il partage donc, au moins pendant quelques jours, le destin de Johannes J&#228;ger. Mais, quand l'un, J&#228;ger, est pasteur, l'autre, von B&#246;tticher, est po&#232;te et, qui plus est, po&#232;te &#171; expressionniste &#187; ; c'est &#224; dire qu'il pratique, dans ses &#339;uvres litt&#233;raires, un subjectivisme marqu&#233; en prenant ses libert&#233;s dans l'expression linguistique. En outre, von B&#246;tticher, qui en 1914 n'a que 27 ans (J&#228;ger en a 64), physiquement plus &#224; l'aise que le pasteur, est moins pr&#233;occup&#233;, pendant cette marche &#233;prouvante, de son propre sort. Ainsi son regard capte-t-il plus sereinement les paysages, entre la cale du Fret et le Fort de Crozon, que les prisonniers doivent traverser. Ce faisant, il donne certaines indications &#8211; m&#234;me vagues &#8211; sur l'itin&#233;raire du chemin emprunt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La marche &#224; pied du Fret au Fort de Crozon, &lt;/br&gt;selon deux sources diff&#233;rentes : &lt;/br&gt;Hermann von B&#246;tticher et Johannes J&#228;ger&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Le r&#233;cit H. v. B&#246;tticher :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt; &lt;p&gt;&#171; Le soir arrive ; une obscurit&#233; mate et douce. Nous touchons la terre et, &#224; travers de galets humides qui ont l'odeur des algues, nous escaladons &#224; la plage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit port de p&#234;che gris-blanc est rempli de voiliers au repos. Partout des filets pendus, des p&#234;cheurs fatigu&#233;s dans l'attente du soir. Leur vie, pleine de nostalgie myst&#233;rieuse, nous salue. Depuis de coteaux verts et d'or se d&#233;tachent des personnes rouges et bleues. Des appels sombres comme le soir r&#233;sonnent &#224; travers l'air. Soudainement, toutes les choses sont li&#233;es les unes aux autres dans une relation profonde et myst&#233;rieuse. Des visages, abattus et tendant l'oreille, regardent du fond de la semi obscurit&#233; ; des femmes bretonnes, des gar&#231;ons et des filles, en sabots clapotants, s'approchent et croient voir des fant&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ba&#239;onnettes et le rouge des uniformes brillent... En une longue colonne, nous passons pr&#232;s de dures crosses de fusils. Les maisons se retirent de plus en plus profond&#233;ment dans la nuit, &#224; travers leurs fen&#234;tres se brise de la lumi&#232;re jaune. La rue passe entre le port et le village. Devant un b&#226;timent bas, une cr&#232;che &#224; ch&#232;vres abandonn&#233;e, nous nous arr&#234;tons. La porte est grande ouverte, des postes des deux c&#244;t&#233;s arm&#233;s de fusils &#233;tincelants. A travers cette porte, nous passons nos bagages vers l'obscurit&#233; et poursuivons notre marche dans une colonne interminable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re nous une voix qui refuse ; elle se perd au loin. Nous continuons la marche. Des officiers sur des chevaux effarouch&#233;s. Puis, dans le silence tendu, le bruit d'un coup. Des cris de femmes remplissent l'air ; suit un deuxi&#232;me et un troisi&#232;me coup : &#224; l'int&#233;rieur de nous quelque chose s'arr&#234;te. Vers l'ext&#233;rieur le corps se tend, le poing se cramponne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Qu'est-ce qu'il y a, Caporal ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; On vient de tuer, silence ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paysage se tait. L'obscurit&#233; respire. Les officiers passent en galopant le long des colonnes. Des ordres sont pass&#233;s : quiconque quitte le rang sera fusill&#233;. Amis et ennemis, tous se taisent. Une m&#233;chante odeur traverse l'air ; il fr&#233;mit ; la nature est partag&#233;e en deux. Il fait compl&#232;tement nuit. Nous marchons. La lune a rempli l'obscurit&#233; de lumi&#232;re blanche et d'ombres plus profondes. Des profondeurs de la nuit &#233;mergent des groupes d'arbres serr&#233;s et vivants. Des vall&#233;es bois&#233;es et des collines fr&#233;missent, le paysage regarde r&#234;veur vers la rade ; nous nous en &#233;loignons et y revenons. Tout est infini. La route s'&#233;coule &#224; travers la nuit comme une rivi&#232;re doucement rayonnante. Quand elle monte je vois des fusils et des ba&#239;onnettes briller dans le clair de lune. Telle une vision, la colonne de formes humaines sombres s'&#233;tire sur la vague d'une colline et se d&#233;marque contre le ciel et la nuit. Au bout d'une heure, nous traversons un village. Une nouvelle heure plus tard, un autre. Un pasteur octog&#233;naire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le pasteur J&#228;ger, n&#233; en 1850, n&#8216;a que 64 ans, au moment des &#233;v&#233;nements racont&#233;s&#034; id=&#034;nh6-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'&#233;croule et est d&#233;pos&#233; sur un brancard ; son fils se tient &#224; ses c&#244;t&#233;s et aide &#224; le porter jusqu'&#224; ce qu'une sentinelle le refoule. Puis, en haut, nous atteignons un champ. Il est chauve. Des buissons de gen&#234;ts et de minces bosquets de pins, travers&#233;s par le scintillement argent&#233; de la mer. L'oc&#233;an Atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;78&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/10_weg_le_fret__crozon-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH752/10_weg_le_fret__crozon-2-d65c3.png?1793975337' width='500' height='752' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Itin&#233;raire probable de la marche &#224; pied de la cale du Fret au Fort de Crozon
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que les quelques indications topographiques, soulign&#233;es dans le texte, nous permettent de tracer le parcours qui a &#233;t&#233; choisi pour mener ce convoi exceptionnel de plusieurs centaines d'hommes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concernant le nombre exact de ces hommes, les indications donn&#233;es par nos (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de la cale du Fret au Fort de Crozon ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin le plus court passe par le sillon de l'&#233;tang du Fret&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une route stable sur le sillon existe depuis 1850&#034; id=&#034;nh6-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en poursuivant sur la Rue de Pen an Ero et la mont&#233;e (aujourd'hui D 55) vers Lanv&#233;oc. En haut de la colline, ils prennent la direction de Crozon, sur la route (aujourd'hui D 155) qui descend vers le petit village de St.-Jean-de-Le&#239;dez. Cet itin&#233;raire semble &#234;tre confirm&#233; par von B&#246;tticher, qui &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Au bout d'une heure&lt;/i&gt; &#187;, donc &#224; peu pr&#232;s &#224; mi-chemin de leur marche de deux heures, &#171; &lt;i&gt;nous traversons un village&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule localit&#233;, entre le Fret et Crozon, identifiable comme &#171; village &#187;, &#224; cause de la pr&#233;sence d'une chapelle, est St.-Jean-de-Le&#239;dez. En effet, du temps des &#233;v&#233;nements relat&#233;s ici, ce groupement de quelques maisons &#233;tait encore dot&#233; d'une petite chapelle, situ&#233;e directement au bord de la route. Le 8 septembre 1944, touch&#233;e par une bombe et partiellement d&#233;truite, elle fut d&#233;molie d&#233;finitivement en 1956, par d&#233;cision du conseil municipal.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;99&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH316/11_kapelle_saint_jean_leidez-2-2779a.png?1793975337' width='500' height='316' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Chapelle Saint-Jean-de-Le&#239;dez
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;avant sa destruction&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : collection particuli&#232;r Didier Cadiou
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Von B&#246;tticher poursuit : &#171; Une nouvelle heure plus tard, un autre [village]. &#187; Cet &#171; autre &#187; village est forc&#233;ment Crozon. Que le convoi d'hommes ait mis une heure pour faire le trajet, relativement court (2,9 km) de St.-Jean-de-Le&#239;dez est tout &#224; fait cr&#233;dible, &#233;tant donn&#233;e la mont&#233;e assez raide que les hommes avaient &#224; gravir, apr&#232;s la travers&#233;e du ruisseau de Kerloc'h.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Le r&#233;cit du Pasteur J&#228;ger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; la marche de la cale du Fret au Fort de Crozon telle que l'a v&#233;cue le pasteur J&#228;ger (Mon Voyage d'Am&#233;rique, p. 16).&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;background-color: rgb(238, 238, 238); font-style: italic;&#034;&gt; &lt;p&gt;&#171; Les hommes &#224; mes c&#244;t&#233;s remarquaient d&#232;s le d&#233;but que je ne pouvais pas bien marcher, que, du moins, je ne serais pas en mesure de supporter une marche de deux heures. Il le signal&#232;rent au capitaine fran&#231;ais. Mais celui-ci rejeta leurs propos sans autre forme de proc&#232;s : Nous n'avons pas de voiture ; si le Monsieur en question ne peut pas bien marcher, que les autres messieurs veuillent l'aider. C'est ce qu'ont fait fid&#232;lement les deux messieurs &#224; mes c&#244;t&#233;s. Ils &#233;taient m&#233;decins. Tant&#244;t ils m'offraient leurs bras, tant&#244;t leur &#233;paule, comme support. Ils ont fait ce qu'ils ont pu. Moi de mon c&#244;t&#233;, je voulais appliquer toutes mes forces pour pouvoir suivre. Mais &#224; 20 minutes du fort de Crozon, je m'&#233;croulai, sans forces et impuissant. J'&#233;tais allong&#233; au bord du chemin, inconscient. Plus tard, on me racontait que j'&#233;tais allong&#233; inconscient au bord du chemin et que des civils fran&#231;ais seraient venus des villages, munis de pierres et de b&#226;tons pour me tuer. Les soldats fran&#231;ais aussi m'auraient maltrait&#233; et m'auraient bouscul&#233; et frapp&#233; avec leurs crosses. Quand j'&#233;tais allong&#233;, inconscient, au bord du chemin, mon fils, qui &#233;tait 100 m derri&#232;re moi dans la colonne, demanda &#224; l'Officier l'autorisation de m'approcher ; mais, elle lui fut refus&#233;e. C'&#233;taient certainement des soldats fran&#231;ais qui m'ont charg&#233; sur un chariot &#224; main, emprunt&#233; dans le village le plus proche. De tout cela, d'avoir &#233;t&#233; allong&#233; au bord du chemin et charg&#233; sur un chariot, un chariot &#224; chiens, je ne sais rien moi-m&#234;me. J'ai &#233;t&#233; compl&#232;tement inconscient. &#8230; Tard le soir, vers les 10 H 00, nous arriv&#226;mes au Fort. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La nuit pass&#233;e au Fort de Crozon&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_1124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;167&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH363/12__fort_crozon-2-0d3f4.png?1793975338' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fort de Crozon
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photo : E. Brissy, 9 mars1916&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Minist&#232;re de la culture, M&#233;diath&#232;que de l'Architecture et du Patrimoine. Diffusion RMN Grand Palais, D 0001669
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;185&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH686/13__fort_crozon_innenhof-2-b62a5.png?1793975338' width='500' height='686' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fort de Crozon, cour int&#233;rieure
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Photo : E. Brissy, 9 mars1916&lt;br class='autobr' /&gt;
Sourece : Minist&#232;re de la culture, M&#233;diath&#232;que de l'Architecture et du Patrimoine. Diffusion RMN Grand Palais, D 0001668
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suite du r&#233;cit du Pasteur J&#228;ger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;base64-7c52ddda&#034; title=&#034;PGh0bWw+DQo8ZGl2IHN0eWxlPSJiYWNrZ3JvdW5kLWNvbG9yOiByZ2IoMjM4LCAyMzgsIDIzOCk7IGZvbnQtc3R5bGU6IGl0YWxpYzsiPiANCjxwPsKrIEFycml2w6kgZGV2YW50IGxhIHByaXNvbiwgb24gbWUgcmVsZXZhIGR1IGNoYXJpb3QgcG91ciBtZSBwbGFjZXIgc3VyIHVuIHRhYm91cmV0IGVuIGJvaXMuIFRyZW50ZSDDoCBxdWFyYW50ZSBzb2xkYXRzLCAgbGV1cnMgZnVzaWxzIGNoYXJnw6lzLCBt4oCZZW50b3VyYWllbnQgZXQgaWwgbeKAmcOpdGFpdCBjb21tZSBz4oCZaWxzIGRldmFpZW50IG3igJlhYmF0dHJlIGTDqHMgbOKAmWFycml2w6llIGRlcyBhdXRyZXMgQWxsZW1hbmRzLiBDYXIsIGJpZW4gcXXigJllbiByZXRhcmQgcGFyIHJhcHBvcnQgYXUgY29udm9pLCBjZWx1aS1jaSBt4oCZYXZhaXQgbGFpc3PDqSBwYXNzZXIgc3VyIG1vbiBjaGFyaW90LCBkZSBtYW5pw6hyZSDDoCBjZSBxdWUgauKAmWFycml2ZSBhdmFudCBsYSB0cm91cGUgbWFyY2hhbnQgw6AgcGllZC4gTGUgZ3JvdXBlIGTigJlvZmZpY2llcnMgIGTDqWxpYsOpcmFpdCBz4oCZaWwgZGV2YWllbnQgbeKAmWFiYXR0cmUgb3UgbGFpc3NlciBlbiB2aWUuIEVuIGNlIG1vbWVudCwgamUgcHJpYWkgw6AgRGlldSwgaW52b2xvbnRhaXJlbWVudCDDoCBoYXV0ZSB2b2l4LiBVbiByaXJlIG1vcXVldXIgc2UgZml0IGVudGVuZHJlLiBEw6lzb3JtYWlzIGplICBwcmlhaXMgZW4gc2lsZW5jZS4gUXVhbmQgbGEgdHJvdXBlIGRlcyBBbGxlbWFuZHMgYXBwcm9jaGEsIGxhIGTDqWxpYsOpcmF0aW9uIGRlcyBvZmZpY2llcnMgc2UgdGVybWluYSA7IG9uIHPigJnDqXRhaXQgbWlzIGTigJlhY2NvcmQgZGUgbWUgbGFpc3NlciBlbiB2aWUuPC9wPg0KDQo8cD5PbiBjb21tZW7Dp2EgbWFpbnRlbmFudCBkZSBz4oCZb2NjdXBlciBkZSBtb24gw6l0YXQuIE9uIG3igJlhcHBvcnRhIHVuIHZlcnJlIGTigJllYXUgZXQgbeKAmWVuIGZpdCBib2lyZSB1biBwZXUsIHBhbnNhIG1hIHTDqnRlIGV0IHBvc2EgdW4gcGFuc2VtZW50IGF1dG91ciBkZSBtb24gZnJvbnQgZXQgbeKAmWFwcG9ydGEgdW4gbWF0ZWxhcyBhZmluIHF1ZSBqZSBwdWlzc2UgbeKAmXkgYWxsb25nZXIuIEplIGxlIGZpcywgYXZlYyBkZSBs4oCZYWlkZSA7IGNhciwgc2FucyBhaWRlLCBq4oCZYXVyYWlzIMOpdMOpIGluY2FwYWJsZSBkZSBsZSBmYWlyZS4gQSBjZXQgaW5zdGFudCwgcXVhbmQgauKAmcOpdGFpcyBhbGxvbmfDqSBzdXIgbGUgbWF0ZWxhcyBldCBwYXMgZW5jb3JlIHBvcnTDqSDDoCBsYSBwcmlzb24sIGxhIHBhcnRpZSBhcnJpw6hyZSBkdSBjb252b2kgZGVzIEFsbGVtYW5kcyDDqXRhaXQgYXJyaXbDqSBhdXNzaSwgZGUgc29ydGUgcXVlIG1vbiBmaWxzIG1lIHZpdC4gSWwgZGVtYW5kYSBkZSBwb3V2b2lyIHZlbmlyIGF1cHLDqHMgZGUgbW9pLiBNYWludGVuYW50IGlsIGVuIGV1dCBs4oCZYXV0b3Jpc2F0aW9uLiBOb3MgZGV1eCBjxZN1cnMgZnVyZW50IHRvdWNow6lzIGF1eCBsYXJtZXMuIE5vdXMgbm91cyBlbWJyYXNzw6JtZXMuIEV0IMOgIHBhcnRpciBkZSBjZSBtb21lbnQsIG1vbiBmaWxzIHBvdXZhaXQgcmVzdGVyIHByw6hzIGRlIG1vaS4gQ+KAmcOpdGFpdCBjb21tZSBzaSBs4oCZb24gYXZhaXQgY29tcHJpcyBxdWUgbm91cyBu4oCZw6l0aW9ucyBwYXMgZGVzIGhvbW1lcyBkYW5nZXJldXguIE1haW50ZW5hbnQsIHBvc8OpIHN1ciBtb24gbWF0ZWxhcywgamUgZnVzIHBvcnTDqSDDoCBsYSBwcmlzb24sIGRldXggw6l0YWdlcyBhdS0gZGVzc3VzLiBD4oCZw6l0YWl0IHZyYWltZW50IHVuIGNhY2hvdCwgY2FyIGNlIHRhdWRpcyBuZSBkaXNwb3NhaXQgcGFzIGRlIGZlbsOqdHJlcy4gTOKAmWFpciBldCBsYSBsdW1pw6hyZSBuZSBwb3V2YWllbnQgcmVudHJlciBxdWUgcGFyIGxhIHBvcnRlLCBzaSBjZWxsZS0gY2kgZGV2YWl0IHPigJlvdXZyaXIsIGRlIHRlbXBzIMOgIGF1dHJlLiBD4oCZw6l0YWl0IHVuIHRhdWRpcywgb8O5LCBkYW5zIGTigJlhdXRyZXMgY2lyY29uc3RhbmNlcywgb24gZW5mZXJtYWl0IHBldXQtw6p0cmUgZGUgZ3JhbmRzIGNyaW1pbmVscy7igKYgLjwvcD4NCg0KPHA+UGV1IGRlIHRlbXBzIGFwcsOocywgbGUgbcOpZGVjaW4gbWlsaXRhaXJlIGTigJloaWVyIHNvaXIgcmV2aW50IGV0IG3igJlleGFtaW5hLiBJbCBjb25zdGF0YSBxdWUgauKAmcOpdGFpcyBlbmNvcmUgdHLDqHMgZmFpYmxlLiBQdWlzLCBpbCBtZSBkZW1hbmRhIHNpIGrigJnDqXRhaXMgZOKAmWFjY29yZCBxdeKAmWlsIHByb3Bvc8OidCBhdSBjb21tYW5kYW50IGRlIG1lIGZhaXJlIHRyYW5zZsOpcmVyIMOgIGzigJlow7RwaXRhbCBkZSBsYSB2aWxsZSBkZSBCcmVzdC4g4oCmIEplIHLDqXBvbmRpcyBhdSBtw6lkZWNpbiBxdWUgauKAmcOpdGFpcyB0csOocyByZWNvbm5haXNzYW50IGRlIGNldHRlIHByb3Bvc2l0aW9uIGV0IHF1ZSBqZSBsYSBwcsOpZsOpcmVyYWlzICBhdSBzw6lqb3VyIGVuIHByaXNvbiA7IG1haXMsIGrigJlhdXJhaXMgZMOpasOgIDY0IGFuIGV0IG1vbiBmaWxzIG7igJllbiBhdXJhaXQgcXVlIDE2IDsgZG9uYywgdG91cyBsZXMgZGV1eCwgbm91cyBu4oCZYXZpb25zIHJpZW4gw6Agdm9pciBhdmVjIGxlIG1pbGl0YWlyZS4gU+KAmWlsIG5lIHBvdXJyYWl0IHBhcyBzdWdnw6lyZXIgYXUgY29tbWFuZGFudCBkZSBub3VzIGxhaXNzZXIgcGFydGlyIGNoZXogbm91cyA/IENlIGRpc2FudCwgamUgbHVpIG1vbnRyYWkgbW9uIHBhc3NlcG9ydC4gRW4gbGUgcmVnYXJkYW50IGV0IGxlIGxpc2FudCBpbCBz4oCZw6l0b25uYSBldCBkaXQgYXZlYyB1biBhY2NlbnQgZnJhbsOnYWlzIDogUGFzdGV1ciA/IFBhc3RldXIgPyBQb3VycXVvaSDDqnRlcy12b3VzIGVuIGNhcHRpdml0w6kuIEplIHLDqXBvbmRpcyA6IHBvdXIgbGEgc2V1bGUgcmFpc29uIHF1ZSBub3VzIHNvbW1lcyBBbGxlbWFuZHMuIEFsb3JzLCBpbCBu4oCZYWpvdXRhIHBsdXMgcmllbiBldCBtZSBkaXQgZ2VudGltZW50IGF1IHJldm9pci4gTWFpcyBqZSBwb3V2YWlzIHJlbWFycXVlciBxdWUgbWEgZGVtYW5kZSDDqXRhaXQgdG9tYsOpZSBzdXIgdW5lIHRlcnJlIGZlcnRpbGUuIC48L3A+DQoNCjxwPkzigJlhcHLDqHMtbWlkaSBkZSBjZSBtw6ptZSBqb3VyLCB1biBvZmZpY2llciBzdXDDqXJpZXVyLCB1biBnw6luw6lyYWwsIHZpbnQgYXUgRm9ydCA7IGPigJllc3Qgw6AgbHVpIHF1ZSBsZSBtw6lkZWNpbiBwcsOpc2VudGEgbW9uIGFmZmFpcmUgZXQgbWEgZGVtYW5kZSBk4oCZw6p0cmUgYXV0b3Jpc8OpIGRlIHJlbnRyZXIgw6AgbGEgbWFpc29uLiBBbG9ycywgbWEgZGVtYW5kZSBmdXQgYWRtaXNlLiDCqFB1aXMsIG5vdXMgdsOubWVzIGxlIG3DqWRlY2luIMOgIGPDtHTDqSBkdSBnw6luw6lyYWwgZXQgdG91dCBzdWl0ZSBhcHLDqHMgbm90cmUgYWZmYWlyZSDDqXRhaXQgcsOpZ2zDqWUuIEPigJnDqXRhaXQgbGUgdG91cm5hbnQgIGRhbnMgbm90cmUgcHJpc29uLiBRdWUgRGlldSBzb2l0IHJlbWVyY2nDqSAhLjwvcD4NCg0KPHA+TGUgYmF0ZWF1IHtOaWV1dyBBbXN0ZXJkYW1dIG1vdWlsbGFpdCB0b3Vqb3VycyBhdSBwb3J0IGRlIEJyZXN0LCBwdWlzcXVlIGzigJlvbiBu4oCZYXZhaXQgcGFzIHRlcm1pbsOpIGRlIGTDqWNoYXJnZXIgbGVzIGPDqXLDqWFsZXMsIGxhIGZhcmluZSwgbGVzIGNoYXJib25zIGV0IGRlIGxlcyBlbW1lbmVyIMOgIEJyZXN0LiBRdWFuZCBhbG9ycyBs4oCZb3JkcmUgZnV0IGRvbm7DqSBhdXggb2ZmaWNpZXJzIGV0IG3DqWRlY2lucyBkZSBzZSBwcsOpcGFyZXIgw6AgbGEgbWFyY2hlIGRlIGRldXggaGV1cmVzIGRlIHJldG91ciDDoCBsYSBjw7R0ZSBk4oCZb8O5IG5vdXMgw6l0aW9ucyB2ZW51cyBsYSB2ZWlsbGUsIGplIHNpZ25hbGFpIHF1ZSBq4oCZw6l0YWlzIGluY2FwYWJsZSBkZSBtYXJjaGVyLiBPbiBtZSByw6lwb25kaXQgZ2VudGltZW50IGVuIG1lIGRpc2FudCBxdWUgbOKAmW9uIGF2YWl0IGNvbW1hbmTDqSB1bmUgdm9pdHVyZSBwb3VyIG1vaSwgbW9uIGZpbHMgZXQgbGVzIHF1YXRyZSB2aWVpbGxlcyBwZXJzb25uZXMuPC9wPg0KDQo8cD5RdWFuZCBqZSBmdXMgbGliw6lyw6kgZGUgbGEgcHJpc29uIGV0ICBldSBs4oCZYXV0b3Jpc2F0aW9uIGRlIG1vbnRlciDDoCBub3V2ZWF1IHN1ciBsZSBiYXRlYXUgaG9sbGFuZGFpcyBOaWV1dyBBbXN0ZXJkYW0gZXQgZGUgcmVudHJlciDDoCBsYSBtYWlzb24sIGplIG1lIHNlbnRhaXMgdW4gcGV1IGNvbW1lIGxlcyByYWNoZXTDqXMgZHUgc2VpZ25ldXIgZG9udCBpbCBlc3QgZGl0LCBQcy4gMTI2LDEuNi4gOiAiU2kgbGUgU2VpZ25ldXIgcmFjaMOodGUgbGVzIGNhcHRpZnMgZGUgU2lvbiBub3VzIHNlcm9ucyBjb21tZSBjZXV4IHF1aSByw6p2ZW50LCBhbG9ycyBub3MgYm91Y2hlcyBzZXJvbnQgcGxlaW5lcyBkZSByaXJlcyBldCBkZSByaXJlcyBub3MgbGFuZ3VlcyBwbGVpbmVzIGRlIGxvdWFuZ2VzLiI8L3A+DQoNCjxwPkFpbnNpLCBEaWV1IGEgdG91dCBiaWVuIGZhaXQuIFByZW1pw6hyZW1lbnQsIGlsIGEgw6lwcm91dsOpIG1hIGZvaSBldCBuZSBt4oCZYSBwYXMgY291dmVydCBkZSBob250ZSBldCwgZGV1eGnDqG1lbWVudCwgbWEgY2FwdGl2aXTDqSBhIHByb2ZpdMOpIGF1c3NpIMOgIG1vbiBmaWxzIGV0IGF1eCBhdXRyZXMgdmllaWxsZXMgcGVyc29ubmVzLiBDZXJ0ZXMsIERpZXUsIG5vdXMgY29uZHVpdCBiaWVuIGF1eCBwcm9mb25kZXVycyBtYWlzIG5vdXMgZW4gZXh0cmFpdCBhdXNzaS4gTWFpcyBpbCBuZSBjb25kdWl0IHBhcyBhdXggcHJvZm9uZGV1cnMgcGFyY2UgcXXigJlpbCBhdXJhaXQgcGxhaXNpciBkZSBjb25kdWlyZSBkYW5zIGxhIG1pc8OocmUsIGV0IHBhcyBub24gcGx1cyBwYXJjZSBxdeKAmWlsIG5lIHNhdXJhaXQgIGFpZGVyLCBtYWlzIHBhcmNlIHF1J8OgIHRyYXZlcnMgY2VsYSBpbCB2ZXV0IGdsb3JpZmllciBlbmNvcmUgcGx1cyBzb24gbm9tLiBDJ2VzdCBwb3VycXVvaSBqZSBsb3VlIGxhIGdyw6JjZSBldCBsYSBwdWlzc2FuY2UgZHUgU2VpZ25ldXIsIGV0IGplIGRpcyBhdmVjIFBzYXVtZSA2OCwgMjAsIDIxIDogQsOpbmkgc29pdCBsZSBTZWlnbmV1ciBjaGFxdWUgam91ciA7IERpZXUgcG9zZSBzb24gZmFyZGVhdSBzdXIgbm91cywgbWFpcyBpbCBub3VzIGFpZGUgYXVzc2kuIE5vdXMgYXZvbnMgdW4gRGlldSBxdWkgYWlkZSBldCBsZSBTZWlnbmV1ciBxdWkgbm91cyBhIHNhdXbDqXMgZGUgbGEgbW9ydCAhIMK7PC9wPg0KPC9kaXY+DQo8L2h0bWw+&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De retour en Allemagne, Johannes J&#228;ger poursuit ses activit&#233;s de professeur en th&#233;ologie et de pasteur, dans la ville de Emden. Dans deux pr&#234;ches qu'il publie, en d&#233;cembre 1914, donc peu de temps apr&#232;s son rapatriement, ses exp&#233;riences de captivit&#233;, m&#234;me en &#233;vitant de s'y r&#233;f&#233;rer explicitement, semblent &#234;tre le fondement du message qu'il veut faire passer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1126 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;139&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/14_die_wiederkunft_christi-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH731/14_die_wiederkunft_christi-2-d34fb.png?1793975338' width='500' height='731' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pr&#234;che du pasteur J&#228;ger
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le Retour du Christ ou Une Parole pour les Derniers Jours, Matt. 24, 27, 28&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Altreformierte Kirche Emden
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;113&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/15_predigt_pastor_jaeger-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH785/15_predigt_pastor_jaeger-2-222bb.png?1793975338' width='500' height='785' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pr&#234;che du pasteur J&#228;ger
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Un Pr&#234;che en Temps de Guerre&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;r&#233;mie 29, 11 &#8211; 14&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Altreformierte Kirche Emden
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que, dans son pr&#234;che sur le &lt;i&gt;Retour du Christ&lt;/i&gt;, il poursuit inlassablement le but de transmettre &#224; ses lecteurs cette in&#233;branlable confiance en Dieu qui est la sienne. Pour ce faire il &#233;voque &#224; plusieurs reprises le psaume 23 ou &lt;i&gt;Cantique de David&lt;/i&gt;, cette affirmation du bonheur terrestre qui, r&#233;guli&#232;rement mise &#224; mal par les exp&#233;riences de la vie, ne peut, seule, gu&#232;re convaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, associ&#233; &#224; la cr&#233;dibilit&#233; d'un homme de la trempe du pasteur J&#228;ger, qui vient personnellement de faire la douloureuse exp&#233;rience d'une marche dans la sombre vall&#233;e de la mort, avant d'&#234;tre reconduit dans les sentiers de la justice, le &lt;i&gt;Cantique de David&lt;/i&gt; a de bonnes chances de convaincre les lecteurs de la v&#233;racit&#233; de ses promesses :&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;display: flex; align-items: center; justify-content: center;&#034;&gt; &lt;i&gt;L'&#201;ternel est mon berger : &lt;br class='autobr' /&gt;
je ne manquerai de rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me fait reposer dans de verts p&#226;turages, &lt;br class='autobr' /&gt;
Il me dirige pr&#232;s des eaux paisibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il restaure mon &#226;me, &lt;br class='autobr' /&gt;
Il me conduit dans les sentiers de la justice, &lt;br class='autobr' /&gt;
A cause de son nom.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je marche dans la vall&#233;e de l'ombre de la mort, &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne crains aucun mal, &lt;br class='autobr' /&gt;
car tu es avec moi :&lt;br class='autobr' /&gt;
Ta houlette et ton b&#226;ton me rassurent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu dresses devant moi une table, &lt;br class='autobr' /&gt;
En face de mes adversaires ; &lt;br class='autobr' /&gt;
Tu oins d'huile ma t&#234;te, &lt;br class='autobr' /&gt;
Et ma coupe d&#233;borde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, le bonheur et la gr&#226;ce m'accompagneront &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les jours de ma vie, &lt;br class='autobr' /&gt;
Et j'habiterai dans la maison de l'&#201;ternel &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; la fin de mes jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
(Bible Segond)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pasteur J&#228;ger travaille jusqu'au 1&#7497;&#691; novembre 1923 comme professeur et pasteur. C'est &#224; l'&#226;ge de 73 ans qu'il prend sa retraite. Il &#233;tait le dernier professeur de la Vieille Eglise R&#233;form&#233;e. J&#228;ger meurt suite &#224; une maladie douloureuse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G. J. Beukert, ibid., p. 86&#034; id=&#034;nh6-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le 16 septembre 1925 &#224; Emden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; G. J. Beuker, Gemeinde unter dem Kreuz, Altreformierte in Emden, 1856 &#8211; 2006&lt;/li&gt;&lt;li&gt; CV Johannes J&#228;ger, in G. J. Beuker : Umkehr und Erneuerung, 1988, p. 432 &#8211; 437&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Johannes J&#228;ger, Meine Amerikareise, in : &lt;i&gt;Grenzbote&lt;/i&gt; (Revue de la &lt;i&gt;Vieille Eglise R&#233;form&#233;e)&lt;/i&gt;, num&#233;ros (936 &#8211; 848, 1914)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; H. Brinks, Johannes J&#228;ger, Der Prophet besucht 1914 Iowa, in : &lt;i&gt;Origins&lt;/i&gt;, Iowa, 1995&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet la revue Avel Gornog, num&#233;ros 5 (juin 1997), 16 (ao&#251;t 2008), ainsi que le site &lt;a href=&#034;http://www.ilelonge14-18.eu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ilelonge14-18.eu&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet les diff&#233;rents articles de la Revue &lt;i&gt;Avel Gornog&lt;/i&gt; consacr&#233;s au camp de l'Ile Longue 14-18&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Hermann von B&#246;tticher, &lt;i&gt;Erlebnisse in Freiheit und Gefangenschaft (Exp&#233;rienes v&#233;cues en Libert&#233; et en Captivit&#233;)&lt;/i&gt;, Berlin 1919&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Grenzbote&lt;/i&gt; (p&#233;riodique de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e) n&#176; 936 &#8211; 948, 1914&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;tat d'Iowa, territoire choisi par les Frisons adh&#233;rents de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e pour y pratiquer librement leur religion&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Grenzbote&lt;/i&gt; (p&#233;riodique de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e) n&#176; 936 &#8211; 948, 1914&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;tat d&#8216;Iowa, territoire choisi par les Frisons adh&#233;rents de la Vieille &#201;glise R&#233;form&#233;e pour y pratiquer librement leur religion&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pasteur J&#228;ger, n&#233; en 1850, n&#8216;a que 64 ans, au moment des &#233;v&#233;nements racont&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concernant le nombre exact de ces hommes, les indications donn&#233;es par nos deux sources divergent : selon J&#228;ger ils sont &#171; environ 750 &#187;, quand von B&#246;tticher parle de &#171; 17 groupes de 70 hommes chacun, ce qui fait 1190. En v&#233;rit&#233;, selon le site &lt;a href=&#034;http://www.ilelongue14-18.eu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ilelongue14-18.eu&lt;/a&gt;, le convoi &#233;tait compos&#233; de 714 hommes (457 Allemands et 257 Austro-Hongrois).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une route stable sur le sillon existe depuis 1850&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;G. J. Beukert, ibid., p. 86&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ludwig Kuppenheim</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Ludwig-Kuppenheim-533</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Ludwig-Kuppenheim-533</guid>
		<dc:date>2020-02-27T20:30:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sabine</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;&#171; J'ai deux amours : mon pays [la France] et Pforzheim &#187; Ludwig/Louis Kuppenheim &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre 1914 et 1919, l'Allemand Ludwig Kuppenheim a &#233;t&#233; intern&#233; en France. En 1982, c'est le citoyen fran&#231;ais Louis Kuppenheim qui est mort &#224; Sainte-Maxime. Il vivait en France depuis 1928. Il avait &#233;t&#233; d&#233;chu de sa nationalit&#233; allemande vers 1937 parce que sa famille avait des racines juives . Louis Kuppenheim a combattu l'Allemagne aux c&#244;t&#233;s des Fran&#231;ais, ce qui lui a &#233;vit&#233; d'&#234;tre assassin&#233; par les Nazis. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Temoignages-de-prisonniers-" rel="directory"&gt;T&#233;moignages de prisonniers&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; J'ai deux amours : mon pays [la France] et Pforzheim &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ludwig/Louis Kuppenheim&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1914 et 1919, l'Allemand Ludwig Kuppenheim a &#233;t&#233; intern&#233; en France. En 1982, c'est le citoyen fran&#231;ais Louis Kuppenheim qui est mort &#224; Sainte-Maxime. Il vivait en France depuis 1928. Il avait &#233;t&#233; d&#233;chu de sa nationalit&#233; allemande vers 1937 parce que sa famille avait des racines juives&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s l'instauration des &#171; lois de Nuremberg &#187;, les Juifs ne pouvaient plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Louis Kuppenheim a combattu l'Allemagne aux c&#244;t&#233;s des Fran&#231;ais, ce qui lui a &#233;vit&#233; d'&#234;tre assassin&#233; par les Nazis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1914 et 1919, quelque 5 000 hommes issus d'une puissance de l'Axe ont &#233;t&#233; retenus prisonniers dans le camp de l'&#206;le Longue ; &#224; partir de la mi-1916, il ne s'est plus agi que de civils. &lt;i&gt;L'Association &#206;le longue&lt;/i&gt; s'est donn&#233; pour mission de faire des recherches sur l'histoire de ce camp. Les t&#233;moignages laiss&#233;s par les intern&#233;s jouent un r&#244;le important, mais leur qu&#234;te rel&#232;ve de la proverbiale recherche d'une aiguille dans une botte de foin. Si l'on est chanceux on retrouve des descendants et si l'on est encore davantage, on trouve encore dans ces familles des lettres, des dessins, des photos voire des journaux intimes remontant &#224; l'&#233;poque du camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis tomb&#233;e sur Ludwig/Louis Kuppenheim en menant des recherches sur des descendants &#233;ventuels de prisonniers originaires du Pays de Bade, o&#249; j'habite moi-m&#234;me. Il y a eu plusieurs &#233;tapes : j'ai adress&#233; d'abord un courrier au bureau de l'&#201;tat-civil de Pforzheim, puis je me suis rendue aux archives de cette ville. J'y ai trouv&#233; mention d'archives familiales en Suisse. Les services de la population de Muri et de Berne ont transmis ma demande &#224; la pr&#233;fecture de Berne-Mittelland. De l&#224;, elle a &#233;t&#233; transmise &#224; Caroline Kuppenheim &#224; Gen&#232;ve. J'ai obtenu de sa part les &#171; Souvenirs &#187; que Ludwig/Louis Kuppenheim avait r&#233;dig&#233;s en 1971, dans lequel, entre autres, il &#233;voque sommairement les cinq ann&#233;es qu'il avait pass&#233;es comme intern&#233; civil en Bretagne, et l'&#206;le longue s'est av&#233;r&#233;e &#234;tre un de ses lieux de d&#233;tention. Les archives de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re &#224; Aubagne ont &#233;galement livr&#233; des informations importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ludwig Bernhard Fritz Kuppenheim est n&#233; le 21.06.1891 &#224; Pforzheim. La famille Kuppenheim, &#233;tablie depuis des g&#233;n&#233;rations dans le nord du Pays de Bade, &#233;tait connue pour ses ateliers de bijoux et d'argenterie (aujourd'hui encore Pforzheim reste le centre allemand de la cr&#233;ation joaill&#232;re). La famille avait beau avoir des racines juda&#239;ques, elle n'en &#233;tait pas moins &#171; parfaitement assimil&#233;e. [...] Moi-m&#234;me je re&#231;us la confirmation protestante dans la &lt;i&gt;Schlo&#223;kirche&lt;/i&gt; (une &#233;glise de la ville) &#224; l'instar de mes parents et de mes s&#339;urs, tous baptis&#233;s. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ludwig/Louis Kuppenheim, &#171; Souvenirs &#187;, r&#233;dig&#233; en 1971, page 2, mentionn&#233; &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Kuppenheim, la France ne repr&#233;sente pas &#171; l'ennemie h&#233;r&#233;ditaire &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s les &#171; guerres de lib&#233;ration &#187; men&#233;es contre Napol&#233;on 1er, les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Depuis 1900, l'entreprise poss&#232;de une filiale &#224; Paris au 67 de la rue de Richelieu, et, &#224; partir de 1911, au 77 de la rue des Petits-Champs (et plus tard dans la rue Volnay) ainsi qu'un atelier dirig&#233; par Moritz, l'oncle de Ludwig. D'autres ateliers se trouvent dans la partie fran&#231;aise des Vosges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'exposition universelle de 1900, l'entreprise Kuppenheim obtient une m&#233;daille d'or pour un coupe-papier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Liste des r&#233;compenses : Exposition universelle de 1900, &#224; Paris / R&#233;publique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ludwig Kuppenheim accompagne ses parents lors de leurs fr&#233;quents voyages &#224; Paris. Dans ses &#171; Souvenirs &#187; il note : &#171; Ces s&#233;jours parisiens furent finalement d&#233;terminants pour le reste de ma vie. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, lorsque la guerre a &#233;clat&#233;, l'entreprise a &#233;t&#233; &#171; plac&#233;e sous s&#233;questre &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est-&#224;-dire mise sous tutelle, pr&#233;cise l'auteure.&#034; id=&#034;nh7-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (c'est-&#224;-dire mise sous tutelle pr&#233;cise l'auteur) ; ce n'est que longtemps apr&#232;s 1920 que le magasin a repris une certaine importance. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ludwig Kuppenheim n'est pas un bon &#233;l&#232;ve. Il arr&#234;te la scolarit&#233; avec l'&#233;quivalent fran&#231;ais du brevet des coll&#232;ges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;jour qu'il effectue ensuite &#224; l'Institut Le Rosey au bord du lac L&#233;man lui permet de consolider sa connaissance de la langue fran&#231;aise ; il &#233;crit : &#171; Pour la premi&#232;re fois, j'avais des amis et des camarades de beaucoup d'autres pays et je fus influenc&#233; par la fa&#231;on de vivre de nombre de ces &#233;trangers. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il encha&#238;ne avec un stage &#224; Londres dans l&#8216;entreprise Lacloche Fr&#232;res puis il fr&#233;quente le &lt;i&gt;Commercial College&lt;/i&gt; de Liverpool. Apr&#232;s ces diff&#233;rentes &#233;tapes, Ludwig Kuppenheim parle parfaitement le fran&#231;ais et l'anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1909/1910 il doit faire le service militaire. Il se retrouve &#224; &#171; Kolmar et Neu-Breisach &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entre 1871 et 1918, l&#8216;Alsace &#233;tait annex&#233;e &#224; l'Empire allemand ; c'est pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et termine comme sous-officier de r&#233;serve. Il commente ainsi cette p&#233;riode de sa vie : &#171; Je suis tr&#232;s heureux que le service militaire appartienne au pass&#233;, car j'ai v&#233;cu la discipline et les fa&#231;ons de faire prussienne comme quelque chose d'atroce. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Apr&#232;s cela, Kuppenheim travaille dans l'entreprise paternelle ; en 1912, il effectue un s&#233;jour en Espagne, o&#249; il travaille &#224; Bilbao, Grenade et Madrid et apprend &#224; d&#233;marcher des clients potentiels ; &#171; Avec mes 4 langues, c'&#233;tait tr&#232;s int&#233;ressant &#224; faire &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 1914 &#233;clate la premi&#232;re guerre mondiale, le jeune homme de 23 ans se trouve depuis un an &#224; New York. Il y travaille comme &#171; repr&#233;sentant et comme vendeur &#187; pour le compte de l'entreprise familiale. Pour lui qui ma&#238;trise plusieurs langues et conna&#238;t plusieurs cultures, et qui, de plus, hait l'arm&#233;e, retourner en Allemagne pour s'y engager n'est pas une d&#233;marche allant de soi et la d&#233;cision qu'il est amen&#233; &#224; prendre n'est pas vraiment la sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'&#233;tais &#224; New York &#224; me demander si je devais rentrer ou bien rester aux &#201;tats-Unis. Mais comme mon p&#232;re et mes oncles s'engageaient tous comme sous-officiers, je me suis finalement senti oblig&#233; d'envisager le voyage du retour au pays. Mais par quel moyen ? &#187; Une note manuscrite dans la marge de ses &#171; Souvenirs &#187; pr&#233;cise la raison pour laquelle son p&#232;re s&#8216;&#233;tait empress&#233; de s'engager : &#171; P&#232;re ardent patriote, nationaliste allemand ; pour des juifs baptis&#233;s, presque pas moyen de faire autrement. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&#034; id=&#034;nh7-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kuppenheim se r&#233;sout donc, comme beaucoup d'autres, &#224; traverser l'oc&#233;an sur le Nieuw Amsterdam, un navire battant pavillon neutre (celui des Pays-Bas), cens&#233; accoster dans un port neutre. Il note sommairement : &#171; Le vapeur [...] mit toutefois le cap sur la rade du port fran&#231;ais de Brest en Bretagne. Tous les ressortissants d'une puissance ennemie [...] furent d&#233;barqu&#233;s.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&#034; id=&#034;nh7-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le d&#233;but de cinq ann&#233;es d'internement, d'abord dans le Fort Crozon (&#171; [...] C'&#233;tait une belle saloperie&#8230; &#187;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&#034; id=&#034;nh7-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ensuite, d'apr&#232;s ses &#171; Souvenirs &#187;, dans le port de Brest &#224; bord du &lt;i&gt;Jean Bart&lt;/i&gt;, un bateau de commerce r&#233;form&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit tr&#232;s probablement du Charles Martel et non du Jean Bart. Ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; Ce fut d&#233;j&#224; mieux &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&#034; id=&#034;nh7-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, note-t-il, ensuite dans le camp de l'&#206;le Longue. &#171; &#192; cet endroit-l&#224;, le s&#233;jour ne fut pas d&#233;sagr&#233;able &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&#034; id=&#034;nh7-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1070 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;177&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/1_personalakte_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH603/1_personalakte_1000-2-1ecd1.png?1793975339' width='500' height='603' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Kuppenheim dans le camp de l' &#206;le Longue
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La fiche individuelle pr&#233;cise : &#171; aspirant &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re, Quimper, photo (9 R 30)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme d'autres intern&#233;s, Kuppenheim souffre de l'oisivet&#233; et cherche un moyen d'y rem&#233;dier : &#171; On ne pouvait pas obliger les civils que nous &#233;tions &#224; travailler. Cette oisivet&#233; &#233;tait tr&#232;s pesante pour la majorit&#233; des intern&#233;s, et nombreux furent ceux (et je fus l'un d'eux) qui se port&#232;rent volontaires pour travailler. On nous mit &#224; la disposition du &#171; Bataillon d. Travailleurs &#201;trangers &#187; &#224; Brest. Mon travail consistait &#224; traduire et &#224; pr&#233;parer des documents en fran&#231;ais concernant le bataillon. En plus de cela, je m'occupai aussi (j'&#233;tais de longue date passionn&#233; par le sport) de l'am&#233;nagement d'un terrain de sports pour la pratique du football et du tennis et de la mise en place d'une cantine pour Allemands, prisonniers militaires et convalescents. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&#034; id=&#034;nh7-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir aussi le t&#233;moignage du prisonnier de guerre Ernst Hensler :&#034; id=&#034;nh7-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Didier Cadiou de l'Association &#206;le Longue, ce dernier point est int&#233;ressant. Normalement les intern&#233;s civils qui travaillaient &#233;taient employ&#233;s sur l'&#206;le longue m&#234;me, mais toutes les indications de Kuppenheim pourraient tr&#232;s bien aussi se rapporter &#224; l'&#206;le Longue. Des &#171; prisonniers militaires &#187;, il n'y en avait plus dans le camp depuis 1916. Mais comme une partie des prisonniers se consid&#233;raient eux-m&#234;mes comme des prisonniers militaires, l'expression employ&#233;e trouverait l&#224; son explication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation et le financement du terrain de sports que mentionne Kuppenheim est un sujet abord&#233; par l'&lt;i&gt;Inselwoche&lt;/i&gt;, le journal du camp, censur&#233; par les autorit&#233;s, mais publi&#233; par les d&#233;tenus eux-m&#234;mes : &#171; La souscription pour l'installation du nouveau terrain de sports atteint &#224; la date du 1er d&#233;cembre 1915 la somme r&#233;jouissante de 654,50 francs. Si l'enthousiasme des travailleurs volontaires ne faiblit pas, nous aurons bient&#244;t &#224; notre disposition un terrain de sports adapt&#233; &#224; tous nos besoins. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;24 du 05.12.1915, page 4&#034; id=&#034;nh7-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ditions suivantes de l'&lt;i&gt;Inselwoche&lt;/i&gt; publient, presque sous la forme d'un mini feuilleton, la liste alphab&#233;tique des donateurs avec le montant de leur contribution respective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re publication de ce genre para&#238;t dans le N&#176; 25 de l'&lt;i&gt;Inselwoche&lt;/i&gt;, &#224; c&#244;t&#233; d'autres annonces d'ordre g&#233;n&#233;ral.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;25 du 12.12.1915, page 3&#034; id=&#034;nh7-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Le nom de Kuppenheim appara&#238;t dans le num&#233;ro suivant, suivi de la somme de 10,00 francs.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;26 du 19.12.1915, page 3&#034; id=&#034;nh7-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;191&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH248/spenden_1914-2-65294.png?1793975339' width='500' height='248' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Collecte pour le terrain de sports &#8211; Liste de H &#224; R
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;3&#232;me colonne, 4&#232;me rang &#224; partir du haut : Kuppenheim, 10 .-&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : &lt;i&gt;Insel-Woche&lt;/i&gt; Premi&#232;re S&#233;rie N&#176;26, 19.12.1915, page 3 (extrait)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1928, Kuppenheim ouvre &#224; Paris une entreprise d'import-export dans le domaine de la joaillerie, de l'horlogerie et des accessoires. En souvenir du pr&#233;nom du grand-p&#232;re, l'entreprise porte le nom de Louis Kuppenheim. En 1929, il d&#233;m&#233;nage &#224; Paris ; sa m&#232;re le suit en 1930 (son p&#232;re s'&#233;tait suicid&#233; en 1925). &#192; c&#244;t&#233; de cela, il repr&#233;sente l'entreprise pforzheimoise Kuttroff Fr&#232;res, pour le compte desquels il d&#233;marche les horlogeries de Besan&#231;on et environs ainsi que des grossistes en bijoux et bracelets-montres dans toute la France. Il est employ&#233; par cette entreprise jusqu'en 1939, malgr&#233; l'interdiction du gouvernement nazi d'avoir des repr&#233;sentants de commerce juifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 5&#034; id=&#034;nh7-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En 1934 il est tir&#233; du lit par la Gestapo, alors qu'en compagnie de sa m&#232;re qu'il est en train de rendre visite &#224; l'entreprise Kuttroff Fr&#232;res ; les deux Kuppenheim sont somm&#233;s de quitter l'Allemagne dans l'heure. S'ils ne sont pas arr&#234;t&#233;s sur le champ, ils ne le doivent qu'&#224; la haute consid&#233;ration dont jouit la famille Kuppenheim. &#192; Strasbourg, ils franchissent la fronti&#232;re proche. Les r&#233;unions touchant &#224; l'entreprise ne se tiennent plus qu'en France&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&#034; id=&#034;nh7-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La m&#234;me ann&#233;e, Kuppenheim se fait enregistrer comme entrepreneur en France.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;240&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/2_handelsregister_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH698/2_handelsregister_1000-2-9a2d6.png?1793975339' width='500' height='698' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'enregistrement dans le registre de commerce
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Certificat de l'enregistrement dans le registre de commerce le 09.08.1934, &#233;tabli par le tribunal de commerce de la Seine le 05.08.1947.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : documents personnels de la Famille Kuppenheim
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1938, la s&#339;ur de Kuppenheim s'enfuit d'Allemagne en France, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; contrainte de divorcer de Bruno Widmann, son conjoint &#171; arien &#187;. Les trois Kuppenheim, Ludwig, sa m&#232;re et sa s&#339;ur, se partagent un logement au 288 de la rue Vaugirard. Kuppenheim &#233;crit : &#171; Depuis 1937 environ j'&#233;tais apatride et, en tant que tel, je b&#233;n&#233;ficiais de la protection de la France et [je] poss&#233;dais le passeport rattach&#233; &#224; ce statut. Je m'&#233;tais d'embl&#233;e d&#233;clar&#233; pr&#234;t &#224; m'engager dans la L&#233;gion &#201;trang&#232;re en cas de guerre. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&#034; id=&#034;nh7-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1072 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;92&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/3_attestation_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH328/3_attestation_1000-2-a174c.png?1793975339' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;claration de Ludwig Kuppenheim
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : documents personnels de la Famille Kuppenheim
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1939 ils quittent leur logement parisien et louent une petite maison &#224; Antibes dans le sud de la France, r&#233;gion dans laquelle Kuppenheim a des amis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 1er septembre &#233;clate la seconde guerre mondiale. Presque aussit&#244;t Kuppenheim entre dans la L&#233;gion &#201;trang&#232;re&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour des non-Fran&#231;ais qui voulaient se battre contre l'Allemagne, c'&#233;tait la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour sa protection on lui donne un faux patronyme ainsi qu'une fausse nationalit&#233; ; les lieux de naissance et de r&#233;sidence sont modifi&#233;s. Il devient Louis No&#235;l, ressortissant helv&#233;tique, natif de Lausanne et domicili&#233; &#224; Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1073 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;165&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/4_personalakte_fremdenlegion_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH422/4_personalakte_fremdenlegion_1000-2-1a617.png?1793975339' width='500' height='422' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La notice personnelle de Ludwig Kuppenheim
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Fiche individuelle de Ludwig Kuppenheim &#224; la L&#233;gion &#201;trang&#232;re, page 1&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re, Aubagne
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1074 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;154&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/5_personalakte_ln_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH378/5_personalakte_ln_1000-2-42e2a.png?1793975339' width='500' height='378' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La notice personnelle de Louis No&#235;l
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Fiche individuelle de Louis No&#235;l &#224; la L&#233;gion &#201;trang&#232;re, page 1&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re, Aubagne&lt;br class='autobr' /&gt;
.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;238&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/6_in_franzosischer_uniform_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH759/6_in_franzosischer_uniform_1000-2-b230b.png?1793975339' width='500' height='759' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ludwig Kuppenheim en uniforme de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Louis Kuppenheim en uniforme de la L&#233;gion (photo non dat&#233;e ). Le k&#233;pi blanc permet de reconna&#238;tre un membre de la L&#233;gion &#233;trang&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives priv&#233;es de la famille Kuppenheim
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit : &#171; Je [...] me suis engag&#233; sur le champ, comme je l&#8216;ai not&#233; plus haut, pour 5 ans, car j'estimais que la guerre durerait au moins aussi longtemps. [...] &#192; l'&#233;poque, j'avais 48 ans et je n'&#233;tais gu&#232;re plus apte &#224; &#234;tre affect&#233; au front. [...] Je n'ai jamais quitt&#233; le 2.R.E.C (2&#232;me R&#233;giment &#201;tranger de Cavalerie) au sein duquel j'ai d'abord &#233;t&#233; secr&#233;taire puis interpr&#232;te. J'ai effectu&#233; une quantit&#233; de campagnes avec les unit&#233;s les plus diverses. [...] &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&#034; id=&#034;nh7-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1076 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;430&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L200xH437/7_medaille-2-5e774.png?1793975339' width='200' height='437' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daille coloniale de la campagne de Tunisie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;M&#233;daille coloniale agrafe &#171; Tunisie 1942-1943 &#187; n&#176;56234 du 18/5/46&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette m&#233;daille distingue L.K. pour sa participation &#224; la campagne de Tunisie (17.11.1942- 13.05.1943). La victoire des troupes alli&#233;es &#224; l'issue de cette campagne provoqua la capitulation des puissances de l'Axe (Allemagne, Italie, Japon).&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives centrales de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re, Aubagne
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; En septembre 1945, soit au bout de 6 ans, je fus lib&#233;r&#233; des obligations militaires &#224; Sidi Bel Abbes, puis d&#233;mobilis&#233; &#224; Marseille. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour leur s&#233;curit&#233;, les Allemands et les Autrichiens qui combattaient contre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 7&#034; id=&#034;nh7-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1945, il retrouve sa m&#232;re &#224; Antibes ; quant &#224; sa s&#339;ur Hilde, elle avait &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e le 22.08.1942 et d&#233;port&#233;e &#224; Auschwitz o&#249; elle a &#233;t&#233; assassin&#233;e le 02.09.1942, apr&#232;s avoir transit&#233; par les camps fran&#231;ais de Compi&#232;gne et de Drancy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ma s&#339;ur, enregistr&#233;e comme Allemande, dut faire face &#224; d'&#233;normes difficult&#233;s ; elle s&#233;journa par ex. un court moment dans un camp d'internement ; elle put &#234;tre remise en libert&#233; parce que ma m&#232;re r&#233;ussit &#224; l'en faire sortir gr&#226;ce &#224; mes papiers militaires. Jusqu'en 1942, je lui rendis r&#233;guli&#232;rement visite pendant mes cong&#233;s. &#192; partir de 1942, l'int&#233;gralit&#233; de la France fut occup&#233;e par les Nazis. Ma m&#232;re put se cacher dans une cabane de bergers isol&#233;e pr&#232;s de Plassecasier (Plascassier, note de l'auteure) et s'en sortir indemne. Ma s&#339;ur en revanche fut arr&#234;t&#233;e et d&#233;port&#233;e &#224; Auschwitz apr&#232;s avoir transit&#233; par Compi&#232;gne ; il s'av&#233;ra par la suite qu'elle y fut assassin&#233;e par les Nazis. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Souvenirs &#187;, page 7&#034; id=&#034;nh7-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Compi&#232;gne et surtout la ville de Drancy &#224; 20 km de Paris (elle est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/8_transportliste_1_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH555/8_transportliste_1_1000-2-7eb26.png?1793975340' width='500' height='555' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_1078 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;420&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/8_transportliste_2_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH592/8_transportliste_2_1000-2-a5208.png?1793975340' width='500' height='592' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Liste des d&#233;port&#233;s sur laquelle figure Hilde Kuppenheim Widmann
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Liste des d&#233;port&#233;s transport&#233;s au camp de concentration d'Auschwitz le 9.2.1942. Le nom de Hilde, la s&#339;ur de Kuppenheim appara&#238;t sur la premi&#232;re ligne de la page 2 sous la forme &#171; Widman Kuppenheim Ilde &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Liste de transport du camp de Drancy au camp de concentration d'Auschwitz 9.2.1942 1.1.9.9./11188553 ITS Digital Archive, Arolsen Archives
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_1079 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;292&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/9_acte_de_disparition_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH680/9_acte_de_disparition_1000-2-5743b.png?1793975340' width='500' height='680' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Acte de disparition de Hilde Kuppenheim Widmann
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;L'&#171; acte de disparition &#187; est l'&#233;quivalent d'un certificat de d&#233;c&#232;s pour une personne dont on ne conna&#238;t ni la date ni les circonstances de la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : archives municipales de Pforzheim : Institut f&#252;r Stadtgeschichte, B41-124
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En compagnie de sa m&#232;re il retourne &#224; Paris. &#192; partir de la mi-1947, leur adresse est 94 rue de S&#232;vres. Avant cette date, ils sont h&#233;berg&#233;s par des amis. Le 10.09.1947 Louis Kuppenheim obtient la nationalit&#233; fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;195&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/10_einburgerungsurkunde_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH688/10_einburgerungsurkunde_1000-2-8d360.png?1793975340' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Attestation de naturalisation fran&#231;aise de Ludwig Kuppenheim
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Certificat de naturalisation fran&#231;aise de Louis Kuppenheim du 10. September 1947&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Archives priv&#233;es de la famille Kuppenheim
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Louis Kuppenheim travaille de nouveau jusqu'en 1968 dans le commerce des montres et des bijoux (entre autres pour l&#8216;entreprise Kuttroff de Pforzheim, qui deviendra Unidor) jusqu'&#224; ce qu'il se retire &#224; Sainte-Maxime o&#249; il a des amis et o&#249; vit son filleul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux membres de la famille Kuppenheim furent assassin&#233;s par les Nationaux-Socialistes et trois autres se suicid&#232;rent (par ex. pour &#233;chapper &#224; la d&#233;portation). D'autres parvinrent &#224; s'enfuir outre-mer (leur fuite prit souvent des allures de longue errance de port en port car de nombreux pays refusaient d'accorder un visa d'entr&#233;e aux fugitifs juifs. Seuls quelques-uns surv&#233;curent en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; Pforzheim, l'histoire des Kuppenheim s'est arr&#234;t&#233;e. Hormis le nom d'une rue, une plaque comm&#233;morative et des &lt;i&gt;Stolpersteine&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Litt&#233;ralement &#171; pierres qui font tr&#233;bucher &#187;, les Stolpersteine sont des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, plus rien ne rappelle leur souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Kuppenheim n'est pas retourn&#233; habiter en Allemagne mais toute sa vie il est rest&#233; &#233;troitement li&#233; avec sa ville natale, dans laquelle il se rend en 1976 et en 1981. Cet attachement, il l'exprime dans une lettre adress&#233;e &#224; Willy Weigelt, le maire de Pforzheim de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1081 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/11_brief_1000-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH150/11_brief_1000-2-e6635.png?1793975340' width='500' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait d'une lettre,
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;dat&#233;e du 1er mai 1973, de Louis Kuppenheim au maire de Pforzheim&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Stadtarchiv Pforzheim &#8211; Institut f&#252;r Stadtgeschichte, B41-124
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'aimerais remercier ici pour leur soutien :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Annette Nu&#223;baum des archives municipales de Pforzheim,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les employ&#233;s et employ&#233;es du service de la population de Muri (Suisse),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Roberto Bernasconi du service de la population de Berne (Suisse),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les employ&#233;s et employ&#233;es de l'office des successions de Berne (Suisse),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Daniela Schwarz et Brigitte Steiger de la pr&#233;fecture de Berne-Mittelland (Suisse),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; les archivistes de la L&#233;gion &#201;trang&#232;re d&#8216;Aubagne (France),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Bianka Gei&#223;ler des Archives Arolsen (centre de documentation, d'information et de recherche sur la pers&#233;cution national-socialiste),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Magnus Schlecht, r&#233;dacteur en chef de la Pforzheimer Zeitung &lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi que&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Didier Cadiou et Bernard Jacquet de l'Association &#206;le Longue 14-18.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sans la g&#233;n&#233;rosit&#233; de Caroline Kuppenheim de Gen&#232;ve, qui en plus d'avoir eu la gentillesse de me confier les &#171; Souvenirs &#187; r&#233;dig&#233;s par Ludwig/Louis Kuppenheim, m'a aussi adress&#233; de nombreux autres images et documents importants ainsi que ses encouragements, cet article n'aurait pas pu voir le jour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Apr&#232;s l'instauration des &#171; lois de Nuremberg &#187;, les Juifs ne pouvaient plus &#234;tre citoyens du Reich. S'ils parvenaient &#224; quitter l'Allemagne, ils &#233;taient d&#233;chus de leur nationalit&#233;, ce qui, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, faisait d'eux des apatrides d&#233;pendant de la protection de l'&#201;tat dans lequel ils se trouvaient. Ils devenaient &#233;galement apatrides en cas de d&#233;portation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ludwig/Louis Kuppenheim, &#171; Souvenirs &#187;, r&#233;dig&#233; en 1971, page 2, mentionn&#233; &#224; partir d'ici par &#171; Souvenirs &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Apr&#232;s les &#171; guerres de lib&#233;ration &#187; men&#233;es contre Napol&#233;on 1er, les nationalistes allemands employ&#232;rent souvent le concept d'&#171; ennemi h&#233;r&#233;ditaire &#187; pour qualifier les relations avec la France. Pour eux, il y aurait entre Allemands et Fran&#231;ais des diff&#233;rences de caract&#232;re fondamentales ; la France &#233;tait un adversaire &#171; naturel &#187; qui avait des vues sur l'Allemagne, ce qui entra&#238;nait l'obligation de ne jamais baisser la garde ; selon eux, les conflits ne pouvaient pas &#234;tre r&#233;solus par des moyens pacifiques et la haine des Fran&#231;ais &#233;tait quasiment constitutive du sentiment national allemand. Cette conception atteignit son paroxysme apr&#232;s la guerre de victorieuse contre la France (1870-1871) et reste perceptible dans les t&#233;moignages de quelques intern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.louis-kuppenheim.de/Geschichte/History-Louis-Kuppenheim/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.louis-kuppenheim.de/Geschichte/History-Louis-Kuppenheim/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Liste des r&#233;compenses : Exposition universelle de 1900, &#224; Paris / R&#233;publique fran&#231;aise, page 1082,&lt;br class='autobr' /&gt;
Source gallica.bnf.fr/Biblioth&#232;que nationale de France &lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9765409t/f1116.item.texteImage&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9765409t/f1116.item.texteImage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est-&#224;-dire mise sous tutelle, pr&#233;cise l'auteure.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entre 1871 et 1918, l&#8216;Alsace &#233;tait annex&#233;e &#224; l'Empire allemand ; c'est pour cela que l'auteur utilise les toponymes allemands pour d&#233;signer Colmar et Neuf-Brisach.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit tr&#232;s probablement du &lt;i&gt;Charles Martel&lt;/i&gt; et non du &lt;i&gt;Jean Bart&lt;/i&gt;. Ce dernier navire avait &#233;t&#233; retir&#233; du service d&#232;s 1907 et &#233;tait sensiblement plus petit que le &lt;i&gt;Charles Martel&lt;/i&gt;. Il ne nous est pas possible d'expliquer la confusion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir aussi le t&#233;moignage du prisonnier de guerre Ernst Hensler :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ilelongue14-18.eu/?Ernst-Hensler-prisonnier-de-guerre-sur-l-Ile-Longue&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ilelongue14-18.eu/?Ernst-Hensler-prisonnier-de-guerre-sur-l-Ile-Longue&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;24 du 05.12.1915, page 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;25 du 12.12.1915, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Die Insel-Woche&#034;, premi&#232;re s&#233;rie N&#176;26 du 19.12.1915, page 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 5&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour des non-Fran&#231;ais qui voulaient se battre contre l'Allemagne, c'&#233;tait la seule possibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour leur s&#233;curit&#233;, les Allemands et les Autrichiens qui combattaient contre l'Allemagne pendant la 2&#232;me Guerre Mondiale n'ont, dans la mesure du possible, pas &#233;t&#233; affect&#233;s en France m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Souvenirs &#187;, page 7&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Compi&#232;gne et surtout la ville de Drancy &#224; 20 km de Paris (elle est mentionn&#233;e sur les illustrations 8 et 9, liste des d&#233;port&#233;s et acte de disparition) &#233;taient des camps de rassemblement et de transit. Rien qu'au d&#233;part de Drancy, 65 000 Juifs environ, essentiellement d'origine fran&#231;aise, furent achemin&#233;s dans des trains jusqu'aux camps d'extermination en Pologne occup&#233;e. 63 000 d'entre eux, dont 6 000 enfants, ne surv&#233;curent pas au voyage ou furent assassin&#233;s. Le gouvernement de l'&#171; &#201;tat fran&#231;ais &#187; en place dans le sud de la France, non occup&#233;, dirig&#233; par le Mar&#233;chal Philippe P&#233;tain et Pierre Laval, collabora avec l'Allemagne et apporta son concours actif &#224; sa politique antis&#233;mitique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Litt&#233;ralement &#171; pierres qui font tr&#233;bucher &#187;, les &lt;i&gt;Stolpersteine&lt;/i&gt; sont des pav&#233;s de 10 cm de c&#244;t&#233;, recouverts d'une plaque en laiton avec le nom d'une victime du nazisme. On les trouve en Allemagne devant le dernier domicile occup&#233; par les d&#233;port&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Pforzheim des Stolpersteine rappellent le souvenir d'un oncle de Ludwig/Louis, Rudolf Kuppenheim et celui de sa femme, Lily, n&#233;e Ehrmann.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le camp</title>
		<link>https://www.ilelongue14-18.eu/?Le-camp</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.ilelongue14-18.eu/?Le-camp</guid>
		<dc:date>2019-01-15T19:00:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard</dc:creator>







		<description>
&lt;p&gt;Quatorze jours seulement apr&#232;s la d&#233;claration de guerre, le minist&#232;re fran&#231;ais de l'Int&#233;rieur a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; chercher un lieu d'internement. Le 24 ao&#251;t, le pr&#233;fet du Finist&#232;re nous apprend que l'&#238;le Longue semble convenir &#224; la construction d'un nouveau campement de baraquements pouvant accueillir jusqu' &#224; 5 000 prisonniers. Le 13 septembre 1914, une liste de lieux d'h&#233;bergements possibles sera annonc&#233;e, dont l'&#238;le Longue avec 4 000 &#224; 5 000 places. Seulement deux semaines plus tard, sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.ilelongue14-18.eu/?-Construction-du-Camp-" rel="directory"&gt;Construction du Camp&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;70&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/image1002_a-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH316/image1002_a-2-b0493.png?1793975341' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;D&#233;tail du plan du site, ici la zone avec les bara-quements manquants
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quatorze jours seulement apr&#232;s la d&#233;claration de guerre, le minist&#232;re fran&#231;ais de l'Int&#233;rieur a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; chercher un lieu d'internement. Le 24 ao&#251;t, le pr&#233;fet du Finist&#232;re nous apprend que l'&#238;le Longue semble convenir &#224; la construction d'un nouveau campement de baraquements pouvant accueillir jusqu' &#224; 5 000 prisonniers. Le 13 septembre 1914, une liste de lieux d'h&#233;bergements possibles sera annonc&#233;e, dont l'&#238;le Longue avec 4 000 &#224; 5 000 places. Seulement deux semaines plus tard, sur l'&#238;le Longue, la location des terres n&#233;cessaires commence. Elles couvrent environ 7,5 hectares&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Camp des Prisonniers de l'&#238;le Longue : Inventaire des immeubles et meubles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Quelques jours plus tard, le G&#233;nie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le G&#233;nie &#233;tait une unit&#233; sp&#233;ciale de l'arm&#233;e fran&#231;aise, qui &#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; commence &#224; construire le camp. Il est situ&#233; dans la partie nord de l'&#238;le Longue et est accessible par bateau, par une rampe d'acc&#232;s au bord de l'eau et par une route de gravier menant &#224; la presqu'&#238;le de Crozon. La grande majorit&#233; des livraisons et des approvisionnements sont effectu&#233;s par voie maritime &#224; partir du port de Brest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le plan d'implantation, la superficie &#224; l'int&#233;rieur de la cl&#244;ture du camp couvre environ 4,7 hectares. Si vous regardez le plan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plan de situation sans date des Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re&#034; id=&#034;nh8-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de plus pr&#232;s, vous pouvez voir que les b&#226;timents sont num&#233;rot&#233;s dans l'ordre croissant, mais qu'il manque environ six baraques avec les num&#233;ros 19 &#224; 24 et six baraques avec les num&#233;ros 59 &#224; 64 au milieu des deux rang&#233;es doubles. On a donc suppos&#233; que ces baraques seraient construites &#224; une date ult&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1051 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/IMG/png/180218_planung-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.ilelongue14-18.eu/local/cache-vignettes/L500xH470/180218_planung-2-e63b3.png?1793975341' width='500' height='470' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Planification initiale hypoth&#233;tique du camp
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un autre document de r&#233;f&#233;rence&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Camp des Prisonniers de l'&#238;le Longue : Inventaire des immeubles et meubles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dat&#233; du 16 ao&#251;t 1916 explique l'agencement original du camp. Sous la rubrique &#171; Cuisines &#187;, 11 b&#226;timents sont r&#233;pertori&#233;s ici : 10 baraques abritant quatre cuisines chacune, et une baraque d'un quart plus petite pouvant en accueillir trois. Une cuisine doit accueillir de 80 &#224; 120 hommes log&#233;s dans deux baraques. Il en r&#233;sulterait 80 ou 86 baraques pour les hommes, ce qui correspond exactement &#224; l'espace disponible &#224; l'int&#233;rieur de la cl&#244;ture. Les cuisines sont vraisemblablement construites en priorit&#233;, puisqu'elles doivent &#234;tre op&#233;rationnelles au moment o&#249; les baraquements seront occup&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain qu'au moment de la planification du camp, la baraque de type &#171; Adrian &#187; n'existe pas encore. Elle n'a &#233;t&#233; introduite qu'au second semestre de 1915. A l'origine, un seul type de baraque est donc pr&#233;vu. Vraisemblablement, le plan original pr&#233;voit la construction de 80 ou 86 baraques de type &#171; G&#233;nie &#187;, en occupant tout l'espace disponible. Avec une occupation de 40 &#224; 60 hommes par baraque, cela repr&#233;sente une capacit&#233; totale du camp de 3 200 &#224; 5 160 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?-Construction-du-Camp-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt; Construction du Camp&lt;/a&gt; | &lt;a href='https://www.ilelongue14-18.eu/?Les-baraques-de-type-Genie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les baraques de type &#171; G&#233;nie &#187; &gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Camp des Prisonniers de l'&#238;le Longue : Inventaire des immeubles et meubles appartenant au G&#233;nie militaire et existant dans le camp ou ses d&#233;pendances &#224; la date du 16 Ao&#251;t 1916, Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le G&#233;nie &#233;tait une unit&#233; sp&#233;ciale de l'arm&#233;e fran&#231;aise, qui &#233;tait responsable de tous les travaux techniques sur le terrain et de la guerre de forteresse, ainsi que de la construction des camps.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plan de situation sans date des Archives D&#233;partementales du Finist&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Camp des Prisonniers de l'&#238;le Longue : Inventaire des immeubles et meubles appartenant au G&#233;nie militaire et existant dans le camp ou ses d&#233;pendances &#224; la date du 16 Ao&#251;t 1916, Archives d&#233;partementales du Finist&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>