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le camp d'internement 1914-1919
Le camp d’internés 1914-1919

Dieser Internet-Auftritt verfolgt das Ziel, möglichst viele Informationen über das Internierungslager auf der Ile Longue zusammenzustellen, damit Historiker und Nachkommen der Internierten sich ein Bild von den Realitäten dieses bisher wenig bekannten Lagers machen können - nicht zuletzt auch, um die bedeutenden kulturellen Leistungen der Lagerinsassen zu würdigen.

Le but de ce site est de prendre contact avec les familles des prisonniers allemands, autrichiens, hongrois, ottomans, alsaciens-lorrains... qui ont été internés, pendant la Première Guerre mondiale, dans le camp de l’Ile Longue (Finistère).

Pendant la Première Guerre mondiale, l’île Longue, située en rade de Brest (Finistère) et appartenant à la commune de Crozon, devient le plus grand camp français d’internés civils et un haut lieu de la culture allemande.

Dès la mobilisation, le dimanche 2 août 1914, les ressortissants civils des Puissances centrales qui se trouvent en France sont arrêtés. Les « camps de concentration », terme officiel de l’époque, se multiplient.

Le camp de l’Île-Longue, construit par le génie à partir d’octobre 1914, puis par les prisonniers eux-mêmes, verra passer plus de cinq mille hommes : Allemands, Autrichiens, Hongrois, Ottomans, Alsaciens-Lorrains... La présence de nombreux intellectuels et artistes le rendra unique. Les derniers prisonniers le quitteront fin décembre 1919.

Dans une lettre qu’ils ont adressée au préfet du Finistère, les prisonniers sollicitaient l’autorisation d’envoyer à leurs familles le journal hebdomadaire qu’ils publiaient : « Die Insel-Woche ». Elle leur fut refusée. En mettant leur journal en ligne, ce site permet, un siècle plus tard, d’exaucer leur voeu !

En créant ce site nous voulons, avant tout, sauvegarder la mémoire du camp de l’Île-Longue, qui, par sa situation géographique, sa population, la richesse de sa vie culturelle... est tout à fait extraordinaire et compte parmi les plus remarquables des camps de prisonniers de la Première Guerre mondiale. En outre, avec ce site nous voudrions établir un lien avec les familles des prisonniers qui y ont été internés, pour leur permettre de s’informer sur les différents aspects de la captivité ; mais aussi en vue de leur demander de bien vouloir compléter cette présentation par des témoignages authentiques (lettres, photos, mémoires, récits …) dont elles peuvent encore disposer.
Finalement, ce site a aussi pour but de mettre en valeur les grands exploits des prisonniers, que ce soit sur le plan des valeurs humaines ou ceux de la culture, des arts, de l’artisanat, du sport, de l’enseignement ou encore dans d’autres domaines.

Tous les amateurs d’histoire sont les bienvenus.

Ce site a reçu, en juillet 2013, le label de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale (n°29/8).

... le chemin passionnant vers le journal intime de Carl Eugen Schill
par Sabine , Monique , Peter
Article mis en ligne le 3 mai 2018
Rubrique : Carl Eugen Schill

Plus de 5000 hommes des puissances alliées de l’Allemagne sont emprisonnés entre 1914 et 1919 dans le camp de détention de l’Île-Longue ; à partir de 1916, seul des civils sont détenus, les prisonniers de guerre sont évacués vers d’autres camps. L’association Île Longue 14-18 a pour mission d’explorer (...)

gardien du camp
par Monique
Article mis en ligne le 12 avril 2018
dernière modification le 13 avril 2018
Rubrique : Témoignages de gardiens

Le Bulletin paroissial de Saint-Philbert-de-Bouaine du 28 novembre 1915, publie une lettre adressée au curé de Saint-Philbert-de-Bouaine (Vendée) par l’un de ses paroissiens, « Alex. G. ». Il s’agit vraisemblablement d’Alexandre Graton (classe 1897), résidant dans cette commune et qui, ayant perdu partiellement la vue a été « classé dans le service auxiliaire ». Il est incorporé au 19ème Régiment d’Infanterie, à Brest, puis affecté au 87ème régiment d’infanterie territoriale, à partir du 18 octobre 1915 [1]

Cher Mr le Curé

Avec 250 camarades, me voici arrivé à l’Île Longue, près de Brest, pour garder 3000 prisonniers. Ceux-ci sont enfermés dans un parc de 400 m. de long sur 150 de large, entouré de deux haies de fils de fer. Dans ce camp il y a plus de 80 cabanes en planches. Ces prisonniers ont : (...)

par Elodie
Article mis en ligne le 9 janvier 2018
Rubrique : La culture

Première expérience avec le monde de la recherche
Ce travail de Master 2 s’inscrit dans la continuité de mon mémoire de Master 1 durant lequel j’ai découvert un certain intérêt pour les problématiques liées à la captivité de guerre. Germaniste et passionnée par la Première Guerre mondiale, j’étais alors à la recherche d’un sujet qui présenterait la spécificité de croiser mes goûts personnels. Après avoir brièvement envisagé l’idée d’une étude des identités régionales dans l’armée allemande, une visite des archives municipales de Lyon m’a finalement – et presque naturellement – orientée vers l’apport à l’effort de guerre français des prisonniers allemands internés dans le Rhône et la manière dont leur présence et leur travail influençaient leurs relations avec les populations locales au fil de la guerre. Cette découverte présentait également la particularité d’étudier un courant historiographique relativement récent, avec à la fois l’avantage de présenter un sujet original, mais également l’inconvénient des lacunes scientifiques sur cette thématique et du manque de sources émanant directement des prisonniers.
C’est lors de cette première expérience dans le domaine de la recherche universitaire que j’ai remarqué la spécificité des intellectuels en captivité. Rarement mentionnés comme tels par les autorités françaises, ils étaient pourtant au cœur des inquiétudes du Comité International de la Croix-Rouge qui multipliait les négociations avec les belligérants dans le but d’atténuer leurs conditions de captivité, notamment marquées par des travaux manuels forcés qu’ils n’avaient auparavant jamais exécutés. Dépassés par les captivités de masse survenues dans les premiers mois du conflit et par le manque évident de structures pouvant accueillir les prisonniers, les États belligérants n’ont pas volontairement créé un fossé social entre l’intellectuel et ses camarades de détention qui paraissent presque inévitable. En revanche, ils ont rapidement pris conscience des enjeux de la captivité de ces prisonniers au profil si particulier, jouant avec la qualité de leurs conditions de détention pour influer sur les négociations avec l’ennemi.

Les problématiques autour de l’intellectuel en captivité

Au début du XXe siècle, l’intellectuel reste pourtant difficile à identifier. Apparu dans la sphère publique durant l’affaire Dreyfus en France, et après la Lex Heinze de 1900 en Allemagne, ce statut social est encore en construction à la veille de (...)

par Ursula , Annie
Article mis en ligne le 11 mai 2017
dernière modification le 12 mai 2017
Rubrique : Le paquebot hollandais « Nieuw-Amsterdam »

Le service du docteur Krahnstöver, médecin de marine sur la ligne du paquebot transatlantique Vaterland, vaisseau amiral de l’armateur allemand Hapag au début du 20ème siècle, fut de courte durée et riche en aventures. Postkarte des Transatlantikliners VATERLAND der deutschen Reederei HAPAG in (...)

par Ursula
Article mis en ligne le 24 août 2016
dernière modification le 5 octobre 2016
Rubrique : Témoignages de prisonniers

Auteur : Ursula, traduction : Ursula et Bernard

Max Pretzfelder est l’un des artistes qui ont particulièrement influencé la vie culturelle sur l’île Longue. Dans les Archives départementales du Finistère se trouvent des documents au sujet de son activité artistique au cours de son internement. Nous avons trouvé des traces de lui de cette période dans d’autres archives et musées : au Deutsches Historisches Museum à Berlin, à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, au Deutsches Miltärmuseum, aux Bundesarchiv-Militärarchiv à Freiburg, à la Beinecke Library, à l’Université de Yale ; à la Deutsche Kinemathek (Nachlaß G. W. Pabst) à Berlin, à la Deutsche Nationalbibliothek de Leipzig.

Dans la collection relative à l’écrivain Karl Wolfskehl détenue aux Deutsches Literatur Archiv de Marbach (Bavière) se trouvent de lettres rédigées par Max Pretzfelder, ainsi qu’un texte « Novelle Flucht » (Récit d’évasion) illustré de quatre croquis illustrant son évasion du camp en 1919.

Ces documents sont à la base de notre description de son séjour sur l’Île Longue. En ce qui concerne la publication, nous n’avons pas réussi à retrouver les détenteurs de droits, malgré des recherches approfondies. Si des droits existent, leurs détenteurs sont priés de prendre contact avec l’auteur.

Vorderseite der Postkarte von Max Pretzfelder an Karl Wolfskehl aus dem Internierungslager Île Longue vom 14.05.1918

Front of a postcard written by Max Pretzfelder in the Île Longue internment camp to Karl Wolfskehl, dated May 14, 1918

Deutsches Literatur-Archiv Marbach Le camp « désiré »

Max (...)

par Gérard
Article mis en ligne le 7 février 2016
Rubrique : Presse
par Sabine
Article mis en ligne le 18 novembre 2015
dernière modification le 10 janvier 2016
Rubrique : Témoignages de prisonniers

Traduit par Peter Wierer

Préface de Sabine Herrle

Je suis tombée sur le sort du simple soldat Ernst Hensler lorsque je me suis mise à la recherche des traces du camp de l’Ile Longue aux archives des carnets personnels à Emmendingen (près de Freiburg). C’est là que j’ai découvert les souvenirs de Ernst Hensler, notés en 1970 par son fils Anton (né en 1935) peu avant la mort de son père en 1971. Les souvenirs ont été publiés par Anton et Annelis Hensler en juin 1996 sous forme d’édition « à compte d’auteur ». Dans la préface, ils formulent le vœu « que dans notre société de gaspillage, ces documents soient pris en considération plus longtemps. »

J’ai pu examiner les lettres publiées dans ce livret aux archives nationales militaires de Freiburg ainsi qu’un bloc-notes de Ernst Hensler sous forme d’original qui date de 1919. Un entretien avec ses fils Anton et Fridolin, le 29 juillet 2015, a provoqué chez moi une attention particulière à la vie de Ernst Hensler. Mon impression, lors de ma lecture aux archives d’Emmendingen de Ernst Hensler étant un homme sensible, plein d’humour, sachant très bien observer et s’intéressant à beaucoup de choses, s’est alors accentuée.

Mes chaleureux remerciements à Fridolin et surtout à Anton Hensler.

Ernst Hensler

De 1914 à 1919 – le temps du carnet personnel

Fils d’un paysan, Ernst Hensler est né en 1894 à Biesendorf (qui de nos jours fait partie de la commune d’Engen) dans le département de Konstanz. De 1900 à 1908, il y fréquente l’école primaire avant de travailler à la ferme de ses parents. Il est aux champs (...)

par Gérard
Article mis en ligne le 22 octobre 2015
dernière modification le 10 janvier 2016
Rubrique : Témoignages de prisonniers
Château de Costaérès bei Ploumanac’h

En avril 1914, Paul Madsack se rend à Paris avec sa famille – femme, enfant et Anna, une domestique - pour peindre. Il prend un appartement et s’aménage un atelier.

Début juillet 2014 il va en villégiature en Bretagne avec sa famille afin de peindre et loue à Ploumanac’h une maison de vacances. C’est (...)

Article mis en ligne le 25 juin 2015
Rubrique : Revue « Die Insel-Woche »

C’est une notice (non datée), trouvée au Musée Historique d’Allemagne à Berlin, qui nous informe de la fin du principal journal de camp, « Die Insel-Woche ».

« Par arrêt de la préfecture de Quimper, la poursuite de la parution de notre journal de camp a été interdite. Nous regrettons cette décision de l’autorité française. Des démarches en vue d’obtenir l’autorisation d’éditer un nouveau journal ont été immédiatement prises. Nous remercions nos nombreux lecteurs pour leur fidélité jusqu’à présent. Dans l’attente de temps meilleurs, « Die Insel-Woche » prend donc congé des camarades. »

Que s’est-il passé ?

Le télégramme du préfet du 17 mars 1917 [38] qui informe le sous-préfet de l’autorisation accordée au prisonnier Edmund Kowalski, « … à publier au camp une petite revue hebdomadaire de réclame … » [39] lui fixe aussi le cadre rédactionnel en précisant qu’ il « pourra contenir des critiques de théâtre, (...)

par Gérard
Article mis en ligne le 4 juin 2015
dernière modification le 24 septembre 2016
Rubrique : Les captures en mer

Parmi les autres navires capturés, on peut citer le voilier « Maria Bockhahn » qui, a l’instar du voilier allemand « Barmbek » ne dipose d’aucun moyen de transmission radiophonique. Basé à Rostock, il appareille de Puntarenas (Costa-Rica) le 9 avril 1914 avec une cargaison de 900 tonnes de bois à (...)


Traité de l'Elysée

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Centenaire de la première guerre